Catherine Deneuve, les gens et le féminisme

D’habitude, je ne suis pas du genre à m’exprimer, sauf sous la menace. Je ne déteste rien de plus que les gens qui donnent leur avis à tout bout de champ alors que tout le monde s’en fiche, surtout sur le féminisme.
Toutefois, je dois admettre que depuis quelque temps l’actualité me balance troll sur troll et que je ne peux pas résister. Si d’habitude je développe une bonne immunité au troll, là, Catherine Deneuve a balayé mes fortifications avec ses signataires et sa tribune.

L'idole du féminisme à la papa, Catherine Deneuve, à Monaco, en décembre 2017. VALERY HACHE/AFP
Catherine Deneuve à Monaco, en décembre 2017. VALERY HACHE/AFP

#MeToo, malheureusement

Le féminisme face au politiquement correct ambiant

Oui, « malheureusement ».
Contrairement à ce que j’entends parfois dire ou à ce que peux lire, je n’en tire aucune fierté. Et je n’ai aucune sympathie pour l’actrice Alyssa Milano.
Je me considère comme une personne relativement respectable, une femme bien dotée d’un compas moral, engagée dans le féminisme, et j’essaie quotidiennement de suivre la voie de la raison. Mais ça ne m’a pas empêchée de subir la torture psychologique et la main leste d’un homme avec qui j’ai vécu beaucoup trop longtemps (coucou mon cœur). Pas plus que ça ne m’a empêchée de régulièrement recevoir les coups de ceinture d’une femme qui jugeait qu’elle pouvait se servir de moi à sa guise. Femme avec qui j’ai également partagé un temps ma vie (coucou ma chérie).
Relevez, je vous prie, au passage que j’ai la chance d’avoir connu ces magnifiques expériences des mains d’un homme et d’une femme. Je contredis de fait « le politiquement correct ambiant » mis en avant par des individus comme Jean Talabot. Je m’en excuse.

Je refuse de parler au nom d’autres personnes, mais je peux garantir à ces femmes défendant « une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle » qu’elles n’ont pas connu la détresse psychologique et physique de telles situations. Et que non, ce n’est pas aussi simple que de dire « non ».

Dans sa réponse, l’auteure et dramaturge australienne Van Badham résume très bien la situation de mon point de vue :

Those of us who have been the waitresses, shop assistants, soldiers, scientists, students (and anyone else) who were “hit on”, said no, tried to leave, did not consent, clearly did not want to be there – and were ignored.“Sexual liberty” is the right to determine your own sexual behaviour, without coercion. Dare I suggest that those of us who have lived without power and status perhaps understand this with a greater keenness of experience than those who have? 

(Celles d’entre nous qui ont été serveuses, vendeuses, soldates, scientifiques, étudiantes [et toutes les autres] et qui ont été « importunées », ont dit « non », ont essayé de partir, n’ont pas consenti, ne voulaient clairement pas être là, et ont été ignorées.La « liberté sexuelle » est le droit de déterminer votre propre comportement sexuel, sans coercition. Oserais-je suggérer que celles qui n’ont pas de pouvoir comprennent cela avec plus de finesse que les autres ?)


Liberté d’importuner

De plus, je trouve extrêmement vexant que ces femmes, qui sont pourtant souvent de la vieille garde du féminisme, nous considèrent comme trop connes et trop cons pour faire la différence entre une relation humaine acceptable et un comportement déshumanisant.

Oui, en ma qualité de femme, j’aime plaire.

Non, je ne me fais pas systématiquement aborder par des porcs lubriques.
Oui, je vis très mal la misogynie et le sexisme sous toutes ses formes. Et encore plus lorsqu’il s’agit d’une expression ou d’une affirmation de pouvoir.
Non, je ne vois pas le mouvement baptisé #MeToo comme une « chasse aux sorcières ». Pas plus que je ne le vois comme une menace à la liberté sexuelle. Pour être franche, c’est même tout l’inverse. Où se trouve ma liberté sexuelle (ou pas) lorsque je me fais battre parce que je traîne un peu trop à pratiquer un cunnilingus ? Lorsque je suis violentée parce que je suis sortie boire un verre avec un ami ? Lorsque je me prends une taloche parce que je refuse de masturber mon compagnon en public ? Lorsque je me réveille avec du sperme sur le visage ? Lorsque je me fais insulter et mettre plus bas que terre par ma compagne ? Et bien dans ces cas-là, ma liberté sexuelle est dans mon cul, et pas dans celui de la mère Deneuve, idole déchue du féminisme à la papa.

