7 points essentiels pour agresser une grand-mère au couteau

Derrière ce titre pute à clics se cache en réalité un article pas tellement intéressant que vous allez me faire le plaisir de lire par politesse.

Dans plusieurs nouvelles de Violette Anthémis (mais aussi dans les anciens brouillons de Schattenjägers, pour ceux qui ont eu le malheur d’en croiser le chemin), des protagonistes utilisent des outils tranchants comportant une lame, plus communément appelés « couteaux ». Ils ne sont pas tout le temps désignés sous ce nom, mais parfois par leurs fabricants : KA-BAR, Buck, etc.

Ainsi, dans la nouvelle Bondage, Lily utilise un KA-BAR USMC avec le succès qu’on lui connaît.
 
Et figurez-vous que nous recevons un nombre croissant de messages nous demandant : « Gné ? Quoi t’est-ce que ? »
 

Cela signifie deux choses :

  1. que de plus en plus de gens lisent nos petites histoires coquines ;
  2. que vous êtes un sacré troupeau d’ignorants et d’incultes.
 

 

Pour commencer, une anecdote à la con sur les couteaux

 

Anecdote numéro 126a : un canif, du pâté, des flics et un gendarme

 
Un jour que je me promenais innocemment à Toulouse, la subite envie de me sustenter me saisit. C’était l’année dernière, c’est pour ça que j’avais faim.
Je m’assis donc sur un muret de la bouche de métro, devant la gendarmerie, pour couper un bout de pain et défoncer sa gueule à une boîte de pâtée premier prix. Boîte, au passage, dont la conception défectueuse m’obligea à en massacrer le couvercle.
 
Je suis donc peinard à savourer un délicieux sandwich (je vous passe les détails de comment j’ai adroitement étalé le pâté avant de partager un morceau de mon repas avec un sympathique clochard malodorant), lorsque deux fonctionnaires d’état du maintien de l’ordre m’interpellent vertement, à défaut de poliment. Aussi agréable et respectueux que le jour où, à Marseille, des policiers m’ont sifflé pour un contrôle d’identité.
Probablement les fruits d’une éducation laxiste et victimes de l’échec scolaire, ces refoulés des postes et télécommunications me font benoîtement remarquer qu’il est interdit de porter une arme.
Ce à quoi je réponds que certes, le pâté n’est pas exceptionnel, mais de là à l’assimiler à une catégorie A — 2, c’est vraiment prendre les cons pour des gens.
 
Figurez-vous que les argousins causaient de mon canif. Un sympathique et bien pratique Spyderco Centofante III. S’en suivit un dialogue de sourds avec force menaces axées autour d’une thématique de 15 000 € d’amende et 12 mois de prison.
 
Je pourrais écrire ce billet depuis la maison d’arrêt de Seysses, le centre de détention de Muret ou un bureau de ma banque, si ce n’était pour l’intervention diligente d’un factionnaire de la gendarmerie toute proche.
 

Le tranchant bien émoussé de la loi française

 
Je ne suis pas un partisan du port d’arme, loin de là.
J’ai, en revanche, toujours trimballé un canif avec moi. Et si vous vous demandez à quoi ça me sert, je vous rétorque « comment faites-vous sans ? » Je l’utilise tous les jours, plusieurs fois par jour, dans une gamme variée d’activités : repas, bricolage, travail, agression de personnes âgées, sabotage, etc.
 
Même si dura lex, sed lex, la loi est bien floue.
Un rapide tour sur Wikipedia et divers sites gouvernementaux nous apprend que c’est le bordel. Oubliez les légendes urbaines de taille de la lame par rapport à la paume de la main. En plus, c’est tellement variable d’une personne à l’autre, une paume, que n’importe qui devrait se douter que c’est de la connerie.
Pourtant, la loi n’est pas tellement plus intelligente.
Les articles 173 du décret du 30 juillet 2013 et L. 317-8 et L. 317-9 du code de la sécurité intérieure prévoient que le port ou le transport d’un couteau (arme de catégorie D) est un délit ou une contravention. Mieux, ils prévoient aussi que c’est à la gueule du client : aux policiers et aux gendarmes de décider si le couteau est « susceptible de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique ».
 
En gros, si t’as une tête d’immigré, tu ne manges pas de sandwich. 
Dans mon cas pratique, donc, un gendarme républicain vaut mieux que deux flics qui s’emmerdent.
 

Dead-Men, la mort dans lame

 
L’avantage quand on écrit n’importe quoi, c’est qu’on peut raconter n’importe quoi en se riant des turpitudes légales qui animent notre belle société égalitaire pour les hommes catholiques blancs.
Et c’est généralement à moi qu’incombe la lourde tâche de trouver le bon objet pour la bonne situation. Donc, quand il faut trouver un couteau pour se le planter dans l’œil ou s’ouvrir la main avec, j’ouvre mon tiroir et je regarde ce que je possède.
 
