Quelle politique ? (3/3) L’avenir de Dead-Men

Maintenant que nous avons répondu à l’épineuse question des réseaux sociaux et clos le sujet de la publicité, il ne nous reste plus qu’à aborder l’avenir de Dead-Men. C’est à la fois très simple et très compliqué.
Aussi, je vais procéder dans l’ordre, parce que j’en ai décidé ainsi.

Dead-Men a connu pas mal de changements en 2015. De l’apparition de Violette Anthémis à la refonte de tous les titres du domaine, l’année passée ne fut ni de tout repos, ni propice à la création.


Violette Anthémis


Certains connaissent déjà l’histoire. Violette Anthémis est une création de Dead Woman Sonia, une parodie de la littérature érotique et pornographique qui circule aussi bien en librairie que sur la toile.
Et, accessoirement, Violette nous a permis de rencontrer durant mon séjour au Japon (et de recruter) inénarrable Dead Man Tôji.

La création de Violette


Patent trolling


Violette Anthémis est un projet de Dead-Men, originellement conçu dans l’urgence pour faire face à des problèmes rencontrés durant l’écriture de Dead Men’s Tales.

Pour la petite histoire, nous avons été victimes d’un patent troll ridicule d’une boîte qui enregistre des idées à la pelle et attaque ceux qui en pondent. L’attaque concernait Dead Men’s Tales et s’est résolue sans trop de soucis mais avec une notable perte de temps. Je tiens à souligner que la prudence de Dead Man JM qui tend vers la paranoïa nous a évité bien des problèmes : s’il ne multipliait pas les sauvegardes numériquement datées de ce que nous produisons (email, cloud, disques durs externes, clés USB et presque tous les supports utilisables). Or les signatures et l’horodatage numériques sont recevables devant un tribunal.
En fin de compte, la préséance de Dead Men’s Tales a été démontrée grâce à cela.

Violette à la rescousse


Comme 2015 s’annonçait morte – et elle fut pourrie à bien des points de vue -, nous avons décidé de lancer Violette pour ne pas perdre d’argent (hébergement, nom de domaine, tout ça).
L’idée était simple : écrire une nouvelle idiote gratuite chaque mois et vendre les photos érotiques qui vont avec.

Le futur de Violette


Violette en 2016


Le succès est mitigé : se lancer dans l’érotisme sur Internet, c’est se noyer dans la masse. Nous n’avons pas perdu d’argent, mais nous n’en avons pas gagné non plus. Et quand je vois la masse de travail derrière le titre, je me pose la question de son avenir.

Nous ne supprimerons pas Violette Anthémis, mais il est fort peu probable que l’expérience se poursuive en 2016.

Violette, c’est fini alors ?


Oui et non.
Dans un premier temps, les nouvelles de novembre (qui a du retard) et de décembre (la plus horrible de la série) vont être publiées, suivies par une intégrale avec des inédits dans le courant de l’année prochaine.

Notre collaboration avec Miss Edith Oswald étant terminée, Dead Woman Sonia et moi avons rencontré certaines de ses potentielles remplaçantes à Reims, Lille et Toulouse. Malheureusement, ces rencontres n’ont pas abouti. Or l’avenir de Violette dépend principalement de notre faculté à remplacer Miss Edith.

Soyons très clairs : Violette se poursuivra si nous trouvons un modèle, et ça ne sera pas sous une forme mensuelle comme en 2015. Nous avons trop de travail sur Dead Men’s Tales pour assurer une telle charge de travail.

Et moi, je peux être la prochaine Violette ?


Bien entendu, nous sommes ouverts aux candidatures spontanées. Nous avons un service DropItToMe (mot de passe : violette) où vous pouvez nous envoyer des photos et un moyen de vous contacter.
Attention toutefois. Dans le cadre du programme Violette, il vous sera demandé de poser nue pour un salaire de misère dans des conditions épouvantables ! Sérieusement, il s’agit de vous photographier nue contre une compensation assez faible car nous ne sommes pas riches. Vous devez aussi être majeure dans votre pays.
Mais si l’expérience vous tente, allez-y et nous vous contacterons !

Nous sommes des idiots


Tandis que je rédigeais ces quelques lignes, Dead Man JM m’a fait remarqué que notre système d’archivage fonctionnait de la sorte : année, moi, jour et heure. Par exemple 201509121649. Ainsi, la dernière version de sauvegarde est toujours au sommet.
La version de production se situe dans un dossier à part.
En général, la technique nous ennuie.
C’est pour cette raison que depuis janvier, nous avons toujours publié la dernière archive des nouvelles de Violette.
Et non la version de production.
Voilà.
Des idiots. C’est ce que nous sommes.

