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Le racisme dans Dead Men’s Tales

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Dead Men’s Tales est-il un récit raciste ? Plusieurs lecteurs/testeurs ont été choqués par le racisme et le vocabulaire humiliant de certains protagonistes.

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Dead Men’s Tales est-il un récit raciste ? Plusieurs lecteurs/testeurs de Dead Men’s Tales ont rapporté être choqués par le racisme, par la description de la condition des Noirs dans le roman, ainsi que par l’utilisation d’un vocabulaire humiliant.

Mais un gouffre sépare le fait de parler du racisme et en faire l’apologie.

Dead Men’s Tales est un roman d’aventures sur toile de fond historique, et donc de racisme

Le commerce triangulaire

L’action se déroule à la fin des années 1670 et au début des années 1680. À cette époque, le commerce triangulaire se développe rapidement.

Commerce triangulaire entre l'Europe occidentale, l'Afrique subsaharienne et les Amériques.
Commerce triangulaire entre l’Europe occidentale, l’Afrique subsaharienne et les Amériques (source : Wilimedia).

En , Jacques Stuart constituer la Royal African Company et Louis XIV fonde la Compagnie du Sénégal pour faciliter l’importation des esclaves. Cette implantation sur les côtes africaines amorce la création de nouveaux circuits d’approvisionnement.

Les esclaves arrivent en masse aux Antilles, où’économie sucrière est en plein essor.

Évincée, la production de tabac trouve un nouveau souffle en Virginie et au Maryland. Les immenses plantations fonctionnent sur l’esclavage.

Hiérarchie entre les races

L’esclavage colonial, l’humanisme, les Lumières et la théorie du droit naturel se développent en parallèle en Europe.

La logique voudrait que la raison condamne le racisme. Malheureusement, les « nécessités » économiques sont autres.

Comment refuser à certaines populations les droits fondamentaux reconnus à l’Homme ? En instaurant une hiérarchie des races, tout simplement.

Ainsi, le Blanc devient le maître étalon. Le Noir est relégué à un rang inférieur.

La Géographie vivante d’Onésime Reclus, cours préparatoire et CM1 en 1926.
Un bel exemple de racisme institutionnel : La Géographie vivante d’Onésime Reclus, cours préparatoire et CM1 en (source : Wikimedia).

Dans Les origines du racisme (Shunpiking Magazine, no 38, janvier 2007), l’historien Isaac Saney remarque que les documents historiques attestent de l’absence générale de préjugés raciaux universalisés et de notions de supériorité et d’infériorité raciales avant l’apparition du commerce transatlantique des esclaves. Si les notions d’altérité et de supériorité existaient, elles ne prenaient pas appui sur une vision du monde racialisée.

Notons pour la petite anecdote que le même sort est réservé à la femme. Est-ce que la genèse de Dead Men’s Tales commence à prendre forme sous vos yeux ?

Une cruauté et un racisme inspirés par l’Histoire

Attention toutefois à ne pas tout mélanger. Si Dead Men’s Tales s’appuie sur des faits historiques, ce n’est pas un documentaire.

Le racisme, cette construction sociale

Aujourd’hui, la communauté scientifique rejette la notion de race, faute d’arguments biologiques. Mais longtemps, la race fut une représentation arbitraire s’appuyant sur des critères morphologiques, ethniques, sociaux, culturels ou politiques.

Nègre

Aujourd’hui, n’importe qui réfléchit à deux fois avant de lâcher le mot « nègre » dans une conversation.

À partir du 18siècle, le terme « nègre » est utilisé pour désigner les populations africaines ou d’origine africaine. Du fait de la nécessité en main d’œuvre, le « Nègre » devient une distinction de l’espèce humaine.

Mais au 17siècle, le mot n’a qu’une qualité descriptive et ne reflète pas encore totalement le racisme sous-jacent.

Étymologie

Le mot « nègre » vient du latin « niger », qui signifie « noir ».

Au 16siècle, les termes « negre » et « nigre » apparaissent dans l’ancien français. C’est alors un adjectif signifiant de « couleur noire ».

Il faut attendre pour que les frères Parmentier l’utilisent dans Voyage à Sumatra pour désigner une personne à la peau de couleur noire.

Toutefois, en français, l’emploi du mot « nègre » reste rare jusqu’au 18siècle, la langue préférant ceux de « neir » puis de « noir ».

