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Anne of the Indies (1951), la flibustière qui n’a jamais mis les pieds aux Antilles

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Article écrit avec l’infortunée participation nocturne de Dead Man Paul. Depuis quelques années que nous planchons d’une manière ou d’une autre sur le roman de piraterie Dead Men’s Tales, nous avons vu un paquet de films sur la piraterie et les pirates. Certains bons, d’autres mauvais. Anne of the Indies (1951) de Jacques Tourneur conserve une place de choix dans… Comment ? Pardon ? Nous avons déjà utilisé cette accroche dans l’article The Black Swan (1942) : la goutte d’eau qui fait déborder les Caraïbes ? Ben oui, mais Anne of the Indies a influencé le personnage principal de Dead Men’s Tales, tout de même. Ah, ça aussi, nous l’avons déjà dit…

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Article écrit avec l’infortunée participation nocturne de Dead Man Paul.

Depuis quelques années que nous planchons d’une manière ou d’une autre sur le roman de piraterie Dead Men’s Tales, nous avons vu un paquet de films sur la piraterie et les pirates. Certains bons, d’autres mauvais. Anne of the Indies () de Jacques Tourneur conserve une place de choix dans…

Comment ? Pardon ? Nous avons déjà utilisé cette accroche dans l’article The Black Swan (1942) : la goutte d’eau qui fait déborder les Caraïbes ? Ben oui, mais Anne of the Indies a influencé le personnage principal de Dead Men’s Tales, tout de même.

Ah, ça aussi, nous l’avons déjà dit…

Le swashbuckling ayant fait les heures de gloire et la fortune des studios Warner Bros., Anne of the Indies est donc un film de la Twentieth Century-Fox Film Corporation. Susan Hayward, à qui devait incomber le rôle principal, le porta de studio en studio des années durant. Finalement occupée à autre chose, ledit rôle passa de mains en mains jusqu’à atterrir dans celles lestes et vives de la ravissante Jean Peters.

Mises au point

Faisons une incartade, voulez-vous ? Nous savons que vous êtes presque tous des milléniaux, et à ce titre quasiment incultes et presque illettrés. Du genre à regarder la vidéo d’un tutoriel plutôt que de lire un article.

Nous parlons d’un métrage des années 1950. Il n’y avait pas d’effets spéciaux digitaux, Instagram n’existait pas, la bombe H menaçait déjà le monde, les films duraient rarement plus d’une heure et demie, le Donald Trump de l’époque s’appelait Dwight Eisenhower, le Technicolor régnait en maître et Jean Peters décrochait son véritable premier rôle avec Anne of the Indies.

Jane Peters, tout sauf une fêtarde

Jean Peters, c’était l’anti Marilyn Monroe. Et si vous ignorez qui était Marilyn Monroe, nous pouvons vous fournir quelques adresses d’armureries, ou vous apprendre à jouer à la roulette russe avec un pistolet.

La seconde votait Démocrate et incarnait un sex-symbol qui nous maintient encore éveillés certaines nuits. La première, véritable garçon manqué, votait Républicain, préférait des rôles plus terre-à-terre de femmes authentiques et nous maintient encore éveillés certaines nuits. Elle portait des pantalons, détestait le maquillage et les talons hauts. Ce qui n’empêcha pas les deux actrices d’être des amies proches.

Jean Peters et Marilyn Monroe discutent sur le tournage de Niagara
Jean Peters et Marilyn Monroe discutent sur le tournage de Niagara

Une femme qui savait ce qu’elle voulait

Malgré un solide caractère, des coups de gueule fréquents, de régulières mises à l’amende par les studios et un modeste talent de comédienne, elle était appréciée de ses pairs. Un biographe releva d’ailleurs que personne n’a jamais eu un mot méchant à dire de Miss Peters, et c’est inhabituel.

Portrait de Jean Peters
Portrait de Jean Peters

Jean Peters voulait que son travail soit reconnu. Elle savait ce qu’elle désirait. Et elle n’allait pas laisser des détails tels que la place des femmes dans la société lui gâcher ses objectifs. Rien que pour ça, elle rejoint Monroe dans nos cœurs.

Planète Hollywood

Détail amusant, Henry King, à qui nous devons The Black Swan, dirigea Peters à trois reprises. Comme quoi, tout menacé qu’il est par la bombe H, le monde est petit. Surtout à Hollywood.

Ce fut aussi l’une des épouses d’Howard Hughes, accessoirement, pour qui elle quitta sa carrière d’actrice à 29 ans.

Si vous vous fichez de tout ça, dites-vous que c’est pour votre culture. Que ça a joué un modeste rôle dans celui des femmes modernes. Et que ça a une certaine importance pour la suite.

Également, Maurice Tourneur, le père de Jacques Tourneur, réalisa le Treasure Island de .

Aurions-nous passé notre bac sur les terres de Sa Majesté, nous aurions eu une bonne note en géographie.

Voici l’une des raisons pour lesquelles nous n’utilisons presque jamais le titre traduit d’une œuvre.

Anne of the Indies est le titre original de La Flibustière des Antilles. De Nassau à Maracaibo, le film voyage beaucoup, mais il ne met jamais les pieds aux Antilles.

En même temps, le titre original ne fait guère plus de sens. Les Anglais, nuls en géographie, plaçaient les Indes dans les Caraïbes. Comme ils sont têtus, le nom « Indies » (ou « West Indies ») est resté. Et nous avons été à un cheveu de délocaliser tout un continent pour ne pas les contredire. Les natifs sont quand même devenus des Indiens, ce qui ne les épargna pas du génocide.

