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Relire Notre-Dame de Paris. 1482 de Victor Hugo ? C’est l’occasion de le télécharger !

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Notre-Dame de Paris. 1482 est un roman de Victor Hugo. Après l’incendie du 15 avril 2019 de la cathédrale, c’est l’occasion de le relire.

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Avant d’être un chef-d’œuvre de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris est la cathédrale de l’archidiocèse de Paris. Vieille de plus de 850 ans, elle est située sur l’île de la Cité.

Il s’agit de l’un des monuments les plus célèbres du monde, visité par plus de 13 millions de personnes par an.

Notre-Dame de Paris est une propriété de l’État depuis la Révolution.

L’incendie de Notre-Dame de Paris

Alors que Notre-Dame de Paris, noircie par la pollution, est en rénovation depuis plusieurs mois, un incendie se déclare le .

Le feu trouve son origine dans les combles, à la base de la flèche de 93 mètres. Il emporte rapidement le toit et, à , la flèche, composée de 500 tonnes de bois et 250 tonnes de plomb, s’effondre.

Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019
Incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019

400 pompiers maîtriseront le brasier, qui est éteint le . L’un d’eux est blessé, plusieurs autres ont été intoxiqués par les gaz et les fumées.

Quand Victor Hugo sauva la céthédrale

Un état inadmissible

Le roman historique Notre-Dame de Paris. 1482 est l’un des chefs-d’œuvre de Victor Hugo.

D’un impact culturel immense, il a été adapté de multiples fois à l’opéra, au théâtre, au cinéma, à la télévision et en bande dessinée.

Portrait de Victor Hugo
Portrait de Victor Hugo

Victor Hugo écrit Notre-Dame de Paris. 1482 pour sauver la cathédrale, alors dans un état inadmissible. S’il la décrit comme encore aujourd’hui un majestueux et sublime édifice, il souligne qu’il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s’indigner devant des dégradations, des mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne qui avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.

Une lamentation que le lectorat retrouve d’ailleurs dans la préface du roman.

Sensibiliser l’opinion publique

Publié en , Notre-Dame de Paris. 1482 sensibilise l’opinion publique sur la dégradation de la cathédrale.

En , Viollet-le-Duc est retenu pour réhabiliter Notre-Dame de Paris. Et l’année suivante, une loi est votée pour sa restauration.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
Cathédrale Notre-Dame de Paris

Relire Notre-Dame de Paris. 1482

Le calvaire des morveux

Souvent imposé au collège, Notre-Dame de Paris. 1482 est généralement considéré comme un chemin de croix par les élèves. Au même titre que L’Assommoir d’Émile Zola.

C’est oublier que le roman a établi tout un pan de la mythologie française. C’est oublier qu’il est fascinant. C’est oublier que, contrairement à ce qu’en écrivit Honoré de Balzac, c’est un sacré bon bouquin !

Télécharger Notre-Dame de Paris. 1482

Maintenant que nous ne sommes plus des gavroches, pourquoi ne pas se replonger dans ce roman ?

Et figurez-vous que ça tombe bien, les ebooks de Notre-Dame de Paris. 1482 sont facilement disponibles. Bien entendu, l’idéal serait encore d’en acheter une copie chez votre libraire (à moins que vous ne souhaitiez sa disparition au profit de cochonneries comme la FNAC ou Amazon) ; je suis certaine qu’avec l’actualité, il trône en bonne place dans ses rayons.

Une mise en avant de Notre-Dame de Paris. 1482, c’est exactement ce qu’a fait la Bibliothèque numérique romande. Elle propose une version sans DRM aux formats ePUB, PDF, MOBI (Kindle), HTML et DOC/ODT (Microsoft Word, LibreOffice Writer, OpenOffice Writer).

Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est vous rendre sur la page de téléchargement de Notre-Dame de Paris. 1482 et bonne lecture !

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Fermeture de l’eBook store de Microsoft : un cas d’école d’une arnaque

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de 2 avril 2019. Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de juillet 2019, vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture.