En créole haïtien, le terme « nèg » indique un individu, quelle que soit la couleur de sa peau.

Un ressenti bien différent

Après des siècles de racisme plus ou moins institutionnel, de revendications identitaires et de poésie, l’emploi du mot « nègre » est compliqué.

Déjà, par respect. Car il s’agit d’un mot chargé de valeurs allant du nauséeux à l’admirable. Si vous vouliez un exemple du désastre humain qu’est le racisme, en voilà un.

Ensuite parce que le ressenti derrière ce mot varie énormément d’une langue à l’autre et d’un groupe à l’autre. Il n’a pas la même saveur s’il est utilisé par le grand Léopold Sédar Senghor ou par le pote du petit Donald Trump, le misérable David Duke.

Pourquoi naître esclave ? (1869), bronze de Jean-Baptiste Carpeaux.
Pourquoi naître esclave ? (1869), bronze de Jean-Baptiste Carpeaux (source : Wikimedia).

L’utilisation du mot « Nègre » dans Dead Men’s Tales

C’est pour toutes ces raisons que nous avons décidé de placer le mot « Nègre » dans la bouche de nos protagonistes, et de parfois l’utiliser au fil de la narration. Le terme choque certains lecteurs ? Alors, il y a tout un panel de questions à se poser, de réflexions à avoir. Et c’est naturel. Le contraire serait inquiétant.

À la fin du 17siècle, personne n’emploierait le terme « Noir ». Utiliser « Nègre » pour parler d’un individu reflète une certaine mentalité, un certain état des choses. Ce ressort sied à notre narration et à ce que nous disons.

Le commerce du « bois d’ébène » joue un rôle important dans Dead Men’s Tales. Les relations entre protagonistes et groupes d’individus sont définies par des notions de liberté, de nationalité, de couleur de peau ou encore de langue.

Dead Men’s Tales est-il un roman raciste et sexiste ?

Non.

Parle-t-il de racisme et de sexisme ? Absolument !

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French Days 2019 avec Violette Anthémis ! [C’est terminé]

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Une fois de plus, les French Days sont de retour ! L’occasion de faire le plein des ebooks de Violette Anthémis en éditions Cheesecake !

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Une fois de plus, les French Days sont de retour ! L’occasion de faire le plein des ebooks de Violette Anthémis en éditions Cheesecake !

Mise à jour du

Toutes les bonnes choses ayant une fin, la période de promotion est terminée. Vous voilà condamnés à payer les ebooks plein tarif, à moins de profiter des régulières promotions mensuelles.

Ben ouais. Il fallait en profiter.

Une réduction de 50 % pour les French Days

Du au , remise spéciale pour les French Days 2019 : une réduction de 50 % sur le total de votre panier (hors promotion déjà effective, non cumulable) avec le code FRENCHDAYS19.

Cette offre est valable sur toutes les publications électroniques (ebooks) de Violette Anthémis. Qu’est-ce que vous fichez encore là ?

FRENCHDAYS19

Dead-Men : Shop till you drop

Les ebooks érotiques de Violette Anthémis, Cheesecake editions

Les ebooks de Violette Anthémis (Cheesecake edition) sont des livres pour adultes : des fables érotiques légères, des petits contes coquins graveleux, des histoires sans réelle morale. Leur seul objectif est de passer un moment agréable et distrayant en charmante compagnie.

Les éditions Cheesecake sont vendues au format EPUB. Chaque livre contient un strip-tease original de Miss Edith Oswald dans le rôle de Violette Anthémis.

Egalement, chaque ebook en édition Cheesecake est livré avec une galerie exclusive de photographies de Violette nue pour illustrer un passage de la nouvelle.

Violette Anthémis lit

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Relire Notre-Dame de Paris. 1482 de Victor Hugo ? C’est l’occasion de le télécharger !

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Notre-Dame de Paris. 1482 est un roman de Victor Hugo. Après l’incendie du 15 avril 2019 de la cathédrale, c’est l’occasion de le relire.

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Avant d’être un chef-d’œuvre de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris est la cathédrale de l’archidiocèse de Paris. Vieille de plus de 850 ans, elle est située sur l’île de la Cité.

Il s’agit de l’un des monuments les plus célèbres du monde, visité par plus de 13 millions de personnes par an.

Notre-Dame de Paris est une propriété de l’État depuis la Révolution.