Chapeau bas, les Anglais. Comme quoi, le Brexit et Boris Johnson, ça relève presque de la tradition.

Anne of the Indies, le film qui aurait pu, mais en fait non

Commençons par les désobligeances. Anne of the Indies n’est pas un grand film. Ce n’est pas un mauvais film non plus, mais, une fois le (court) générique de fin passé, on ne peut qu’imaginer ce qu’il aurait pu être.

Pas le plus grand fil de Tourneur

Soyons clairs. Nous parlons d’un film de Jacques Tourneur. L’effet-bus, c’est lui. Même lorsqu’il se plante dans les grandes largeurs, ça reste bien au-dessus de la moyenne. Et Anne of the Indies est l’un de ses plus faibles : le roi de la suggestion en montre à la fois trop, et pas assez.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Scène de bataille navale – Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

Jean Peters, une actrice limitée

Ajoutons à cela que Jean Peters n’est pas une grande actrice et qu’elle en fait un poil trop. Malgré tout, le rôle est cousu-main pour elle, ce qui sauve sa prestation. D’ailleurs, la belle s’éclate affublée de guenilles et ça transpire à l’écran.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

L’œil averti des mecs qui n’ont que ça à faire

Histoire de pinailler, nous avons bien entendu cherché les bourdes dans le film. S’il ne prétend pas être un documentaire, il reste relativement crédible, sans sérieuse maladresse factuelle. Il y a évidemment les sempiternelles erreurs de raccord. À moins que Louis Jourdan, qui incarne Pierre François La Rochelle, pêche par coquetterie et multiplie les costumes.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

En fait, le plus gros défaut reste de présenter Blackbeard comme un gaillard bedonnant. Les rapports le décrivent comme un homme grand et mince.

Anne of the Indies, l’un de nos films de pirate favori

Tout au crédit de Jean Peters, les scènes de combat sont époustouflantes. Impossible de savoir si les duels ont été accélérés. Sans doute un peu, mais pas au point d’en devenir ridicules comme dans The Black Swan. Il faut dire que Peters était une escrimeuse émérite, ce qui a dû aider.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Jean Peters, escrimeuse émérite – Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

Un film féminin et presque féministe

Mais le film brille réellement dans sa peinture d’une femme farouche qui mène à la baguette un univers entièrement masculin. Anne Providence ne s’en laisse pas conter. Son équipage la respecte autant qu’il la craint. Son approche de la sexualité est à la fois innocente, franche et décomplexée. Elle vit mal sa féminité, mais elle l’assume fièrement. Mais par-dessus tout, elle ne cède rien. Jamais. Surtout face à la figure paternelle de Blackbeard (incarné par la star de Broadway Thomas Gomez, qui n’a connu que des seconds rôles au cinéma).

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

En gros, ce sont les valeurs machistes du film d’aventure, qui depuis une décennie fait la fortune de la Warner, que Jacques Tourneur foule au pied. Et Jean Peters l’épaule parfaitement. Sans que le film soit un manifeste féministe, il fleure bon #MeToo avec 65 ans d’avance.

Ce fut court, mais bref

Plié en , Anne of the Indies est mené à un train d’enfer. Sa rigueur narrative est implacable. C’est très simple, il n’y a pas de temps mort et absolument tout sert la narration. Au point que ça file même un peu trop vite pour avoir le loisir de s’y perdre. Énorme avantage : on ne s’ennuie pas une seconde.

Chose relativement rare dans un film sur la piraterie, la violence est montrée autant que suggérée. Ce sont des pirates, et l’histoire tourne autour d’Edward Teach, dont la profession de foi d’après Raoul Walsh était : C’est mon métier : je coule, je brûle, j’enlève, je tue, par plaisir ou intérêt.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Jacques Tourneur se ne contente pas de suggérer la violence, il la montre également – Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

De même, Tourneur évite aussi bien les clichés du genre que le sentimentalisme pénible. Mieux, il détourne les plus grosses ficelles pour surprendre les spectateurs. Ce faisant, il hisse Anne Providence au rang d’héroïne dramatique pur jus.

De l’importance du film Anne of the Indies dans le roman Dead Men’s Tales

Tourneur nous a piqué nos personnages 60 ans avant que nous ne les écrivions

Lorsque nous commençâmes à enchaîner les films à un rythme industriel, nous avions déjà une idée assez précise des archétypes de nos personnages principaux. Nous n’avions pas de noms, mais les caractères et les attitudes étaient clairs dans nos têtes.

81 minutes plus tard, nous avions le nom « Anne » (devenu « Ann »), et par extension logique son nom de famille. Ainsi que celui d’un autre personnage principal. Également, Edward Teach et le capitaine Harris servirent à nommer, et dans une certaine mesure à définir, le personnage secondaire du capitaine pirate Edward Harris.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

Quand tu ne sais pas, demande à ceux qui sont passés avant toi

Et surtout, nous avions mis le doigt sur le concept du compas moral, certes faussé, mais bien arrêté.

Beaucoup plus discret, Anne of the Indies nous a aidés à toucher de l’orteil (pour éviter la répétition du mot « doigt ») les notions de fatalisme et de fatalité. Le destin tragique de la pirate est annoncé dès l’ouverture du film, et rappelé avec la dernière image. Une astuce que nous retrouvons, par exemple, dans le fantastique El laberinto del fauno de Guillermo del Toro.

En fait, en , nous avions établi les contours de Dead Men’s Tales : Anne of the Indies s’était imposé comme une évidence. C’en était presque gênant.