Toute personne brutalisée fait très bien la différence. Certainement mieux que celles qui n’ont jamais connu de telles situations.

Et que les choses soient très claires ! Je ne souhaite absolument pas à ces dernières d’accéder à ce stade de clairvoyance. C’est une chance positive et statistique que je leur envie.
Je ne pense pas que ces personnes puissent comprendre, et personnellement je ne le leur demande pas. En revanche, un peu de soutien envers celles qui tentent de changer un état de fait plutôt que de leur cracher à la gueule, je ne considère pas que ce soit excessif.
Au contraire, le soutien de mon entourage et de mes proches — ce que j’appelle la « bienveillance », la différence entre l’humain et le porcin. — me fut et reste une aide précieuse. Bien plus que l’opprobre moralisateur (quelle morale ?) de certain(e)s.

Comprenez donc que la « vague purificatoire » de madame Deneuve me reste un tantinet au travers de la gorge. C’est injuste, et l’injustice me noue les tripes.


Des souris et des hommes


L’eau du bain

Existe-t-il des abus autour du féminisme un poil clinquant de #MeToo ?
Certainement. C’est statistique. Il y a obligatoirement quelque part un enfant de personne qui profite du mouvement social pour régler ses comptes personnels.
Est-ce que c’est dégueulasse ? Tout à fait.
Faut-il pour autant condamner la lame de fond #MeToo ? Je pense que tout le monde connaît l’adage avec le bébé et l’eau du bain ?

J’avoue que, longtemps, cette réponse m’a satisfaite. Elle bénéficie d’une certaine logique et elle permet de ne pas tirer un portrait trop sombre de l’espèce humaine.

Oui.
L’hypocrisie sous toutes ses formes. La mienne, en l’occurrence. Ce n’est pas une hypocrisie de méchanceté, mais de confort.
Et quand je la constate, quelque chose me dérange au fin fond de mon esprit. Quelque chose gigote. Je peux l’ignorer, mais ça reste là.

« #Metoo, c’était bien, mais… ».

J’ignore absolument tout de Caroline De Haas. J’ai croisé son nom dans une tribune sur France Info : « Les porcs et leurs allié. e. s ont raison de s’inquiéter » : Caroline De Haas et des militantes féministes répondent à la tribune publiée dans « Le Monde ».
Dans cette tribune, Caroline De Haas soulève plusieurs points qui me font chier. Ils me font chier, car elle a raison et qu’elle piétine ma confiance dans le genre humain.

« On risquerait d’aller trop loin. »

Dès que l’égalité avance, même d’un demi-millimètre, de bonnes âmes nous alertent immédiatement sur le fait qu’on risquerait de tomber dans l’excès. L’excès, nous sommes en plein dedans. C’est celui du monde dans lequel nous vivons. En France, chaque jour, des centaines de milliers de femmes sont victimes de harcèlement. Des dizaines de milliers d’agressions sexuelles. Et des centaines de viols. Chaque jour. La caricature, elle est là.

Vécu. Mardi 9 janvier avec certains de mes collègues de boulot. Et je ne parle pas de Dead-Men : le compas moral des moins concernés les incitera toujours à rallier la cause des victimes, sans jamais cesser de cultiver un esprit critique. Non, je parle de mes autres collègues, qui discutaient de la tribune dans Le Monde.
« Forcément, la meuf, elle est oppressée, elle en profite pour inverser la vapeur. Tu ne vas pas me faire croire que toutes celles qui la ramènent ont subi des agressions. Je te sors les statistiques du viol en France, si tu veux. »
Dont acte, et : « Ah ouais, quand même ! Mais bon, ça veut rien dire. »
C’est d’autant plus vrai, mon cher, qu’on ne parle pas uniquement de viol. Comme je te le disais hier.

« On ne peut plus rien dire. »

Comme si le fait que notre société tolère — un peu — moins qu’avant les propos sexistes, comme les propos racistes ou homophobes, était un problème. « Mince, c’était franchement mieux quand on pouvait traiter les femmes de salopes tranquilles, hein ? » Non. C’était moins bien. Le langage a une influence sur les comportements humains : accepter des insultes envers les femmes, c’est de fait autoriser les violences. La maîtrise de notre langage est le signe que notre société progresse.