L’incendie de Notre-Dame de Paris

Alors que Notre-Dame de Paris, noircie par la pollution, est en rénovation depuis plusieurs mois, un incendie se déclare le .

Le feu trouve son origine dans les combles, à la base de la flèche de 93 mètres. Il emporte rapidement le toit et, à , la flèche, composée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, s’effondre.

Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019

400 pompiers maîtriseront le brasier, qui est éteint le . L’un d’eux est blessé, plusieurs autres ont été intoxiqués par les gaz et les fumées.

Quand Victor Hugo sauva la céthédrale

Un état inadmissible

Le roman historique Notre-Dame de Paris. 1482 est l’un des chefs-d’œuvre de Victor Hugo.

D’un impact culturel immense, il a été adapté de multiples fois à l’opéra, au théâtre, au cinéma, à la télévision et en bande dessinée.

Portrait de Victor Hugo
Portrait de Victor Hugo

Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris. 1482 pour sauver la cathédrale, alors dans un état inadmissible. S’il la décrit comme encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice, il souligne qu’il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.

Une lamentation que le lectorat retrouve d’ailleurs dans la préface du roman.

Sensibiliser l’opinion publique

Publié en , Notre-Dame de Paris. 1482 sensibilise l’opinion publique sur la dégradation de la cathédrale.

En , Viollet-le-Duc est retenu pour réhabiliter Notre-Dame de Paris. Et l’année suivante, une loi est votée pour sa restauration.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
Cathédrale Notre-Dame de Paris

Relire Notre-Dame de Paris. 1482

Le calvaire des morveux

Souvent imposé au collège, Notre-Dame de Paris. 1482 est généralement considéré comme un chemin de croix par les élèves. Au même titre que L’Assommoir d’Émile Zola.

C’est oublier que le roman a établi tout un pan de la mythologie française. C’est oublier qu’il est fascinant. C’est oublier que, contrairement à ce qu’en écrivit Honoré de Balzac, c’est un sacré bon bouquin !

Télécharger Notre-Dame de Paris. 1482

Maintenant que nous ne sommes plus des gavroches, pourquoi ne pas se replonger dans ce roman ?

Et figurez-vous que ça tombe bien, les ebooks de Notre-Dame de Paris. 1482 sont facilement disponibles. Bien entendu, l’idéal serait encore d’en acheter une copie chez votre libraire (à moins que vous ne souhaitiez sa disparition au profit de cochonneries comme la FNAC ou Amazon) ; je suis certaine qu’avec l’actualité, il trône en bonne place dans ses rayons.

Une mise en avant de Notre-Dame de Paris. 1482, c’est exactement ce qu’a fait la Bibliothèque numérique romande. Elle propose une version sans DRM aux formats ePUB, PDF, MOBI (Kindle), HTML et DOC/ODT (Microsoft Word, LibreOffice Writer, OpenOffice Writer).

Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est vous rendre sur la page de téléchargement de Notre-Dame de Paris. 1482 et bonne lecture !

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Fermeture de l’eBook store de Microsoft : un cas d’école d’une arnaque

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de 2 avril 2019. Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de juillet 2019, vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture.

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de . Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de , vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture, même si Microsoft précise que vous obtiendrez un remboursement complet.

Mais, je les ai achetés, ces livres, sur l’eBook store de Microsoft !

Sérieusement ? Vous en êtes encore là ?

Comme l’annonce le titre, c’est un cas d’école pour une arnaque.

Nous comprenons votre approche. Sots que vous êtes, vous associez une démarche physique à une démarche numérique. Après tout, si vous vous rendez dans une librairie pour acheter un livre, il devient votre propriété. Naturellement, vous pensez la même chose lorsque vous mettez la main au porte-monnaie en ligne.

Oui, vous avez payé quelque chose sur l’eBook store de Microsoft. Vous n’avez pas payé pour la propriété du livre, mais pour son accès.

C’est le cas chez la plupart des marchands numériques. Lisez bien les contrats avant de régler. Ils stipulent généralement que cet accès peut être retiré à tout moment.

Accepteriez-vous qu’un commerçant vienne chez vous récupérer votre achat ?

Probablement pas.

C’est pourtant exactement ce qui se passe. Avec le tout numérique, nous louons de plus en plus de choses sans le réaliser pleinement. Nous achetons une licence pour utiliser, pas pour posséder.