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)
Jean Peters incarne Anne Providence – Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur)

Aussi, et malgré son jeu parfois agaçant, nous étions tous les deux tombés amoureux de la pirate que Jean Peters porte seule sur ses épaules. Comme quoi, à l’âge d’or d’Hollywood, ça ne rigolait que moyennement avec les castings.

En conclusion, Anne of the Indies souligne ce que les femmes n’ont toujours pas obtenu en cinq décennies

C’est très amusant, un demi-siècle plus tard, de lire les commentaires teintés de sexisme mondain des spectateurs. L’idée générale étant qu’Anne Providence refuse de devenir une femme parce qu’elle refuse de porter une robe. Tourneur s’en serait probablement tapé les cuisses d’hilarité.

Quand on voit à quel point les affiches (particulièrement dégueulasses) françaises ou allemandes ont tenté de sexualiser Jean Peters, on se dit qu’à ce rythme, l’égalité des sexes deviendra une réalité aux alentours de , .

Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur) - poster français du film
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur) – poster français du film
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur) - poster allemand du film
Anne of the Indies (1951, Jacques Tourneur) – poster allemand du film

Lire l'article Anne of the Indies (1951), la flibustière qui n’a jamais mis les pieds aux Antilles sur le blog

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The Black Swan (1942) : la goutte d’eau qui fait déborder les Caraïbes

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Article écrit avec la participation matinale de DM JM. Depuis quelques années que nous planchons d’une manière ou d’une autre sur le roman de piraterie Dead Men’s Tales, nous avons vu un paquet de films sur la piraterie et les pirates. Certains bons, d’autres mauvais. Anne of the Indies (1951) de Jacques Tourneur conserve une place de choix dans nos cœurs. Au point d’avoir influencé le personnage principal de Dead Men’s Tales. En revanche, The Black Swan (1942) de Henry King occupe la position opposée.

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Article écrit avec la participation matinale de DM JM.

Depuis quelques années que nous planchons d’une manière ou d’une autre sur le roman de piraterie Dead Men’s Tales, nous avons vu un paquet de films sur la piraterie et les pirates. Certains bons, d’autres mauvais. Anne of the Indies (1951) de Jacques Tourneur conserve une place de choix dans nos cœurs. Au point d’avoir influencé le personnage principal de Dead Men’s Tales. En revanche, The Black Swan (1942) de Henry King occupe la position opposée.

Non, nous n’avons pas aimé The Black Swan

Pourquoi tant de haine ? Après tout, Dead Men’s Tales contient quelques références au métrage, qui fut un succès colossal.

The Black Swan est un film correct

Ce n’est pas tant que le film est mauvais. S’il ne rentre définitivement pas dans la catégorie des chefs-d’œuvre, il n’a pas trop à rougir de la comparaison avec le haut du panier.

The Black Swan (1942, Henry King)
The Black Swan (1942, Henry King)

Certes, il ne rivalisera jamais avec Captain Blood (1935), The Sea Hawk (1940), Treasure Island (1950), Pirates of the Caribbean : The Curse of the Black Pearl (2003), ou même Captain Clegg (1962, connu outre-Atlantique sous le sobriquet de Night Creatures, ce qui fait que nous l’avons vu deux fois). Mais il reste nettement supérieur à la production quasi industrielle de l’époque.

Mais un film correct qui exacerbe tous les défauts du genre

Toutefois, notre visionnage de The Black Swan s’est déroulé à un moment où nous saturions tous les deux des fresques caribéennes en technicolor.

Nous ne l’avons pas regardé ensemble, mais nous avons partagé le même ressenti. Tyrone Power est un héros viril et un phallocrate insupportable, Maureen O’Hara (vachement plus habillée que pour son rôle de lady Godiva) est une demoiselle perpétuellement en détresse et constamment remise à la place qui est la sienne. L’escrime est accélérée au point d’en devenir visuellement ridicule. Le fantastique Laird Cregar n’a pas l’air très à l’aise dans son rôle de Henry Morgan tête à claques. Et la liste est interminable.

Le pauvre Laird Cregar (à gauche) dans le rôle de Henry Morgan
Le pauvre Laird Cregar (à gauche) dans le rôle de Henry Morgan. The Black Swan (1942, Henry King)

Au passage et pour l’anecdote, la future reine du Technicolor avait de prime abord refusé le rôle, suite à une précédente expérience désastreuse avec la couleur.

Dans ses bons moments, The Black Swan distille l’ennui

Il ne s’y passe pas grand-chose

D’accord, la relation orageuse entre Jamie Waring (Tyrone Power) et Margaret Denby (Maureen O’Hara) offre quelques passages truculents. Certes, il est amusant de voir le très commercial King défier le Motion Picture Production Code en faisant partager une même couche à Power et O’Hara.

Et c’est à peu près tout. Parce que si le film commence et se termine sur un rythme alerte à la limite du précipité, il ne se passe pas grand-chose entre-temps.

Tout le monde semble s'emmerder au moins autant que le spectateur.
Tout le monde semble s’emmerder au moins autant que le spectateur. The Black Swan (1942, Henry King)

Dans l’ensemble, The Black Swan n’apporte rien que nous n’ayons déjà vu cent fois (je n’ai pas compté, mais ce n’est probablement pas une figure de style).

Hail to the King, baby

Henry King, qui n’est pas un bras cassé, avait pour mission d’aider la Twentieth Century-Fox Film Corporation à battre à plates coutures la Warner Bros. sur son propre terrain : le swashbuckling.