Vécu aussi. Ce même mardi, avec les mêmes personnes.
« Oh putain, si on ne peut plus rien dire, maintenant ! Non, mais Coluche aujourd’hui, ça ne serait plus possible ! »
Coluche — que je n’ai pas connu personnellement — ou Dead Man JM — que je connais personnellement et qui m’appelle « femme » ou « femelle » — balancent à tout va ce qui est gênant. Ils choquent, ce qui provoque chez l’individu normal une réaction et un embryon de réflexion. C’est l’art de sortir le truc qu’il ne faut pas au moment où il ne faut pas, justement pour mettre les gens face à leurs paradoxes.
Mon collègue qui m’appelle « ma petite pute » ou « ma connasse », vachement moins. Je crois que Coluche ou Dead Man JM (sans vouloir les comparer) auraient violemment abondé dans le sens de mon collègue avec force boursouflures sémantiques, mais qu’il n’en serait pas sorti grandi.
Et même ! Imaginons que l’autre con Dead-Man JM m’appelle « ma connasse ». Parce qu’il en est tout à fait capable, que nous nous chamaillons tout le temps et que nous sommes tous les deux partisans de la blague potache que le délégué général de La République en marche Christophe Castanet craint de voir disparaître (au passage : bien, monsieur Castanet, bien, bravo, vive La république en marche). Nous nous connaissons très bien. Notre relation déborde du cadre de Dead-Men. Nous sommes amis, nous nous sommes choisis. Cela rentre dans des limites que nous définissons comme tolérables. Et s’il s’avère que l’un de nous pousse le bouchon trop loin, il suffit que l’autre le lui fasse remarquer. Le tir est corrigé, il n’y a aucune rancune, aucune arrière-pensée.
Mon collègue n’est pas un ami. C’est un collègue. À peine le stade au-dessus du type croisé dans le bus.

« C’est du puritanisme. »

Faire passer les féministes pour des coincées, voire des mal-baisées : l’originalité des signataires de la tribune est… déconcertante. Les violences pèsent sur les femmes. Toutes. Elles pèsent sur nos esprits, nos corps, nos plaisirs et nos sexualités. Comment imaginer un seul instant une société libérée, dans laquelle les femmes disposent librement et pleinement de leur corps et de leur sexualité lorsque plus d’une sur deux déclare avoir déjà subi des violences sexuelles ? 

Je reviens sur la déclaration de mon collègue : « Tu ne vas pas me faire croire que toutes celles qui la ramènent ont subi des agressions. »
En même temps, dois-je faire remarquer à Caroline De Haas que le puritanisme n’est pas tellement partisan d’une « société libérée, dans laquelle les femmes disposent librement et pleinement de leur corps et de leur sexualité » ?
Revenons à mes collègues. Je pense que, au-delà de ne pas (vouloir) comprendre, ils ont peur. Probablement peur que leur virilité soit remise en question. Les pauvres, s’ils savaient…

« On ne peut plus draguer. »

Les signataires de la tribune mélangent délibérément un rapport de séduction, basé sur le respect et le plaisir, avec une violence. Tout mélanger, c’est bien pratique. Cela permet de tout mettre dans le même sac. Au fond, si le harcèlement ou l’agression sont de « la drague lourde », c’est que ce n’est pas si grave. Les signataires se trompent. Ce n’est pas une différence de degré entre la drague et le harcèlement mais une différence de nature. Les violences ne sont pas de la « séduction augmentée ». D’un côté, on considère l’autre comme son égal. e, en respectant ses désirs, quels qu’ils soient. De l’autre, comme un objet à disposition, sans faire aucun cas de ses propres désirs ou de son consentement. 

Ah si, mais carrément, en fait.
C’est juste que, comme le stipule la citation, une main au cul ou des insultes, ce n’est pas de la « drague lourde ». La drague lourde, c’est chiant, mais c’est de la drague. Le harcèlement, c’est un tout autre niveau.
Quelqu’un me sort : « On baise ? » Je l’envoie chier.
Quelqu’un m’attrape les seins, je commence à avoir peur.
Parce qu’en fait, je suis peureuse. La menace sur mon intégrité physique et/ou mentale m’effraie. Je n’ai pas peur qu’on m’aborde, j’ai peur qu’on me violente.

« C’est de la responsabilité des femmes. »

Les signataires de la tribune parlent de l’éducation à donner aux petites filles pour qu’elles ne se laissent pas intimider. Les femmes sont donc désignées comme responsables de ne pas être agressées. Quand est-ce qu’on posera la question de la responsabilité des hommes de ne pas violer ou agresser ? Quid de l’éducation des garçons ?