Une farce dont nous sommes les dindons

C’est encore plus insidieux.

Restons sur l’exemple des livres et reprenons celui de celui que vous avez acheté chez votre libraire favori. Vous l’avez lu et particulièrement apprécié. Naturellement, vous le prêtez à un ami. Ou vous l’offrez à quelqu’un. Cela fait partie intégrante de la vie d’un livre.

Essayez donc avec un eBook dont vous n’êtes pas propriétaire, tiens !

C’est la faute des pirates !

Ben voyons.

C’est ce que vous dirons les détaillants et les éditeurs de livres électroniques. Mais discutez-en donc avec le capitaine Read, qu’on rigole.

La plupart des eBooks sont vendus avec logiciel de gestion des droits numériques, ces fameux DRM, pour garantir que la copie à laquelle vous accédez a bien été achetée et payée.

De l’eBook store de Microsoft aux petits objets de tous les jours

Ça y est ? Vous avez fait votre deuil des livres achetés sur l’eBook store de Microsoft ?

Parfait. Maintenant, réfléchissez à tous ces services en ligne que vous utilisez en permanence. À tous ces appareils et périphériques connectés qui traînent chez vous. Vous n’en êtes pas propriétaire, ils sont sous licence. Si, comme pour l’eBook store de Microsoft, les serveurs sur lesquels ils s’appuient ferment, vous pouvez les envoyer à la déchetterie.

C’est déjà arrivé. Lowe’s vient juste de fermer les serveurs pour sa plateforme de maison intelligente Iris, par exemple. Essayez également de vous connecter au multijoueur de la Wii de Nintendo.

La politique de Dead-Men diffère de celle de l’eBook store de Microsoft

Oui, nous vous voyons venir. Après tout, nous vendons également des eBooks. C’est vrai. Sauf que, contrairement à l’eBook store de Microsoft, nous vous vendons les fichiers, que vous téléchargez, et qui deviennent votre propriété.

Si Dead-Men.fr venait à fermer, vous restez propriétaires de vos achats.

Mieux ! Vous pouvez même les prêter.

De rien.

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Téléchargez L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson ?

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

L’île au trésor

L’île au trésor (Treasure Island dans sa version originale) est le roman de piraterie qui a défini l’image du pirate romantique dans l’imaginaire collectif. En 300 pages, Long John Silver est devenu l’archétype du flibustier.

Un feuilleton pour la jeunesse par le Captain George North

Robert Louis Stevenson publie L’île au trésor sous forme de feuilleton pour le magazine écossais pour enfants Young Folks, de l’éditeur James Henderson. Le magazine étant hebdomadaire, la parution s’étale dans les numéros du au . L’œuvre, intitulée Treasure Island, or the mutiny of the Hispaniola, est signée « Captain George North ».

Un roman d’aventures par Robert Louis Stevenson

Stevenson apporte de nombreuses modifications à son roman avant de le publier sous forme de livre le chez l’éditeur Cassell & Co.

Les éditions Hetzel publient la première traduction en français au cours de l’année .

Couverture de Treasure Island
Treasure Island de Robert Louis Stevenson

L’île au trésor, une influence majeure

Pléthore d’adaptations

Les adaptations de L’île au trésor sont nombreuses et de qualité très variable.

Du film muet de Maurice Tourneur en 1920 à l’exécrable navet d’Alain Berbérian en 2007, le cinéma fut sans doute le premier à s’emparer du roman de Stevenson. Quitte à le transposer dans le futur (>Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures en , ou Il Pianeta Del Tesoro – Treasure Planet d’Antonio Margheriti en ) pour un résultat plus ou moins heureux. Même l’URSS s’en saisit, avec le surprenant Ostrov sokrovishch de David Cherkasski en .

Bien entendu, la télévision n’est pas en reste, que ce soit en Allemagne, au Japon ou aux États-Unis d’Amérique. La bande dessinée offre également quelques bonnes surprises. Passons outre Shin takarajima d’Osamu Tezuka en pour citer L’île au trésor de Mino Milani et Hugo Pratt, et surtout Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray.

Et s’il ne fallait en retenir que quelques-unes ?