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Le magasin d’eBooks de Microsoft a fermé ses portes de . Vous y aviez acheté des livres ? Et bien c’est tant pis pour vous ! À partir de , vos livres numériques ne seront plus disponibles à la lecture, même si Microsoft précise que vous obtiendrez un remboursement complet.

Mais, je les ai achetés, ces livres, sur l’eBook store de Microsoft !

Sérieusement ? Vous en êtes encore là ?

Comme l’annonce le titre, c’est un cas d’école pour une arnaque.

Nous comprenons votre approche. Sots que vous êtes, vous associez une démarche physique à une démarche numérique. Après tout, si vous vous rendez dans une librairie pour acheter un livre, il devient votre propriété. Naturellement, vous pensez la même chose lorsque vous mettez la main au porte-monnaie en ligne.

Oui, vous avez payé quelque chose sur l’eBook store de Microsoft. Vous n’avez pas payé pour la propriété du livre, mais pour son accès.

C’est le cas chez la plupart des marchands numériques. Lisez bien les contrats avant de régler. Ils stipulent généralement que cet accès peut être retiré à tout moment.

Accepteriez-vous qu’un commerçant vienne chez vous récupérer votre achat ?

Probablement pas.

C’est pourtant exactement ce qui se passe. Avec le tout numérique, nous louons de plus en plus de choses sans le réaliser pleinement. Nous achetons une licence pour utiliser, pas pour posséder.

Une farce dont nous sommes les dindons

C’est encore plus insidieux.

Restons sur l’exemple des livres et reprenons celui de celui que vous avez acheté chez votre libraire favori. Vous l’avez lu et particulièrement apprécié. Naturellement, vous le prêtez à un ami. Ou vous l’offrez à quelqu’un. Cela fait partie intégrante de la vie d’un livre.

Essayez donc avec un eBook dont vous n’êtes pas propriétaire, tiens !

C’est la faute des pirates !

Ben voyons.

C’est ce que vous dirons les détaillants et les éditeurs de livres électroniques. Mais discutez-en donc avec le capitaine Read, qu’on rigole.

La plupart des eBooks sont vendus avec logiciel de gestion des droits numériques, ces fameux DRM, pour garantir que la copie à laquelle vous accédez a bien été achetée et payée.

De l’eBook store de Microsoft aux petits objets de tous les jours

Ça y est ? Vous avez fait votre deuil des livres achetés sur l’eBook store de Microsoft ?

Parfait. Maintenant, réfléchissez à tous ces services en ligne que vous utilisez en permanence. À tous ces appareils et périphériques connectés qui traînent chez vous. Vous n’en êtes pas propriétaire, ils sont sous licence. Si, comme pour l’eBook store de Microsoft, les serveurs sur lesquels ils s’appuient ferment, vous pouvez les envoyer à la déchetterie.

C’est déjà arrivé. Lowe’s vient juste de fermer les serveurs pour sa plateforme de maison intelligente Iris, par exemple. Essayez également de vous connecter au multijoueur de la Wii de Nintendo.

La politique de Dead-Men diffère de celle de l’eBook store de Microsoft

Oui, nous vous voyons venir. Après tout, nous vendons également des eBooks. C’est vrai. Sauf que, contrairement à l’eBook store de Microsoft, nous vous vendons les fichiers, que vous téléchargez, et qui deviennent votre propriété.

Si Dead-Men.fr venait à fermer, vous restez propriétaires de vos achats.

Mieux ! Vous pouvez même les prêter.

De rien.

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Téléchargez L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson ?

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

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Nous parlons beaucoup de L’île au trésor de Stevenson et vous n’avez jamais lu le roman ? Voici l’occasion de le télécharger gratuitement et de combler cette atroce lacune.

L’île au trésor

L’île au trésor (Treasure Island dans sa version originale) est le roman de piraterie qui a défini l’image du pirate romantique dans l’imaginaire collectif. En 300 pages, Long John Silver est devenu l’archétype du flibustier.

Un feuilleton pour la jeunesse par le Captain George North

Robert Louis Stevenson publie L’île au trésor sous forme de feuilleton pour le magazine écossais pour enfants Young Folks, de l’éditeur James Henderson. Le magazine étant hebdomadaire, la parution s’étale dans les numéros du au . L’œuvre, intitulée Treasure Island, or the mutiny of the Hispaniola, est signée « Captain George North ».