Une bataille navale, le seul grand moment du film.
Une bataille navale, le seul grand moment du film. The Black Swan (1942, Henry King)

Cinéaste maison et pilier de la Fox, King était dans une période de films historiques approximatifs. Mais l’action n’a jamais été son fort. Dommage, ça aurait pu servir le métrage, qui pour le coup reste assez paresseux et manque cruellement de panache. Un manque durement souligné par un scénario linéaire et sans rebondissement.

Le titre est adapté de celui d’un roman de Rafael Sabatini

Le scénario, justement. The Black Swan est adapté du roman éponyme du grand Rafael Sabatini, publié en 1932. Auteur sophistiqué spécialisé dans les histoires de pirates, Sabatini a pondu quelques-uns des plus grands romans d’aventures : les séries Scaramouche et Captain Blood, The Sea Hawk, Bellarion the Fortunate ou encore The Marquis of Carabas.

Couverture du roman The Black Swan (Rafael Sabatini, 1932)
Couverture du roman The Black Swan (Rafael Sabatini, 1932)

Les histoires de Sabatini ont abreuvé l’âge d’or des films d’aventure hollywoodiens. Pourtant, ici, absolument aucun élément n’a été conservé du roman, sinon le titre et la figure (historique) de Henry Morgan. Ou comment se compliquer la vie à transformer l’or en plomb.

Dans ses mauvais moments, The Black Swan est un film tout simplement malsain

Nous évoquions le Motion Picture Production Code, établi en 1930 par le sénateur William Hays. Justement, le comportement du héros, Jamie Waring, fait douloureusement écho à l’affaire Roscoe Arbuckle (et aux « grands scandales hollywoodiens »).

De l'avis de Jeffrey Dahmer, les protagonistes développent une relation saine.
De l’avis de Jeffrey Dahmer, les protagonistes développent une relation saine. The Black Swan (1942, Henry King)

Le pirate réformé est régulièrement à deux doigts du viol, il force sa présence en permanence et il enlève. Ce ne sont pas tant les agissements de Jamie Waring que la façon dont il est présenté qui choque. La naïveté qui enrobe le tout rapproche dangereusement tout ça du fait divers sordide plutôt que de l’appel du pied au réalisme.

Mais heureusement, à la fin, Margaret Denby prendra conscience qu’elle n’a pas son mot à dire, deviendra soumise et cédera à ses assauts mufles, et il pourra légalement lui péter le cul. Car si Margaret mérite régulièrement des baffes avec une pelle pour un panel extravagant de raisons, cela n’excuse rien.

L'indispensable scène du baiser devant un coucher de soleil, ce qui prouvera aux juges qu'il ne s'agissait pas d'un viol.
L’indispensable scène du baiser devant un coucher de soleil, ce qui prouvera aux juges qu’il ne s’agissait pas d’un viol. The Black Swan (1942, Henry King)

Et dire que le personnage de Jamie Waring a été moult fois décrit comme galant !

Le gâteau sur la cerise

À tout cela s’ajoutent les sempiternels anachronismes. De l’Union Jack aux bottes Premier Empire en passant par l’utilisation d’une roue pour diriger les navires. Sans oublier le médaillon qui contient une photographie.

Et ne parlons pas des erreurs stupides, comme la carte situant l’île de la Tortue au large du Venezuela, à plus de 900 km de sa position véritable. Ou celle de Maracaibo datée de 1697 alors que le film se déroule en 1674 !

L'île de la Tortue (Venezuela)
L’île de la Tortue (Venezuela) The Black Swan (1942, Henry King)
Erreur de date sur la carte.
Erreur de date sur la carte. The Black Swan (1942, Henry King)

En conclusion, The Black Swan n’a rien de mémorable

En définitive, aurions-nous vu The Black Swan avant pléthore d’autres films du genre, sans doute ne provoquerait-il pas chez nous une telle haine. En revanche, les défauts écrasants du métrage l’auraient probablement précipité dans les oubliettes de nos mémoires.

Nos meilleurs souvenirs ? Un perroquet inerte et une scène de baiser particulièrement ridicule.

L'improbable scène du baiser.
L’improbable scène du baiser. The Black Swan (1942, Henry King)

Et donc, vous voulez toujours voir le film ?

The Black Swan, VOST

Lire l'article The Black Swan (1942) : la goutte d’eau qui fait déborder les Caraïbes sur le blog

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Donnons du travail à Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron va vouloir travailler après son CDD à l’Élysée. Il y a des offres. Nous avons donc compilé un plan de réinsertion grâce à de Pôle-Emploi.

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Vous avez envie de travailler ? Il y a des offres ! a déclaré le Emmanuel Macron lors d’une visite dans le 15e arrondissement de Marseille, avec ses 27,7 % de chômage (d’après l’INSEE).

Le gérant de l’entreprise République française a, bien entendu, réponse à tout. Après tout, les Français ne sont que des Gaulois réfractaires au changement qui détestent les réformes. Il ne cédera pas ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes.

Emmanuel Macron : un fainéant extrêmement cynique

Emmanuel Macron est en CDD à l’Élysée. Bien entendu, il n’aura aucun problème pour vivre confortablement avec sa retraite de 6 000 € brut mensuels (plus les avantages) et sa rémunération de 14 400 euros brut mensuels en qualité de membre du Conseil Constitutionnel (attention, étant donné que c’est le site de l’Assemblée Nationale, la connexion n’est pas sécurisée. Sans commentaire).