Et bien, le choix serait assez simple, bien que fourni en réalité :

  • le film Treasure Island de Maurice Tourneur ()
  • le film Treasure Island de Victor Fleming ()
  • l’adaptation radiophonique de Treasure Island d’Orson Welles ()
  • l’enregistrement audio de Columbia Masterworks Records ()
  • le film Treasure Island de Byron Haskin (), le premier film en prises de vue réelles des studios
  • le film Ostrov sokrovishch de Vladimir Vorobyov ()
  • le film d’animation Ostrov sokrovishch de David Cherkasski ()
  • les jeux vidéo Monkey Island ()
  • le livre Long John Silver de Björn Larsson ()
  • le film d’animation Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures ()
  • la bande dessinée Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray ()
  • la série télévisée Black Sails ()
La carte de L'île au trésor par Robert Louis Stevenson
La carte de L’île au trésor par Robert Louis Stevenson

Tout ça, c’est bien beau, mais où je peux télécharger le livre ?

L’île au trésor est disponible gratuitement sur plusieurs plateformes. La Bibliothèque électronique du Québec propose une traduction en français par André Laurie. Pour celles et ceux qui préfèrent lire le roman en anglais, Le Projet Gutenberg fournit différentes éditions.

Notez que les anglophones peuvent aussi se régaler avec l’adaptation radiophonique de The Mercury Theatre on the Air, disponible gratuitement.

Nous conservons également deux exemplaires, la traduction française d’André Laurie, et la version originale.

Bonne lecture !

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Où l’on cause une fois de plus de Dead Men’s Tales

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Quelque chose est arrivé concernant Dead Men’s Tales. Quelque chose qui m’a mis du baume au cœur : la page produit du roman sur la piraterie a été créée.

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Dimanche, quelque chose est arrivé concernant Dead Men’s Tales. Quelque chose qui m’a mis du baume au cœur.

L’œil vide et la bouche grande ouverte, je consultais les nouvelles du week-end avant de commencer à travailler sur les péripéties des pirates. Comme la perspective de passer de nombreuses heures dans une documentation ardue ne m’enthousiasmait guère, je prenais tout mon temps, laissant à mon cerveau le loisir de se mettre en branle.

Je pondérais mollement l’inanité d’un certain président d’une certaine République (dont je tairai le nom pour ne pas embarrasser madame Trogneux Macron ex-Auzière) lorsqu’une notification attira mon attention défaillante.

La page produit pour Dead Men’s Tales venait d’être créée.

La page produit pour Dead Men’s Tales

Je suis immédiatement allé voir, forcément.

Page produit pour le roman Dead Men’s Tales
Le brouillon de page produit pour le roman Dead Men’s Tales

Bon, il ne s’agit que d’un brouillon en mode privé, elle est loin d’être terminée. Et pire, les informations sont bancales. Mais là n’est pas la question. Après toutes ces années à ramer contre la marée sur la saga Dead Men, cette simple vision a rendu l’aventure soudain très concrète.

Et par les divinités qui ont les faveurs des Hommes en ce moment, ça fait du bien !

La pâte à fougasse (métaphore)

C’est qu’il y a quelque chose d’un peu déprimant à toujours revenir à la même chose. Depuis trop longtemps, ma principale vision de Dead Men’s Tales s’est résumée à une série de dossiers et de documents LibreOffice. Et là, en quelques jours, deux choses sont arrivées :

  • j’ai terminé la première partie ;
  • le brouillon de la page produit est apparu.
Plan de travail pour Dead Men’s Tales
Plan de travail pour Dead Men’s Tales

C’est la métaphore de la pâte à fougasse de Dead Woman Sonia (ne vous inquiétez pas, moi non plus je n’avais aucune idée de ce dont elle parlait sur le moment). On malaxe la pâte sans fin, et elle colle aux doigts jusqu’au dernier moment. Ce n’est qu’une fois le doute proprement installé qu’elle décide de prendre une texture convenable.

Mise au point concernant Dead Men’s Tales

Alors non, nous ne sommes pas à deux ou trois jours du lancement du roman. Tant s’en faut. Mais moralement, une étape vient d’être franchie. Car à partir de maintenant, pour DM JM, je serai catalogué systématiquement comme « en retard ».

Concrètement, environ un tiers du roman est écrit. Ce tiers est corrigé à 90 %. Il reste donc un sacré paquet de pages à réaliser et à corriger. Une fois ce sacré paquet de pages réalisé et corrigé, il y aura une relecture complète. Après quoi, Dead Men’s Tales sera officiellement terminé.

En attendant, je suis joie.