Bien entendu, toutes les versions des nouvelles de Violette Anthémis seront mises à jour progressivement. Et je vous présente mes plus plates excuses.

La refonte


Pas besoin d’être très observateur pour réaliser que depuis quelques mois, www.dead-men.fr et surtout violetteanthemis.dead-men.fr ont beaucoup évolué. Moins lourds, plus fluides, plus logiques.
Et surtout plus rationnels.

dead-men.fr


Au départ, dead-men.fr était un gros fourre tout. Le site était parti pour centraliser ce que nous produisons et c’est très rapidement parti en vrille. La faute à notre enthousiasme pour Black Sails notamment. Nous avons chroniqué tout ce qui avait un rapport avec notre sujet de prédilection et qui nous tombait sous la main.
Erreur de jeunesse. Et en grande partie ma faute.

Nous avons épuré tout ça pour revenir à l’essentiel, à ce qui compte vraiment : nous.
Parce que si les visiteurs viennent sur dead-men.fr, c’est pour ce que nous produisons. Pour le reste, il y a tout Internet.
D’accord, parler de plein de choses amène des visiteurs, mais ce ne sont pas des visiteurs intéressés parce que nous faisons.
Désormais, dead-men.fr agit en tant que hub minimaliste pointant vers divers sous-domaines dédiés et beaucoup plus diserts. Le premier est bien entendu violetteanthemis.dead-men.fr, mais il y en a d’autres comme deadline.dead-men.fr, et il y’en aura d’autres dans le futur.

Les blogs


Nous avions deux blogs, nous centralisons tout sur un seul : celui-ci.
Dead Man JM voulait sauvegarder le contenu de l’ancien, j’étais contre. J’ai gagné en faisant appel à sa flemme naturelle : moins de travail.
Voilà. Ce blog sera donc bien entendu retravaillé pour ne plus épouser la charte de Violette mais celle de Dead-Men.

L’avenir


Refondre, c’est bien beau, mais il faut que ça serve à quelque chose d’autre qu’être joli.
Dead-Men travaille actuellement sur deux projets parallèles.

Le retour de Dead Men’s Tales


Maintenant que les problèmes ont été résolus, Dead Men’s Tales sera bientôt de retour. L’écriture a déjà repris. Mais laissez trop de temps à quelqu’un comme moi, et il reprendra tout depuis le début. C’est ce que j’ai fait.

Deadline


Deadline est un projet particulier et je refuse d’en dire plus pour le moment. Certains détails sont encore flous, les discussions continuent, donc je vous conseille de surveiller ce blog ainsi que deadline.dead-men.fr.

En conclusion


2016 est presque l’année du renouveau. Mis à part Violette, nous reprenons tout depuis zéro pour repartir sur des bases saines.
En ce qui nous concerne, malgré la fatigue de 2016, nous repartons avec enthousiasme et, surtout, une meilleure organisation interne.
Et si nous avons perdu Miss Edith, nous avons gagné Dead Man Tôji. Il n’a pas la poitrine de Miss Edith, il ne parle pas français, mais il possède de nombreuses autres qualités !

Quelle politique ? (1/3) La publicité

Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une analyse comparative des systèmes politiques.
Non.
J’ai eu ce week-end, dans le train revenant de Toulouse, une discussion très intéressante avec deux lecteurs. Déjà, la probabilité de trouver deux personnes lisant du Violette Anthémis dans un train est suffisamment faible pour être soulignée. Maintenant que c’est chose faite, passons au vif du sujet.

Nous avons principalement parlé de deux choses, nos revenus et notre absence des réseaux sociaux. En m’étalant sur trois articles, je vais donc non seulement vous les briser avec ça, mais en plus je vais parler de l’avenir de Dead-Men.

  1. Quelle politique ? La publicité
  2. Quelle politique ? Les réseaux sociaux
  3. Quelle politique ? L’avenir de Dead-Men



Durant notre échange, nous avons parlé des revenus (ou de l’absence de revenus, soyons francs) générés par Dead-Men. Certains savent que nous avons eu des soucis avec Dead Men’s Tales et que Violette Anthémis a été un palliatif pour 2015 autant qu’un moyen de ne pas perdre trop d’argent en attendant le retour en force de nos pirates. Pour Violette, l’équation était assez simple : nous vendions des photos pour assurer un minimum de revenus.