Mais s’il veut donner l’exemple, il ne se contentera pas d’être un énième parasite de plus et il cherchera du travail. Avec sa liste de contacts et son bagage, il trouvera probablement facilement un job.

Emmanuel Macron, Président Directeur Général de la République Française
Emmanuel Macron, Président Directeur Général de la République Française

Même Nicolas Sarkozy, pourtant aussi incapable que lui, a réussi à se faire verser 80 000 € par la chaîne AccordHotels en 2017.

C’est pourquoi, dans un élan de solidarité, nous proposons à Emmanuel Macron d’économiser du temps en lui mâchant le boulot.

Des offres, il y en a !

Voyons donc ce que nous pouvons proposer à l’actuel PDG de la République et futur chômeur pour lui éviter de traverser la rue.

Et bien, ce n’est pas le choix qui manque, en vérité. Prenons Toulouse, pas exemple, dans un rayon de dix kilomètres. Nous avons 6 060 CDI, 3 052 CDD et 2 373 missions intérimaires.

Les offres Pôle-Emploi dans la région toulousaine
Les offres Pôle-Emploi dans la région toulousaine

Bon, quelqu’un avec l’ego d’Emmanuel Macron ne va certainement pas accepter une mission intérimaire. Il ne veut probablement pas tant travailler que ça ; en tout cas, pas coûte que coûte. Ce qui nous laisse tout de même plus de 9 000 choix !

Emmanuel Macron employé de ménage ? Oui, il y a beaucoup d’offres. Il peut aussi donner des cours particuliers.

Ou se lancer dans la médecine ! Depuis le temps qu’on massacre la santé et grâce aux pierres non négligeables qu’il y a apportées, l’offre dépasse largement la demande ! C’est un corps de métier aux conditions difficiles que le gouvernement s’emploie à détruire ; ces salauds d’urgentistes gaulois sont en grève depuis le , hostiles qu’ils sont aux réformes. Cela n’a rien détonnant.

Livrer des pizzas pour 13 000 € par mois

Bon, admettons qu’Emmanuel Macron n’a pas la formation ou les compétences adéquates. Pas plus que pour administrer un système informatique. Après tout, il est inutile de postuler pour un poste si on ne possède aucune connaissance ou formation dans le domaine.

De fait, il nous faut affiner notre recherche.

Si les 12 048 offres, 3 294 sont à un salaire de 1 400 € brut minimum. Ouais, certainement, cela fait une chute du train de vie.

Mais il y a 1 944 offres à 2 000 € ou plus ! Il peut lui aussi faire un petit effort ! Déjà qu’on lui sert tout ça sur un plateau en argent, s’il n’y met pas un peu du sien…

Certes, passer de 13 000 € mensuels (plus les avantages) à 2 000, nous comprenons que c’est complexe. Mais Dead Woman Juliette a pensé à tout : 16 de ces offres proposent un salaire minimum de 13 000 bruts mensuels. C’est-à-dire qu’Emmanuel Macron pourra trouver du travail sans changer de train de vie !

Les offres Pôle-Emploi ) plus de 13 000 € mensuels dans la région toulousaine
Les offres Pôle-Emploi ) plus de 13 000 € mensuels dans la région toulousaine

Hein ? Franchement ? Merci qui ?

Emmanuel Macron peut donc se reconvertir sans peine et devenir livreur de pizza, responsable technico-commercial, auxiliaire puériculture, conseiller en pharmacie, pizzaïolo, assistant administratif, spécialiste dans le pneumatique, ouvrier paysagiste, chef de chantier, secrétaire, coiffeur ou techniciens comptable.

Ça va ! En plus, il y a de la variété !

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Le racisme dans Dead Men’s Tales

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Dead Men’s Tales est-il un récit raciste ? Plusieurs lecteurs/testeurs ont été choqués par le racisme et le vocabulaire humiliant de certains protagonistes.

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Dead Men’s Tales est-il un récit raciste ? Plusieurs lecteurs/testeurs de Dead Men’s Tales ont rapporté être choqués par le racisme, par la description de la condition des Noirs dans le roman, ainsi que par l’utilisation d’un vocabulaire humiliant.

Mais un gouffre sépare le fait de parler du racisme et en faire l’apologie.

Dead Men’s Tales est un roman d’aventures sur toile de fond historique, et donc de racisme

Le commerce triangulaire

L’action se déroule à la fin des années 1670 et au début des années 1680. À cette époque, le commerce triangulaire se développe rapidement.

Commerce triangulaire entre l'Europe occidentale, l'Afrique subsaharienne et les Amériques.
Commerce triangulaire entre l’Europe occidentale, l’Afrique subsaharienne et les Amériques (source : Wilimedia).

En , Jacques Stuart constituer la Royal African Company et Louis XIV fonde la Compagnie du Sénégal pour faciliter l’importation des esclaves. Cette implantation sur les côtes africaines amorce la création de nouveaux circuits d’approvisionnement.

Les esclaves arrivent en masse aux Antilles, où’économie sucrière est en plein essor.

Évincée, la production de tabac trouve un nouveau souffle en Virginie et au Maryland. Les immenses plantations fonctionnent sur l’esclavage.

Hiérarchie entre les races

L’esclavage colonial, l’humanisme, les Lumières et la théorie du droit naturel se développent en parallèle en Europe.

La logique voudrait que la raison condamne le racisme. Malheureusement, les « nécessités » économiques sont autres.

Comment refuser à certaines populations les droits fondamentaux reconnus à l’Homme ? En instaurant une hiérarchie des races, tout simplement.