Dead Man Paul

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La règle de proximité : quand ni le féminin ni le masculin ne l’emportent dans la grammaire

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La règle de proximité pour les accords est une règle de grammaire ancienne et égalitaire. Et contrairement à celle affirmant que le masculin l’emporte sur le féminin, elle a les faveurs de l’Histoire et de la morale (au sens noble).

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La règle de proximité pour les accords est une règle de grammaire ancienne et égalitaire. Et contrairement à celle affirmant que le masculin l’emporte sur le féminin, elle a les faveurs de l’Histoire et de la morale (au sens noble).

À l’heure où les revendications féministes sont de plus en plus présentes, il est peut-être temps d’y revenir.

Le masculin l’emporte sur le féminin

Cette règle admise par tous les écoliers n’est établie que depuis le 18siècle.

En 1675, l’abbé Bouhours affirme que lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. C’est d’une certaine logique dans un monde féodal.

Et en 1767, le grammairien Nicolas Beauzée précise que le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. Nous y voilà.

La règle de proximité

Cette règle se pratiquait en grec ancien, en latin et en français. Je précise pour nos lecteurs réactionnaires qui regrettent systématique le temps passé : telle était la norme au Moyen Âge. L’exemple de la Chanson de Roland revient régulièrement. Mais nous lui préférons Racine : Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières, consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières.

La règle de proximité est simple : on accorde l’adjectif avec le nom le plus proche. Une fois le réflexe scolaire passé, c’est élégant, plaisant à l’oreille, et surtout, c’est souple. Par exemple :

  • règle du genre : l’homme et la femme sont présents
  • règle de proximité :
    • l’homme et la femme sont présentes
    • la femme et l’homme sont présents

Au Quebec, cette règle de proximité est de plus en plus courante.

Quelle importance ?

En 1956, le linguiste et anthropologue Benjamin Lee Whorf émet l’hypothèse suivante :

Nous sommes incités à penser le langage comme une simple technique d’expression, or nous ne réalisons pas que dans un premier lieu le langage est une classification et un arrangement du flux de nos expériences sensorielles qui résultent d’un certain ordre du monde, un certain segment du monde qui est facilement exprimé par le type de signification symbolique que le langage emploie.

L’hypothèse de Sapir-Whorf soutient que les représentations mentales dépendent des catégories linguistiques, autrement dit que la façon dont on perçoit le monde dépend du langage. L’opposé consiste à défendre que la langue reflète la culture.

Notre avis chez Dead-Men vous intéresse ? Non ? Tant pis, je vous le donne quand même : la réalité se situe entre les deux, de manière difficilement quantifiable, mais certainement pas innocente.

L’angle socio-économique

C’est l’angle choisi en 2012 par les chercheurs Victor Gay, Estefania Santacreu-Vasut et Amir Shoham pour montrer l’existence d’un lien entre usages grammaticaux, professionnalisation et habitudes de vie des femmes.

Ils y déclarent que le besoin d’attribuer un genre à un objet (masculin ou féminin) incite à renforcer les stéréotypes en lui attribuant des qualités « masculines » ou « féminines ». Pour simplifier, la grammaire peut influencer les représentations sociales du masculin et du féminin.

L’architecture de la pensée

Dans un article du journal Le Monde daté du 14 janvier 2012, Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, explique que la langue est l’architecture de la pensée. Elle y préconise d’adopter la règle de proximité, qui est plus simple et plus esthétique. Elle sonne mieux à l’oreille, elle offre plus de liberté dans l’écriture, et surtout, elle est plus égalitaire.

Nos braves Académiciens qui, aujourd’hui, observent avec une grandeur émérite l’évolution de la féminisation des noms de métiers en appelaient au président de la République lorsqu’Élisabeth Guigou ou Martine Aubry avaient eu l’audace de se faire désigner par « Madame la ministre » ! Les Immortels parlent d’une affaire qui, dans les hauteurs de l’État, porte atteinte à la langue française, pas moins !

La règle de proximité, l’ancêtre des revendications linguistiques

De nombreuses revendications et évolutions linguistiques font écho à la règle de proximité.

Ainsi, . Mais également l’inclusivité dans l’écriture, même si elle est parfois lourde et maladroite : « marchand. e », « marchand/e », marchande/marchant, etc.

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La féminisation des noms de métiers, comment ça marche ?