D’accord. Mais pour Dead-Men dans son ensemble ?

C’est un sujet qui revient régulièrement et auquel je réponds toujours les mêmes choses.
De grands cons vont parler de modèle économique, de business plan, et de tout un tas d’autres formules traduisible par « comment gagner un maximum de thunes ». Ce n’est pas notre démarche.

Réellement, nous n’avons pas de démarche commerciale au sens propre. Certes, nous vendons quelque chose, mais sans recherche aucune, simplement avec l’espoir que ça va plaire et que des gens honnêtes font débourser quelques sous.
Nous sommes des idéalistes, des utopistes ou – comme dirait Dead-Man JM – des imbéciles.
En fait, notre démarche ne s’appuie que sur certains principes et le reste… on s’en fout.

La politique de l’absence de publicité


Dans le train, mes interlocuteurs m’ont demandé pourquoi nous n’avions pas recours à la publicité. Avec l’argument que tout le monde s’en fiche, donc que ça ne gêne pas.

Un choix de départ


C’est une vielle discussion qu’ont eu les anciens (à savoir, Dead-Man JM et moi-même) lors de la création de Dead-Men. Notre position se résume simplement à deux arguments, l’un pragmatique et l’autre pratique.

Un public cible trop faible et insensible à la publicité


La fréquentation de Dead-Men n’a jamais été monstrueuse. Notre cible est restreinte et le site s’adresse à un public de niche. Le profil que nous avons dressé via Google Analytics (qui, au passage, est la seule chose qui traque quoi que ce soit sur notre domaine) est celui d’un internaute cultivé et francophone, amateur de cinéma, de bande dessinée et de littérature. La répartition des sexes est assez bien respectée (je pense que le fait de présenter des personnages féminins forts qui échappent à la vaste fumisterie qu’est le test de Bechdel joue grandement), à savoir 56% d’hommes et 44% de femmes. Violette Anthémis est une fois de plus l’exception ; bien que géré par une femme, le site attire une immense majorité d’hommes (plus de 75%), sans surprise.

Pour ces raisons, la publicité sur Dead-Men serait une imbécillité sans nom. La fréquentation n’est pas assez forte pour que le nombre de clics soit rentable. D’autant moins que nous nous adressons à un public relativement insensible à cette pratique.

Or, au sein de Dead-Men, nous détestons la publicité. Personnellement, je la trouve souvent intellectuellement insultante. Nous avons donc refusé d’infliger à nos visiteurs quelque chose d’inutile et que par dessus le marché nous trouvions insupportable.

Voilà pour l’approche pragmatique.


Le poids de la publicité tue un site


Les sites de Dead-Men, Violette Anthémis en tête, sont relativement lourds. Rien de comparable à Amazon ou Flickr, mais leurs soucis d’optimisation ne nous concernent pas.
Dead Man JM tient à ce qu’une page se charge dans les deux secondes. Or l’ajout de bannières publicitaires alourdit considérablement le poids d’une page ainsi que son temps de téléchargement.
La Fondation Mozilla, citée par l’article de Green IT, donne des chiffres vertigineux. Ainsi, la suppression des publicités dans les pages web réduit en moyenne :

  • de 44 % le temps nécessaire à leur affichage,
  • de 39 % le poids des octets à télécharger,
  • de 67 % le nombre de cookies traçants, utilisés pour comprendre vos habitudes de consommation à votre insu.


Mozilla, étude sur le pistage et la publicité
Le poids d’une publicité


Intolérable de notre point de vue. D’autant plus que, encore une fois, cette démarche n’est pas rentable.


Et ça, c’était l’aspect pratique.


Une décision que nous maintenons


Imaginons maintenant que Dead-Men connaisse une forte croissance et que sa fréquentation se développe à tel point que l’insertion de publicité pourrait devenir rentable. Cela ne change rien au fait que nous refusons d’infliger cette nuisance à nos visiteurs. D’autant moins que, si ça se trouve, ils viennent chez nous justement parce qu’il n’y a pas de publicité et qu’ils apprécient le confort. Donc, parmi leurs centres d’intérêt, sans doute favorisent-ils celui qui leur offre le plus grand confort.
Je sais, on me reproche souvent d’avoir trop confiance en l’espèce humaine.