Ainsi, le Blanc devient le maître étalon. Le Noir est relégué à un rang inférieur.

La Géographie vivante d’Onésime Reclus, cours préparatoire et CM1 en 1926.
Un bel exemple de racisme institutionnel : La Géographie vivante d’Onésime Reclus, cours préparatoire et CM1 en (source : Wikimedia).

Dans Les origines du racisme (Shunpiking Magazine, no 38, janvier 2007), l’historien Isaac Saney remarque que les documents historiques attestent de l’absence générale de préjugés raciaux universalisés et de notions de supériorité et d’infériorité raciales avant l’apparition du commerce transatlantique des esclaves. Si les notions d’altérité et de supériorité existaient, elles ne prenaient pas appui sur une vision du monde racialisée.

Notons pour la petite anecdote que le même sort est réservé à la femme. Est-ce que la genèse de Dead Men’s Tales commence à prendre forme sous vos yeux ?

Une cruauté et un racisme inspirés par l’Histoire

Attention toutefois à ne pas tout mélanger. Si Dead Men’s Tales s’appuie sur des faits historiques, ce n’est pas un documentaire.

Le racisme, cette construction sociale

Aujourd’hui, la communauté scientifique rejette la notion de race, faute d’arguments biologiques. Mais longtemps, la race fut une représentation arbitraire s’appuyant sur des critères morphologiques, ethniques, sociaux, culturels ou politiques.

Nègre

Aujourd’hui, n’importe qui réfléchit à deux fois avant de lâcher le mot « nègre » dans une conversation.

À partir du 18siècle, le terme « nègre » est utilisé pour désigner les populations africaines ou d’origine africaine. Du fait de la nécessité en main d’œuvre, le « Nègre » devient une distinction de l’espèce humaine.

Mais au 17siècle, le mot n’a qu’une qualité descriptive et ne reflète pas encore totalement le racisme sous-jacent.

Étymologie

Le mot « nègre » vient du latin « niger », qui signifie « noir ».

Au 16siècle, les termes « negre » et « nigre » apparaissent dans l’ancien français. C’est alors un adjectif signifiant de « couleur noire ».

Il faut attendre pour que les frères Parmentier l’utilisent dans Voyage à Sumatra pour désigner une personne à la peau de couleur noire.

Toutefois, en français, l’emploi du mot « nègre » reste rare jusqu’au 18siècle, la langue préférant ceux de « neir » puis de « noir ».

En créole haïtien, le terme « nèg » indique un individu, quelle que soit la couleur de sa peau.

Un ressenti bien différent

Après des siècles de racisme plus ou moins institutionnel, de revendications identitaires et de poésie, l’emploi du mot « nègre » est compliqué.

Déjà, par respect. Car il s’agit d’un mot chargé de valeurs allant du nauséeux à l’admirable. Si vous vouliez un exemple du désastre humain qu’est le racisme, en voilà un.

Ensuite parce que le ressenti derrière ce mot varie énormément d’une langue à l’autre et d’un groupe à l’autre. Il n’a pas la même saveur s’il est utilisé par le grand Léopold Sédar Senghor ou par le pote du petit Donald Trump, le misérable David Duke.

Pourquoi naître esclave ? (1869), bronze de Jean-Baptiste Carpeaux.
Pourquoi naître esclave ? (1869), bronze de Jean-Baptiste Carpeaux (source : Wikimedia).

L’utilisation du mot « Nègre » dans Dead Men’s Tales

C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de placer le mot « Nègre » dans la bouche de nos protagonistes, et de parfois l’utiliser au fil de la narration. Le terme choque certains lecteurs ? Alors, il y a tout un panel de questions à se poser, de réflexions à avoir. Et c’est naturel. Le contraire serait inquiétant.

À la fin du 17siècle, personne n’emploierait le terme « Noir ». Utiliser « Nègre » pour parler d’un individu reflète une certaine mentalité, un certain état des choses. Ce ressort sied à notre narration et à ce que nous disons.

Le commerce du « bois d’ébène » joue un rôle important dans Dead Men’s Tales. Les relations entre protagonistes et groupes d’individus sont définies par des notions de liberté, de nationalité, de couleur de peau ou encore de langue.

Dead Men’s Tales est-il un roman raciste et sexiste ?

Non.

Parle-t-il de racisme et de sexisme ? Absolument !

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French Days 2019 avec Violette Anthémis ! [C’est terminé]

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Une fois de plus, les French Days sont de retour ! L’occasion de faire le plein des ebooks de Violette Anthémis en éditions Cheesecake !

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Une fois de plus, les French Days sont de retour ! L’occasion de faire le plein des ebooks de Violette Anthémis en éditions Cheesecake !

Mise à jour du

Toutes les bonnes choses ayant une fin, la période de promotion est terminée. Vous voilà condamnés à payer les ebooks plein tarif, à moins de profiter des régulières promotions mensuelles.

Ben ouais. Il fallait en profiter.

Une réduction de 50 % pour les French Days

Du au , remise spéciale pour les French Days 2019 : une réduction de 50 % sur le total de votre panier (hors promotion déjà effective, non cumulable) avec le code FRENCHDAYS19.

Cette offre est valable sur toutes les publications électroniques (ebooks) de Violette Anthémis. Qu’est-ce que vous fichez encore là ?

FRENCHDAYS19

Dead-Men : Shop till you drop

Les ebooks érotiques de Violette Anthémis, Cheesecake editions

Les ebooks de Violette Anthémis (Cheesecake edition) sont des livres pour adultes : des fables érotiques légères, des petits contes coquins graveleux, des histoires sans réelle morale. Leur seul objectif est de passer un moment agréable et distrayant en charmante compagnie.