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Il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge. Voilà ce qu’a publié jeudi 28 février la pourtant très conservatrice Académie française dans son rapport intitulé La féminisation des noms de métiers et de fonctions.

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Il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge. Voilà ce qu’a publié jeudi 28 février la pourtant très conservatrice Académie française dans son rapport intitulé La féminisation des noms de métiers et de fonctions.

Parfois, nous trouvons quelque chose d’intéressant dans le méandre commercial réactionnaire qu’est devenu Internet. Entre ceux qui nous vendent du plastique et ceux qui tentent de nous faire croire que la Terre est plate, il existe encore des merveilles du temps où nous nous imaginions que le web servirait à diffuser le savoir et les connaissances.

Le Projet Voltaire fait partie de ces « parfois », toujours à l’affût d’une opportunité pour nous aider à maîtriser ce monstre d’aberrations qu’est la langue française. Et ça tombe bien, car ils ont synthétisé un rapport de vingt pages en quelques lignes claires. Et c’est exactement ce que nous nous proposons de pomper reprendre.

Alors ? Est-ce la solution à tous vos problèmes ? Bien sûr que non ! C’est l’Académie française, ça serait trop simple. De plus, la langue a subi quelques dizaines de décennies de pression patriarcale qui sont restées bien ancrées.

Féminisation des noms de métiers épicènes

La règle générale : le déterminant

La réponse est quasiment dans le titre, puisque l’on parle de noms qui ont la même forme indépendamment du genre. Ainsi, seul le déterminant permet de différencier masculin et féminin.

C’est le cas, par exemple de noms comme « antiquaire », « journaliste », « fonctionnaire », « photographe », « zoologue », « poète », « peintre » ou « maire ».

Des exceptions traditionnelles en « -esse » ?

En français, on ne peut établir une règle sans définir ses exceptions.

L’Académie précise dans son rapport qu’il existe un usage ancien consistant à féminiser le nom de manière plus marquée. Le féminin traditionnel de « maître » est « maîtresse », presque tout le monde est d’accord. Pourtant, la forme “ maître ” semble se maintenir dans le titre des gens de loi (avocat, huissier, notaire…) et dans d’autres noms comme “ maître d’œuvre ” et “ maître d’ouvrage ”.

Les substantifs en « -o »

Les « Immortels » du quai Conti précisent également qu’il en va de même pour les substantifs dont le masculin se termine par “ o ” (“ une dactylo ”, “ une imprésario ”, “ une soprano ”).

La féminisation des noms de métiers terminés par une consonne

La règle générale : le féminin se termine en « -e »

La règle a toujours été simple : le féminin se marque par l’ajout d’un « e » final, sans oublier les cas échéants l’accent grave ou la double consonne.

Ainsi, le féminin d’« artisan » est « artisane », celui de « banquier » est « banquière » et celui de « maçon » est « maçonne ». Rien de bien compliqué.

Des exceptions en cas de confusion

Il arrive que le féminin d’un nom désigne quelque chose d’autre que la discipline. Le Projet Voltaire donne les exemples de « médecin », « marin » et « camelot ». à cela, l’Académie préconise tout simplement une forme détournée : « femme médecin », « femme marin », « femme camelot », etc.

L’article cite aussi Alain Rey, qui se penche sur les cas particuliers de plombière et pompière : les formes plombière et pompière (et donc sapeuse-pompière) sont tout à fait envisageables, même si elles “ ne sonnent pas très bien ”.Le lexicographe indique également que plombière est le nom d’une glace (aux fruits confits). C’est vrai que ça arrache l’oreille.

La féminisation des noms de métiers en « -eur »

La règle générale : le féminin en « -euse » et en « -eure »

Le féminin en « -euse » s’emploie lorsqu’un verbe correspond au nom, ou s’il s’agit d’une discipline sportive. Ainsi, le verbe « chômer » donne le nom « chômeur », dont le féminin est « chômeuse ». Tout comme le féminin de « footballeur » est « footballeuse ». C’est du niveau d’avant le primaire, ça ne devrait donc poser aucun problème.

Le féminin en « -eure » (avec un « e » muet) s’emploie dans les autres cas. Votre proviseure n’est pas une « proviseuse ».

L’exception du professeur

Toujours citant Alain Rey, l’article précise qu’il laisse le choix entre professeuse (il est vrai que le verbe professer existe), professoresse (sur le modèle de l’italien professoressa) ou professeure, à l’instar des Québécois.