Un roman d’aventures par Robert Louis Stevenson

Stevenson apporte de nombreuses modifications à son roman avant de le publier sous forme de livre le chez l’éditeur Cassell & Co.

Les éditions Hetzel publient la première traduction en français au cours de l’année .

Couverture de Treasure Island
Treasure Island de Robert Louis Stevenson

L’île au trésor, une influence majeure

Pléthore d’adaptations

Les adaptations de L’île au trésor sont nombreuses et de qualité très variable.

Du film muet de Maurice Tourneur en 1920 à l’exécrable navet d’Alain Berbérian en 2007, le cinéma fut sans doute le premier à s’emparer du roman de Stevenson. Quitte à le transposer dans le futur (>Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures en , ou Il Pianeta Del Tesoro – Treasure Planet d’Antonio Margheriti en ) pour un résultat plus ou moins heureux. Même l’URSS s’en saisit, avec le surprenant Ostrov sokrovishch de David Cherkasski en .

Bien entendu, la télévision n’est pas en reste, que ce soit en Allemagne, au Japon ou aux États-Unis d’Amérique. La bande dessinée offre également quelques bonnes surprises. Passons outre Shin takarajima d’Osamu Tezuka en pour citer L’île au trésor de Mino Milani et Hugo Pratt, et surtout Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray.

Et s’il ne fallait en retenir que quelques-unes ?

Et bien, le choix serait assez simple, bien que fourni en réalité :

  • le film Treasure Island de Maurice Tourneur ()
  • le film Treasure Island de Victor Fleming ()
  • l’adaptation radiophonique de Treasure Island d’Orson Welles ()
  • l’enregistrement audio de Columbia Masterworks Records ()
  • le film Treasure Island de Byron Haskin (), le premier film en prises de vue réelles des studios
  • le film Ostrov sokrovishch de Vladimir Vorobyov ()
  • le film d’animation Ostrov sokrovishch de David Cherkasski ()
  • les jeux vidéo Monkey Island ()
  • le livre Long John Silver de Björn Larsson ()
  • le film d’animation Treasure Planet des studios Walt Disney Pictures ()
  • la bande dessinée Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray ()
  • la série télévisée Black Sails ()
La carte de L'île au trésor par Robert Louis Stevenson
La carte de L’île au trésor par Robert Louis Stevenson

Tout ça, c’est bien beau, mais où je peux télécharger le livre ?

L’île au trésor est disponible gratuitement sur plusieurs plateformes. La Bibliothèque électronique du Québec propose une traduction en français par André Laurie. Pour celles et ceux qui préfèrent lire le roman en anglais, Le Projet Gutenberg fournit différentes éditions.

Notez que les anglophones peuvent aussi se régaler avec l’adaptation radiophonique de The Mercury Theatre on the Air, disponible gratuitement.

Nous conservons également deux exemplaires, la traduction française d’André Laurie, et la version originale.

Bonne lecture !

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Où l’on cause une fois de plus de Dead Men’s Tales

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Quelque chose est arrivé concernant Dead Men’s Tales. Quelque chose qui m’a mis du baume au cœur : la page produit du roman sur la piraterie a été créée.

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Dimanche, quelque chose est arrivé concernant Dead Men’s Tales. Quelque chose qui m’a mis du baume au cœur.

L’œil vide et la bouche grande ouverte, je consultais les nouvelles du week-end avant de commencer à travailler sur les péripéties des pirates. Comme la perspective de passer de nombreuses heures dans une documentation ardue ne m’enthousiasmait guère, je prenais tout mon temps, laissant à mon cerveau le loisir de se mettre en branle.

Je pondérais mollement l’inanité d’un certain président d’une certaine République (dont je tairai le nom pour ne pas embarrasser madame Trogneux Macron ex-Auzière) lorsqu’une notification attira mon attention défaillante.

La page produit pour Dead Men’s Tales venait d’être créée.