Les éditions Cheesecake sont vendues au format EPUB. Chaque livre contient un strip-tease original de Miss Edith Oswald dans le rôle de Violette Anthémis.

Egalement, chaque ebook en édition Cheesecake est livré avec une galerie exclusive de photographies de Violette nue pour illustrer un passage de la nouvelle.

Violette Anthémis lit

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Relire Notre-Dame de Paris. 1482 de Victor Hugo ? C’est l’occasion de le télécharger !

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Notre-Dame de Paris. 1482 est un roman de Victor Hugo. Après l’incendie du 15 avril 2019 de la cathédrale, c’est l’occasion de le relire.

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Avant d’être un chef-d’œuvre de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris est la cathédrale de l’archidiocèse de Paris. Vieille de plus de 850 ans, elle est située sur l’île de la Cité.

Il s’agit de l’un des monuments les plus célèbres du monde, visité par plus de 13 millions de personnes par an.

Notre-Dame de Paris est une propriété de l’État depuis la Révolution.

L’incendie de Notre-Dame de Paris

Alors que Notre-Dame de Paris, noircie par la pollution, est en rénovation depuis plusieurs mois, un incendie se déclare le .

Le feu trouve son origine dans les combles, à la base de la flèche de 93 mètres. Il emporte rapidement le toit et, à , la flèche, composée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, s’effondre.

Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019

400 pompiers maîtriseront le brasier, qui est éteint le . L’un d’eux est blessé, plusieurs autres ont été intoxiqués par les gaz et les fumées.

Quand Victor Hugo sauva la céthédrale

Un état inadmissible

Le roman historique Notre-Dame de Paris. 1482 est l’un des chefs-d’œuvre de Victor Hugo.

D’un impact culturel immense, il a été adapté de multiples fois à l’opéra, au théâtre, au cinéma, à la télévision et en bande dessinée.

Portrait de Victor Hugo
Portrait de Victor Hugo

Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris. 1482 pour sauver la cathédrale, alors dans un état inadmissible. S’il la décrit comme encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice, il souligne qu’il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.

Une lamentation que le lectorat retrouve d’ailleurs dans la préface du roman.

Sensibiliser l’opinion publique

Publié en , Notre-Dame de Paris. 1482 sensibilise l’opinion publique sur la dégradation de la cathédrale.

En , Viollet-le-Duc est retenu pour réhabiliter Notre-Dame de Paris. Et l’année suivante, une loi est votée pour sa restauration.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
Cathédrale Notre-Dame de Paris

Relire Notre-Dame de Paris. 1482

Le calvaire des morveux

Souvent imposé au collège, Notre-Dame de Paris. 1482 est généralement considéré comme un chemin de croix par les élèves. Au même titre que L’Assommoir d’Émile Zola.

C’est oublier que le roman a établi tout un pan de la mythologie française. C’est oublier qu’il est fascinant. C’est oublier que, contrairement à ce qu’en écrivit Honoré de Balzac, c’est un sacré bon bouquin !

Télécharger Notre-Dame de Paris. 1482

Maintenant que nous ne sommes plus des gavroches, pourquoi ne pas se replonger dans ce roman ?

Et figurez-vous que ça tombe bien, les ebooks de Notre-Dame de Paris. 1482 sont facilement disponibles. Bien entendu, l’idéal serait encore d’en acheter une copie chez votre libraire (à moins que vous ne souhaitiez sa disparition au profit de cochonneries comme la FNAC ou Amazon) ; je suis certaine qu’avec l’actualité, il trône en bonne place dans ses rayons.

Une mise en avant de Notre-Dame de Paris. 1482, c’est exactement ce qu’a fait la Bibliothèque numérique romande. Elle propose une version sans DRM aux formats ePUB, PDF, MOBI (Kindle), HTML et DOC/ODT (Microsoft Word, LibreOffice Writer, OpenOffice Writer).

Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est vous rendre sur la page de téléchargement de Notre-Dame de Paris. 1482 et bonne lecture !

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Fermeture de l’eBook store de Microsoft : un cas d’école d’une arnaque

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de 2 avril 2019. Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de juillet 2019, vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture.

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de . Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de , vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture, même si Microsoft précise que vous obtiendrez un remboursement complet.

Mais, je les ai achetés, ces livres, sur l’eBook store de Microsoft !

Sérieusement ? Vous en êtes encore là ?

Comme l’annonce le titre, c’est un cas d’école pour une arnaque.

Nous comprenons votre approche. Sots que vous êtes, vous associez une démarche physique à une démarche numérique. Après tout, si vous vous rendez dans une librairie pour acheter un livre, il devient votre propriété. Naturellement, vous pensez la même chose lorsque vous mettez la main au porte-monnaie en ligne.

Oui, vous avez payé quelque chose sur l’eBook store de Microsoft. Vous n’avez pas payé pour la propriété du livre, mais pour son accès.

C’est le cas chez la plupart des marchands numériques. Lisez bien les contrats avant de régler. Ils stipulent généralement que cet accès peut être retiré à tout moment.

Accepteriez-vous qu’un commerçant vienne chez vous récupérer votre achat ?

Probablement pas.

C’est pourtant exactement ce qui se passe. Avec le tout numérique, nous louons de plus en plus de choses sans le réaliser pleinement. Nous achetons une licence pour utiliser, pas pour posséder.

Une farce dont nous sommes les dindons

C’est encore plus insidieux.

