« Citons nos sources, nom d’un chien ! »

Citons nos sources, nom d’un chien ! C’est par ce titre que, dans un courrier interne daté du dimanche 17 février 2019, DM JM a incité les membres de Dead-Men à systématiquement inclure leurs sources. Une demande parfois complexe, mais tout à fait justifiée, que je soutiens.

Citer une source

Sources Wikipedia
Pour Wikipedia, citer ses sources est essentiel.

Ni la dimension de notre portée ni le degré de sérieux de nos publications n’ont d’importance. Il est essentiel de citer une source lorsqu’on s’appuie dessus. Et s’il faut mettre une échelle pour statuer à partir de quand ce geste est capital, alors statuons dès le premier échelon.

Ce n’est pas un réflexe chez nous. DM JM s’inclut comme « fautif » régulier. C’est, en effet, sa démarche personnelle qu’il propose d’étendre à tout le groupe.

Et je suis parfaitement d’accord.

Je dois reconnaître que, malgré nos erreurs, nous penchons vers ce réflexe sain. Oh, pas uniquement par déontologie, croyez-moi ! Mais simplement parce que c’est le fonctionnement, la base même d’Internet avec le lien hypertexte.

Cependant, il est capital que cet aspect pratique se mue en vertu

Pourquoi citer ses sources ?

Citer ses sources n’est pas une démarche anodine. Elle est motivée à travers tous les médias.

Donald Trump
Pour Donald Trump, la vérité n’a aucune importance. Vérifier les sources du président américain permet de réaliser à quel point cet homme est limité et dangereux. Ce qui en l’a pas empêché d’être élu.
  • Rendre à César ce que nous lui empruntons. Citer l’auteur d’un document, c’est bien. Lui rendre hommage pour son travail, c’est mieux. Sinon, c’est du plagiat.
  • Croiser les informations. Affirmer quelque chose ne le rend pas véridique pour autant. Pour qu’une information soit vérifiable, elle doit être sourcée. Sinon, c’est une rumeur.
  • Permettre les corrections. Nul n’est parfait. Errare humanum est, perseverare diabolicum (pour citer Sénèque, qui n’a jamais dit où il l’avait pompé). Toutes ces choses. Une erreur ou une mauvaise interprétation peuvent se glisser dans un texte. Il est important de pouvoir la rectifier.
  • Le lectorat n’est pas omnipotent. Tout n’est pas de notoriété publique. Et la notion de notoriété publique diffère d’un individu à l’autre. Surtout à une époque où un nombre grandissant de personnes ignore par exemple ce qu’est la Shoah.
  • La vertu compte. Des gens comme Donald Trump occupent des postes importants. Hors débat philosophique, les faits ne sont pas malléables ou relatifs, seule leur interprétation l’est. Il est essentiel de pouvoir vérifier quelque chose, sans quoi on se retrouve à promouvoir l’industrie de l’escalier au Mexique, ou devoir manifester contre l’antisémitisme en France (surtout pour défendre quelqu’un comme Alain Finkielkraut, ça fait mal).

Comment citer nos sources ?

Il est évident que nous allons continuer à inclure nos sources sous forme de liens hypertextes dans les publications de type « blog ». C’est, après tout, le fonctionnement logique. Je ne vois pas la nécessité de changer cela.

Lorsque le document n’est pas accessible en ligne, une référence directe entre parenthèses me paraît amplement suffisante. Et bien plus pratique qu’une collection de références que personne ne consulte en bas de page.

Sinon, optons pour un index bibliographique comme celui instauré par DM-JM pour le Codex de la piraterie : cela évite d’alourdir un texte parfois déjà complexe.

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