Oui, c’est de la responsabilité des femmes. Comme de celle des hommes. C’est de la responsabilité de tous.
Je trouve même l’argument creux : ce mouvement que nous observons, c’est justement les femmes qui prennent leur responsabilité. Et c’est d’autant plus choquant qu’elles ne devraient pas avoir à en arriver là. Et la preuve qu’il en va aussi de la responsabilité des hommes, c’est que nombre d’entre eux soutiennent cette démarche (heureusement).

Dead Woman Juliette disait dans une publication précédente : 

Et ne croyez pas que je blâme uniquement les hommes. L’attitude des femmes en général ne vaut guère mieux. Soit qu’elles en jouent, soit — le plus souvent — qu’elles considèrent tout ça comme normal. Il n’y a pas deux camps qui s’affrontent, mais bel et bien un ensemble social prévaricateur et navrant.

Je suis à la fois d’accord et pas d’accord. Le prédateur sexuel n’a pas de sexe, c’est vrai. Des femmes prédatrices, ça existe. Et il ne s’agit pas nier ou minimiser leur comportement abject. Cependant, nos sociétés patriarcales placent la femme en position de faiblesse depuis des milliers d’années.
En France, les femmes mariées peuvent percevoir leur salaire depuis 1907. Le doit de voter et d’être élue date de 1944. Le principe de l’égalité absolue entre hommes et femmes est inscrit dans la Constitution de la IVe République en 1946. La femme peut exercer une profession et ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari depuis 1965. Le principe de « à travail égal, salaire égal » ne date que de 1972. L’IVG de 1975. Le viol est qualifié de crime par la loi depuis seulement 1980. Les violences conjugales et le harcèlement sexuel sur le lieu de travail ne sont pénalisés que depuis 1992.
Et voyez où nous en sommes !
Caroline De Haas déclare : « Les femmes sont des êtres humains. Comme les autres. Nous avons droit au respect. Nous avons le droit fondamental de ne pas être insultées, sifflées, agressées, violées. Nous avons le droit fondamental de vivre nos vies en sécurité. » Et nous sommes en 2018 ! En 2018, nous avons encore besoin non pas de le rappeler, mais de nous battre !

Alors, merde ! Ça n’empêche pas de parler des violences faites aux hommes, ou des violences faites par les femmes, mais là, on parle des violences faites aux femmes. Pour citer une fois de plus Dead Woman Juliette : « Comme disait DM JM au cours d’une discussion avec DM Paul, pour les gens, c’est comme si un problème en remplaçait un autre. Non : les problèmes s’accumulent. »

De toute façon, on peut jouir lors d’un viol

Le magazine Causette plaisantait : « Les mains baladeuses sont un accident. Les baisers forcés, un concours de circonstances. Et ces hommes ne contenant pas leurs pulsions, c’est la faute à la fatalité. »
De l’autre côté, l’ex-actrice pornographique Brigitte Lahaie déclare sur BFMTV « On peut jouir lors d’un viol, je vous signale. »
L’incompétence des individus à tout simplement être « biens » me sidère. On reproche sa violence au mouvement #MeToo ? Mais putain ! Comment pourrait-il en être autrement ? Regardez ce qu’on nous balance dans la gueule à tous les coins de rue alors que nous n’avons que des revendications basiques ! Voyez comment les gens mettent dans nos bouches des demandes que nous n’avons jamais formulées et dont nous ne voulons pas !

Le cas Brigitte Lahaie, tiens. Je cherchais ma documentation et je tombe sur un article de 20 Minutes : VIDEO. Face à Caroline De Haas, Brigitte Lahaie affirme que l’on « peut jouir lors d’un viol ».
Amusez-vous donc à lire les commentaires !

scottie

C’est une spécialiste en la matière !
Mais s’agissant donc de Brigitte Lahaie c’est un appel de sa part ou un constat ?