La page produit pour Dead Men’s Tales

Je suis immédiatement allé voir, forcément.

Page produit pour le roman Dead Men’s Tales
Le brouillon de page produit pour le roman Dead Men’s Tales

Bon, il ne s’agit que d’un brouillon en mode privé, elle est loin d’être terminée. Et pire, les informations sont bancales. Mais là n’est pas la question. Après toutes ces années à ramer contre la marée sur la saga Dead Men, cette simple vision a rendu l’aventure soudain très concrète.

Et par les divinités qui ont les faveurs des Hommes en ce moment, ça fait du bien !

La pâte à fougasse (métaphore)

C’est qu’il y a quelque chose d’un peu déprimant à toujours revenir à la même chose. Depuis trop longtemps, ma principale vision de Dead Men’s Tales s’est résumée à une série de dossiers et de documents LibreOffice. Et là, en quelques jours, deux choses sont arrivées :

  • j’ai terminé la première partie ;
  • le brouillon de la page produit est apparu.
Plan de travail pour Dead Men’s Tales
Plan de travail pour Dead Men’s Tales

C’est la métaphore de la pâte à fougasse de Dead Woman Sonia (ne vous inquiétez pas, moi non plus je n’avais aucune idée de ce dont elle parlait sur le moment). On malaxe la pâte sans fin, et elle colle aux doigts jusqu’au dernier moment. Ce n’est qu’une fois le doute proprement installé qu’elle décide de prendre une texture convenable.

Mise au point concernant Dead Men’s Tales

Alors non, nous ne sommes pas à deux ou trois jours du lancement du roman. Tant s’en faut. Mais moralement, une étape vient d’être franchie. Car à partir de maintenant, pour DM JM, je serai catalogué systématiquement comme « en retard ».

Concrètement, environ un tiers du roman est écrit. Ce tiers est corrigé à 90 %. Il reste donc un sacré paquet de pages à réaliser et à corriger. Une fois ce sacré paquet de pages réalisé et corrigé, il y aura une relecture complète. Après quoi, Dead Men’s Tales sera officiellement terminé.

En attendant, je suis joie.

Dead Man Paul

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La règle de proximité : quand ni le féminin ni le masculin ne l’emportent dans la grammaire

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La règle de proximité pour les accords est une règle de grammaire ancienne et égalitaire. Et contrairement à celle affirmant que le masculin l’emporte sur le féminin, elle a les faveurs de l’Histoire et de la morale (au sens noble).

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La règle de proximité pour les accords est une règle de grammaire ancienne et égalitaire. Et contrairement à celle affirmant que le masculin l’emporte sur le féminin, elle a les faveurs de l’Histoire et de la morale (au sens noble).

À l’heure où les revendications féministes sont de plus en plus présentes, il est peut-être temps d’y revenir.

Le masculin l’emporte sur le féminin

Cette règle admise par tous les écoliers n’est établie que depuis le 18siècle.

En 1675, l’abbé Bouhours affirme que lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. C’est d’une certaine logique dans un monde féodal.

Et en 1767, le grammairien Nicolas Beauzée précise que le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. Nous y voilà.

La règle de proximité

Cette règle se pratiquait en grec ancien, en latin et en français. Je précise pour nos lecteurs réactionnaires qui regrettent systématique le temps passé : telle était la norme au Moyen Âge. L’exemple de la Chanson de Roland revient régulièrement. Mais nous lui préférons Racine : Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières, consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières.

La règle de proximité est simple : on accorde l’adjectif avec le nom le plus proche. Une fois le réflexe scolaire passé, c’est élégant, plaisant à l’oreille, et surtout, c’est souple. Par exemple :

  • règle du genre : l’homme et la femme sont présents
  • règle de proximité :
    • l’homme et la femme sont présentes
    • la femme et l’homme sont présents

Au Quebec, cette règle de proximité est de plus en plus courante.

Quelle importance ?