Restons sur l’exemple des livres et reprenons celui de celui que vous avez acheté chez votre libraire favori. Vous l’avez lu et particulièrement apprécié. Naturellement, vous le prêtez à un ami. Ou vous l’offrez à quelqu’un. Cela fait partie intégrante de la vie d’un livre.

Essayez donc avec un eBook dont vous n’êtes pas propriétaire, tiens !

C’est la faute des pirates !

Ben voyons.

C’est ce que vous dirons les détaillants et les éditeurs de livres électroniques. Mais discutez-en donc avec le capitaine Read, qu’on rigole.

La plupart des eBooks sont vendus avec logiciel de gestion des droits numériques, ces fameux DRM, pour garantir que la copie à laquelle vous accédez a bien été achetée et payée.

De l’eBook store de Microsoft aux petits objets de tous les jours

Ça y est ? Vous avez fait votre deuil des livres achetés sur l’eBook store de Microsoft ?

Parfait. Maintenant, réfléchissez à tous ces services en ligne que vous utilisez en permanence. À tous ces appareils et périphériques connectés qui traînent chez vous. Vous n’en êtes pas propriétaire, ils sont sous licence. Si, comme pour l’eBook store de Microsoft, les serveurs sur lesquels ils s’appuient ferment, vous pouvez les envoyer à la déchetterie.

C’est déjà arrivé. Lowe’s vient juste de fermer les serveurs pour sa plateforme de maison intelligente Iris, par exemple. Essayez également de vous connecter au multijoueur de la Wii de Nintendo.

La politique de Dead-Men diffère de celle de l’eBook store de Microsoft

Oui, nous vous voyons venir. Après tout, nous vendons également des eBooks. C’est vrai. Sauf que, contrairement à l’eBook store de Microsoft, nous vous vendons les fichiers, que vous téléchargez, et qui deviennent votre propriété.

Si Dead-Men.fr venait à fermer, vous restez propriétaires de vos achats.

Mieux ! Vous pouvez même les prêter.

De rien.

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Téléchargez L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson ?

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

L’île au trésor

L’île au trésor (Treasure Island dans sa version originale) est le roman de piraterie qui a défini l’image du pirate romantique dans l’imaginaire collectif. En 300 pages, Long John Silver est devenu l’archétype du flibustier.

Un feuilleton pour la jeunesse par le Captain George North

Robert Louis Stevenson publie L’île au trésor sous forme de feuilleton pour le magazine écossais pour enfants Young Folks, de l’éditeur James Henderson. Le magazine étant hebdomadaire, la parution s’étale dans les numéros du au . L’œuvre, intitulée Treasure Island, or the mutiny of the Hispaniola, est signée « Captain George North ».

Un roman d’aventures par Robert Louis Stevenson

Stevenson apporte de nombreuses modifications à son roman avant de le publier sous forme de livre le chez l’éditeur Cassell & Co.

Les éditions Hetzel publient la première traduction en français au cours de l’année .

Couverture de Treasure Island
Treasure Island de Robert Louis Stevenson

L’île au trésor, une influence majeure

Pléthore d’adaptations

Les adaptations de L’île au trésor sont nombreuses et de qualité très variable.

Du film muet de Maurice Tourneur en 1920 à l’exécrable navet d’Alain Berbérian en 2007, le cinéma fut sans doute le premier à s’emparer du roman de Stevenson. Quitte à le transposer dans le futur (>Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures en , ou Il Pianeta Del Tesoro – Treasure Planet d’Antonio Margheriti en ) pour un résultat plus ou moins heureux. Même l’URSS s’en saisit, avec le surprenant Ostrov sokrovishch de David Cherkasski en .

Bien entendu, la télévision n’est pas en reste, que ce soit en Allemagne, au Japon ou aux États-Unis d’Amérique. La bande dessinée offre également quelques bonnes surprises. Passons outre Shin takarajima d’Osamu Tezuka en pour citer L’île au trésor de Mino Milani et Hugo Pratt, et surtout Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray.

Et s’il ne fallait en retenir que quelques-unes ?

Et bien, le choix serait assez simple, bien que fourni en réalité :

  • le film Treasure Island de Maurice Tourneur ()
  • le film Treasure Island de Victor Fleming ()
  • l’adaptation radiophonique de Treasure Island d’Orson Welles ()
  • l’enregistrement audio de Columbia Masterworks Records ()
  • le film Treasure Island de Byron Haskin (), le premier film en prises de vue réelles des studios
  • le film Ostrov sokrovishch de Vladimir Vorobyov ()
  • le film d’animation Ostrov sokrovishch de David Cherkasski ()
  • les jeux vidéo Monkey Island ()
  • le livre Long John Silver de Björn Larsson ()
  • le film d’animation Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures ()
  • la bande dessinée Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray ()
  • la série télévisée Black Sails ()
La carte de L'île au trésor par Robert Louis Stevenson
La carte de L’île au trésor par Robert Louis Stevenson

Tout ça, c’est bien beau, mais où je peux télécharger le livre ?

L’île au trésor est disponible gratuitement sur plusieurs plateformes. La Bibliothèque électronique du Québec propose une traduction en français par André Laurie. Pour celles et ceux qui préfèrent lire le roman en anglais, Le Projet Gutenberg fournit différentes éditions.

Notez que les anglophones peuvent aussi se régaler avec l’adaptation radiophonique de The Mercury Theatre on the Air, disponible gratuitement.

Nous conservons également deux exemplaires, la traduction française d’André Laurie, et la version originale.

Bonne lecture !

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