 

latendresse

[…] Je partage tout a fait, le sentiment que l’ont va vers la catastrophe civile, avec cette interminable, minable, guerre des sexes se nourrissant même d’énormités venus des usa, tout étant bon. D’après moi, on a clairement une monopolisation de la revendication féministe dure, qui en gros voudrait être un homme a la place d’une femme, tout en conservant ses avantages. (complement schizophrène comme le decriait deja yourcenard) Reduire ainsi, « sa moitié » a rien, sinon au mépris, a la soumission (qu’elle mettent toujours en avant). […] homme et femme, doivent retrouver l’amour alors que l’extrême gauche conduit a l’impasse agressive, diviseuse, caricaturale a plus soif. Nous devons être a la fois, plus tolérant sur certaines pratiques, et strictes sur d’autres […] celles qui regardent par le petit bout de la lorgnette ayant une vue partielle, sectaire, aigrie, vengeresse, accaparatrice, castratrice, vindicative […]

 

yannlux

Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant, nombreuse femmes ont ce fantasme

 

ZANCAMAN

arrêter de rebondir sur ces sur commentaires. lahaye a raison ! merde ! souvenez vous de cette affaire où un jeune homme avait abusé de sa copine et que pour se venger la mère et la fille ont séquestré le jeune homme en question l’ont endormi et lorsqu’il s’est réveillé il était à poil attaché sur une chaise elles l’ont « sucé » jusqu’à qu’il en crève… cette histoire s’est passée aux usa. mais bon jouir mais avec plaisir et consentement…

 

Voile

On n’a peut être pas envie de faire l’amour, mais l’envie déclenche la jouissance même si elle n’est pas souhaitée !!!

 

Masculinisme

Hé oui le fameux fantasme du viol… mais le plaisir chez les féministe n’existe pas !!

 

211212

jouissance et plaisir sont deux choses bien distinctes, ce que tente d’expliquer Lahaie. La jouissance peut être uniquement « mécanique » sans y éprouver aucun plaisir. L’autre gourde d’en face est le cliché de la féministe limitée (extrémiste) de base : s’offusquer et grogner contre tout et n’importe quoi.

 

Motusetbc

Chez nous on a mis des caméras sur les badges des gendarmes pour empêcher de les corrompre. Le flic se tourne et se retourne, te fait un clin d’œil et te balance : un petit café ? Allez-y elle ne marche pas.. tu risques au bout une lourde peine si tu te fais attraper, et surtout que des fois c’est lui qui se retourne… la nana arrive en mini-jupe, un décolleté jusqu’au nombril, se penche sur ton bureau pour te tendre un stylo, et au même clin d’œil, elle te fait comprendre qu’elle a envie ou besoin de ton encre.. ensuite.. tu deviens son porc et elle te balance si en prenant son stylo tu as la malchance d’avoir effleuré ses ongles.. on fait quoi là ? Elle aurait presque envie de te dire vas-y.. jette-toi sur moi..promis je ne te balancerai pas.. et toi comme un poisson hors de l’eau tu te trémoussés et tu ne sais pas comment tu dois te sortir de là.. alors ??

 

Voile

Il va falloir demander une d’écharde de viol avant de faire l’amour avec une femme.
C’est totalement stupide S T U P I D E
PLUTÔT DEVENIR HOMO… et encore ???
Allez, il faut châtrer l’es hommes.

Et je vais m’arrêter parce que c’est sans fin :

Commentaires à travers la presse déchaînée


Vous pouvez aussi aller faire un tour visiter les commentaires du Figaro ou du Monde. Dans l’ensemble, c’est à vomir.

Mais, euh… il n’y a que moi qui la sens, l’agression, là ? Et c’est de #MeToo que vient le danger ?
J’aimerais qu’on m’explique encore comment un viol pourrait être sympa et pas traumatisant. Je suis certaine qu’Annette Lévy-Willard appréciera également.

En conclusion


Toujours à titre personnel — et pour terminer ma diatribe que je pourrais poursuivre des heures durant —, le mouvement #MeToo m’a fait du bien. Psychologiquement. En tant que femme. En tant que féministe. Pas autant que mon entourage, mais c’est différent. Mon entourage, c’est mon armure contre l’environnement dans lequel je vis, et #MeToo est un signe de l’environnement dans lequel je vis.
Comme je le disais, je suis une femme qui a peur. Presque tout le temps. Je ne conçois ma relation à autrui, et encore plus ma relation amoureuse, qu’à travers le prisme de ce que j’ai vécu. Un homme et une femme ont défini en quelques mois ma manière d’aborder le couple. Que ce soit pour un soir ou pour une relation durable. C’est ma norme, et ce n’est que lorsque j’en discute (pas tous les jours, donc) que je réalise à quel point c’est horrible.
Donc quand je lis des interventions comme celles de mesdames Deneuve ou Lahaie, je vois rouge, j’ai les tripes qui se nouent, et j’ai presque envie de pleurer.



Dead Woman Camille

 

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