La seule forme de publicité que nous nous autorisons, c’est de parler de quelque chose que nous apprécions. De partager un lien, par exemple. S’il est sponsorisé, tant mieux, mais ce ne fut jamais le cas. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas une démarche lucrative ; simplement nous pensons que le web doit se développer à l’image des sociétés humaines, sur le dialogue et l’échange, et non pas sur un modèle économique, qu’il soit libéral ou pas.


En conclusion


Et à ceux qui objectent qu’il faut bien que quelqu’un paye, je dis simplement ceci : nous ne perdons pas d’argent à faire ce qui nous plaît.

D’accord, ça ne remplit pas quotidiennement le réservoir de ma Ferrari, mais il faut admettre que les jantes en or massif augmentent considérablement sa consommation.


Dead Man Paul


Loi renseignement

Orwell en a cauchemardé, nous l’avons fait.
La loi sur le renseignement souhaitée et examinée par le gouvernement n’est pas la première violation à, ni la première menace de la vie privée (ceux qui ne comprennent pas ce que représente la vie privée, notamment dans la notion de démocratie, peuvent se casser dès maintenant). Le gens – français en tête – ont la mémoire courte et peu se souviennent de MENS, ELOI, TAJ ou encore EDVIGE.


Une menace pour la vie privée et pour la sécurité

Nous passerons sous silence l’absence de consultation, le prétexte de l’attentat déjoué (alors qu’une telle loi n’y aurait rien changé, soit dit en passant) et des modalités obscures autant que fluctuantes.
Pour citer la Fondation Mozilla, la fameuse boîte au cul des serveurs des hébergeurs, la collecte de métadonnées et l’analyse algorithmique des échanges « constituent une menace pour l’infrastructure d’Internet, la vie privée des utilisateurs, ainsi que pour la sécurité des données ».
La situation est assez bien résumée par Christophe Christophe Auffray sur ZDNet : « Surveillance généralisée, dégradation de l’efficacité du chiffrement, négligence à l’égard du respect de la vie privée. »

Ce qu’en dit DRI, notre hébergeur

DRI travaille actuellement sur la question afin de préciser sa position mais le débat demeure,Bien sûr, nous reviendrons vers nos clients très rapidement.


Et nous, de même vous concernant.

Komodia : contrôle parental et cheval de Troie

Violette Anthémis est un site qui s’adresse à un public adulte. Pour cela, nous engageons nos lecteurs à être responsables, ce qui passe entre autres choses par le déploiement de solutions de contrôle parental.


C’est la raison pour laquelle nous trouvons le comportement d’une société comme Komodia totalement inacceptable.


Komodia et l’interception des flux

Mettre en danger nos utilisateurs en les incitant à protéger leurs têtes blondes ou violer sciemment la vie privée des gens, entre ces deux méfaits nos cœurs balancent. Komodia a trouvé la solution pour satisfaire tout le monde en fournissant déployant une technologie « permettant d’intercepter les flux chiffrés en SSL et d’y insérer des publicités non sollicitées. Pour faire cela, Komodia s’appuie sur un certificat racine auto-signé qui lui permet d’usurper l’identité de n’importe quel site accessible en connexion HTTPS (ndlr : connexions web sécurisées par chiffrement des échanges). » (source : 01net)

Cette technologie se retrouve notamment dans plusieurs solutions de filtres parentaux (Kuripira, Qustodio), d’outils de surveillance réseaux (StaffCop), de logiciels d’anonymisation (Easy Hide IP), de’antivirus comme (Lavasoft Ad-Aware Web Companion), etc.
Cette technologie se retrouve donc dans de nombreux logiciels et suites, certaines destinées à protéger l’utilisateur.

Komodia, douteuse et pas futée


Komodia, une société douteuse et pas très futée

Komodia est une société israélienne se donnant une image de professionnalisme et qui présente bien. Son PDG Barak Weichselbaum de déclarer : « Ma plus grande vision est de créer un monde où les enfants peuvent surfer sur Internet en toute sécurité, et je fais en sorte que cette vision se réalise« .
Bref, du beau foutage de gueule.
Surtout lorsque l’on connait la piètre qualité de sa technologie d’interception. Le même certificat est très souvent utilisé, judicieusement protégé par le même mot de passe komodia. Un cas d’école sur tous les tableaux.

« D’accord, merci pour l’avertissement. Et maintenant, je fais quoi ? »

La seule chose censée à faire : évaluer si oui ou non vous êtes infectés.
Pour cela rien de plus simple. Rendez-vous à cette adresse et suivez les indications. Si el site vous renvoie un « YES« , alors vous avez un problème.