Le keffieh en toile de fond, c’est pour nos lecteurs radicalisés

KA-BAR Parangatang

 

La machette KA-BAR Parangatang, me direz-vous, c’est de l’overkill. Bon, c’est un cadeau d’un ami de Louisiane qui pensait la campagne française aussi hostile que la sienne.
Autant dire que, en ville, je n’en ai pas réellement l’utilité.
Difficile de justifier son port au centre-ville.
Pour autant que je m’en souvienne, elle apparaît dans la toute nouvelle version de Schattenjägers.

 

KA-BAR USMC

 
Le jouet officiel du corps des Marines pendant des décennies. C’est un couteau de combat, donc totalement inutile pour aller au cinéma. Un très bon couteau polyvalent, mais pourquoi prendre le risque ?
C’était un cadeau pour un ami qui a eu l’indécence de mourir deux mois avant de pouvoir lui offrir. Depuis, il quitte rarement mon tiroir.
En revanche, c’est le couteau de référence dans beaucoup de nos écrits, de Schattenjägers à Violette Anthémis. C’est un peu notre outil générique. Il faut dire qu’il est fameux et qu’on le voit tout le temps à la télévision ou au cinéma, de Marvel’s Punisher à The Walking Dead en passant par Sons of Anarchy. La liste est interminable.
 

Buck 119 Special

 
L’autre couteau qu’on voit partout. La version 120 est l’outil du travail de Ghostface dans Scream, on le voit dans Red Dawn, les cousins Duke trimballent une version 110 dans Dukes of Hazzard. Il est aussi utilisé dans The X-Files, The Walking Dead, Fear the Walking Dead, Sons of Anarchy, etc.
C’est un couteau de chasse. Le premier que j’ai eu. Je ne m’en sers plus que pour découper de la bidoche. Un exercice où il excelle mieux qu’un couteau de cuisine. Que ce soit du porc ou de la grand-mère.
Je crois qu’il apparaît à la ceinture d’un personnage de Schattenjägers. Sauf s’il a sauté dans une révision, mais vu son impacte, ça m’étonnerait. On le retrouve aussi ponctuellement dans Violette Anthémis.
 

KA-BAR Becker BKR2

 
Le BKR2 est à l’Opinel ce que le maillet est au marteau d’électricien.
Si vous devez partir en camping, c’est l’outil qu’il vous faut. La lame est épaisse, solide, presque indestructible. La prise en main est excellente.
Bref, il n’a que des qualités. Au point qu’il a remplacé beaucoup d’USMC dans Schattenjägers, même si je ne pense pas l’avoir vu au cinéma ou à la télévision.
 

Gerber Prodigy

 
Mon couteau de travail. Il est toujours dans mon sac et me sert un nombre incalculable de fois dans une journée de travail. Défaire des palettes de cartons de bouquins ou ouvrir lesdits cartons, je ne peux pas me passer de mon Gerber Prodigy.
En revanche, je ne pense pas que nous l’ayons utilisé où que ce soit. Essentiellement du fait de son aspect trop commun.
 

Spyderco Centofante III

 
Le canif évoqué plus haut dans ce billet. Il ouvre une boîte de conserve avec autant de facilité qu’il étale le pâté.
Si un jour vous lisez nos lignes et que quelqu’un ouvre un canif, c’est probablement le Centofante III que nous avions en tête.
 

Et pour agresser une petite vieille ?

 
D’accord, le titre est pute à clics, mais je refuse de décevoir le lecteur psychopathe de passage. Alors rapidement :
  1. carotide, cœur, poumon, carotide, cœur, poumon ;
  2. l’aisselle, si vous êtes vicieux, mais pas un assassin.
Voilà, ça fait sept points.
Ceci dit, si jamais vous faites cela dans un cadre religieux, je vous conseille de réviser votre livre sacré ou d’opter pour les écrits de (RIP) Charles Manson.
 

Le mot de la fin ?

 
Genre, pour faire intello ?
Un couteau — même un canif — n’est pas jouet. Si vous ne voyez pas à quoi peut vous servir un BKR2, c’est que vous n’en avez probablement pas besoin. Si votre gamin s’ampute de la jambe droite parce que vous le laissez traîner, c’est votre faute.
 
En revanche, je le répète, si vous ne possédez pas de canif ou de couteau de poche, je ne comprends toujours pas comment vous traversez sereinement une journée. C’est un achat utile que je vous recommande chaudement.
 
PS : je vous avais prévenu de l’inutilité de cet article.
PS bis : la violence physique, qui plus est avec un ustensile, et à fortiori le meurtre, sont toujours condamnés par la loi française et le bon sens.
 
 
 
 
Dead Man JM

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