Et le lexicographe de souligner que le féminin en -eure a un inconvénient assez grave : il ne se marque qu’à l’écrit. À la prononciation, c’est la même chose. C’est une féminisation partielle et des féministes ont raison de protester : si à l’oral, on ne fait pas la différence, on est revenu à la case départ.

La féminisation des noms de métiers en « -teur »

Ce qu’en dit l’Académie française

Le féminin en « -teuse » s’emploie lorsqu’un verbe correspond au nom (et j’ai la sensation de me répéter). Le verbe « colporter » donne le nom « colporteur », dont le féminin « colporteuse » est bien connu des lecteurs de Violette Anthémis.

Le féminin en « -trice » s’applique, pour faire simple, dans les autres cas. En l’absence d’un verbe ou quand le verbe ne comporte pas de “ t ” dans sa terminaison.

Ce qu’en disent les « Mortels »

Le verbe « inspecter » donne le nom « inspecteur », dont le féminin est pourtant « inspectrice », et non « inspecteuse ». À juste titre, le Projet Voltaire en cite une ribambelle : auditrice, éditrice, inspectrice ou encore sculptrice. Il insiste sur le fait que la distinction qu’opère l’Académie est loin d’être fiable !

L’auteuse auteure/autrice précise aussi que l’usage du féminin de « docteur » s’en tenait à la forme masculine (une docteur ou une femme docteur), désormais c’est la forme docteure qui semble s’imposer, supplantant doctoresse.

Justement, à propos de Sandrine Campese, qui a écrit l’article sur le Projet Volaire : en est-elle l’« auteure » ou l’« autrice » ?

La première variation est la plus courante. Mais la seconde tournure s’employait historiquement et jouit de la faveur des universitaires.

Une fois de plus, nous pouvons compter sur l’Académie française pour clarifier la situation : Les raisons qui, en certains cas, s’opposent à la féminisation ne peuvent être a priori considérées comme irrecevables. Les écueils sont souvent d’ordre pratique — des solutions peuvent alors être envisagées pour parvenir à une féminisation respectueuse des règles fondamentales de la langue —, mais parfois aussi d’ordre psychologique, et il convient de prendre toute la mesure des résistances à l’emploi de certaines formes particulières. Sic.

La féminisation des noms de grades dans l’armée

Féminisation martiale

Ce n’est pas une blague, mais la féminisation des grades militaires est fixée par un décret. Une fois de plus, l’article en cite pléthore : adjudante, caporale, colonelle, générale, lieutenante, préfète, sergente, etc.

Le « chef » rend chèvre

Je vais commencer par m’excuser pour ce jeu de mots pourri.

Ensuite, je vais tout de suite balancer que le féminin le plus courant de « chef » est « cheffe ». Notons que la remarque d’Alain Rey concernant la prononciation identique reste ici valable. Constatons également que d’autres formes existent et sont admises. Comme l’invariabilité (« la chef »), « chèfe », « chève » (d’où le jeu de mots foireux, pour ceux qui peinent à suivre), « cheffesse » (la forme ancienne, mais là, je vote contre) ou encore « cheftaine » si vous êtes scout(e) ou guide.

Toutefois, au sein de l’armée, « chef » est invariable puisque son utilisation est adverbiale : « en chef ». Donc, nous aurons une « sergente-chef » et non pas une « sergente-cheffesse ».

La féminisation, c’est simple, n’est-ce pas ?

Oui et non.

Dans l’absolu, ces règles ne sont pas très compliquées pour un francophone. Pour les non-francophones, cela représente cinq cas spécifiques avec leurs lots d’exceptions.

Reste également la volonté très marquée de ne pas froisser les sensibilités des uns et des autres plutôt que de s’attaquer à la question sociale de la considération des femmes.

En résumé, ce rapport est une démarche bienvenue très dans l’air du temps. Toutefois, il constate plus qu’il érige ou sacralise. Nous demeurons bien loin de la souplesse que connaissait le français il y a encore quelques siècles.

Ce que nous nous proposons d’aborder dans l’article suivant :La règle de proximité : quand ni le féminin ni le masculin ne l’emportent dans la grammaire.

Pour ceux que le rapport intéresse, il est disponible sur le site de l’Académie française (connexion non sécurisée). Nous en conservons également une copie sur nos serveurs et une copie sur Google Drive.

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