En 1956, le linguiste et anthropologue Benjamin Lee Whorf émet l’hypothèse suivante :

Nous sommes incités à penser le langage comme une simple technique d’expression, or nous ne réalisons pas que dans un premier lieu le langage est une classification et un arrangement du flux de nos expériences sensorielles qui résultent d’un certain ordre du monde, un certain segment du monde qui est facilement exprimé par le type de signification symbolique que le langage emploie.

L’hypothèse de Sapir-Whorf soutient que les représentations mentales dépendent des catégories linguistiques, autrement dit que la façon dont on perçoit le monde dépend du langage. L’opposé consiste à défendre que la langue reflète la culture.

Notre avis chez Dead-Men vous intéresse ? Non ? Tant pis, je vous le donne quand même : la réalité se situe entre les deux, de manière difficilement quantifiable, mais certainement pas innocente.

L’angle socio-économique

C’est l’angle choisi en 2012 par les chercheurs Victor Gay, Estefania Santacreu-Vasut et Amir Shoham pour montrer l’existence d’un lien entre usages grammaticaux, professionnalisation et habitudes de vie des femmes.

Ils y déclarent que le besoin d’attribuer un genre à un objet (masculin ou féminin) incite à renforcer les stéréotypes en lui attribuant des qualités « masculines » ou « féminines ». Pour simplifier, la grammaire peut influencer les représentations sociales du masculin et du féminin.

L’architecture de la pensée

Dans un article du journal Le Monde daté du 14 janvier 2012, Jacqueline Costa-Lascoux, directrice de recherche au CNRS, explique que la langue est l’architecture de la pensée. Elle y préconise d’adopter la règle de proximité, qui est plus simple et plus esthétique. Elle sonne mieux à l’oreille, elle offre plus de liberté dans l’écriture, et surtout, elle est plus égalitaire.

Nos braves Académiciens qui, aujourd’hui, observent avec une grandeur émérite l’évolution de la féminisation des noms de métiers en appelaient au président de la République lorsqu’Élisabeth Guigou ou Martine Aubry avaient eu l’audace de se faire désigner par « Madame la ministre » ! Les Immortels parlent d’une affaire qui, dans les hauteurs de l’État, porte atteinte à la langue française, pas moins !

La règle de proximité, l’ancêtre des revendications linguistiques

De nombreuses revendications et évolutions linguistiques font écho à la règle de proximité.

Ainsi, . Mais également l’inclusivité dans l’écriture, même si elle est parfois lourde et maladroite : « marchand. e », « marchand/e », marchande/marchant, etc.

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La féminisation des noms de métiers, comment ça marche ?

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Il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge. Voilà ce qu’a publié jeudi 28 février la pourtant très conservatrice Académie française dans son rapport intitulé La féminisation des noms de métiers et de fonctions.

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Il n’existe aucun obstacle de principe à la féminisation des noms de métiers et de professions. Celle-ci relève d’une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge. Voilà ce qu’a publié jeudi 28 février la pourtant très conservatrice Académie française dans son rapport intitulé La féminisation des noms de métiers et de fonctions.

Parfois, nous trouvons quelque chose d’intéressant dans le méandre commercial réactionnaire qu’est devenu Internet. Entre ceux qui nous vendent du plastique et ceux qui tentent de nous faire croire que la Terre est plate, il existe encore des merveilles du temps où nous nous imaginions que le web servirait à diffuser le savoir et les connaissances.

Le Projet Voltaire fait partie de ces « parfois », toujours à l’affût d’une opportunité pour nous aider à maîtriser ce monstre d’aberrations qu’est la langue française. Et ça tombe bien, car ils ont synthétisé un rapport de vingt pages en quelques lignes claires. Et c’est exactement ce que nous nous proposons de pomper reprendre.

Alors ? Est-ce la solution à tous vos problèmes ? Bien sûr que non ! C’est l’Académie française, ça serait trop simple. De plus, la langue a subi quelques dizaines de décennies de pression patriarcale qui sont restées bien ancrées.

Féminisation des noms de métiers épicènes

La règle générale : le déterminant

La réponse est quasiment dans le titre, puisque l’on parle de noms qui ont la même forme indépendamment du genre. Ainsi, seul le déterminant permet de différencier masculin et féminin.

C’est le cas, par exemple de noms comme « antiquaire », « journaliste », « fonctionnaire », « photographe », « zoologue », « poète », « peintre » ou « maire ».

Des exceptions traditionnelles en « -esse » ?

En français, on ne peut établir une règle sans définir ses exceptions.

L’Académie précise dans son rapport qu’il existe un usage ancien consistant à féminiser le nom de manière plus marquée. Le féminin traditionnel de « maître » est « maîtresse », presque tout le monde est d’accord. Pourtant, la forme “ maître ” semble se maintenir dans le titre des gens de loi (avocat, huissier, notaire…) et dans d’autres noms comme “ maître d’œuvre ” et “ maître d’ouvrage ”.

Les substantifs en « -o »

Les « Immortels » du quai Conti précisent également qu’il en va de même pour les substantifs dont le masculin se termine par “ o ” (“ une dactylo ”, “ une imprésario ”, “ une soprano ”).

La féminisation des noms de métiers terminés par une consonne

La règle générale : le féminin se termine en « -e »

La règle a toujours été simple : le féminin se marque par l’ajout d’un « e » final, sans oublier les cas échéants l’accent grave ou la double consonne.

Ainsi, le féminin d’« artisan » est « artisane », celui de « banquier » est « banquière » et celui de « maçon » est « maçonne ». Rien de bien compliqué.

Des exceptions en cas de confusion

Il arrive que le féminin d’un nom désigne quelque chose d’autre que la discipline. Le Projet Voltaire donne les exemples de « médecin », « marin » et « camelot ». à cela, l’Académie préconise tout simplement une forme détournée : « femme médecin », « femme marin », « femme camelot », etc.

L’article cite aussi Alain Rey, qui se penche sur les cas particuliers de plombière et pompière : les formes plombière et pompière (et donc sapeuse-pompière) sont tout à fait envisageables, même si elles “ ne sonnent pas très bien ”.Le lexicographe indique également que plombière est le nom d’une glace (aux fruits confits). C’est vrai que ça arrache l’oreille.

La féminisation des noms de métiers en « -eur »

La règle générale : le féminin en « -euse » et en « -eure »

Le féminin en « -euse » s’emploie lorsqu’un verbe correspond au nom, ou s’il s’agit d’une discipline sportive. Ainsi, le verbe « chômer » donne le nom « chômeur », dont le féminin est « chômeuse ». Tout comme le féminin de « footballeur » est « footballeuse ». C’est du niveau d’avant le primaire, ça ne devrait donc poser aucun problème.

Le féminin en « -eure » (avec un « e » muet) s’emploie dans les autres cas. Votre proviseure n’est pas une « proviseuse ».

L’exception du professeur

Toujours citant Alain Rey, l’article précise qu’il laisse le choix entre professeuse (il est vrai que le verbe professer existe), professoresse (sur le modèle de l’italien professoressa) ou professeure, à l’instar des Québécois.

Et le lexicographe de souligner que le féminin en -eure a un inconvénient assez grave : il ne se marque qu’à l’écrit. À la prononciation, c’est la même chose. C’est une féminisation partielle et des féministes ont raison de protester : si à l’oral, on ne fait pas la différence, on est revenu à la case départ.

La féminisation des noms de métiers en « -teur »

Ce qu’en dit l’Académie française

Le féminin en « -teuse » s’emploie lorsqu’un verbe correspond au nom (et j’ai la sensation de me répéter). Le verbe « colporter » donne le nom « colporteur », dont le féminin « colporteuse » est bien connu des lecteurs de Violette Anthémis.

Le féminin en « -trice » s’applique, pour faire simple, dans les autres cas. En l’absence d’un verbe ou quand le verbe ne comporte pas de “ t ” dans sa terminaison.

Ce qu’en disent les « Mortels »

Le verbe « inspecter » donne le nom « inspecteur », dont le féminin est pourtant « inspectrice », et non « inspecteuse ». À juste titre, le Projet Voltaire en cite une ribambelle : auditrice, éditrice, inspectrice ou encore sculptrice. Il insiste sur le fait que la distinction qu’opère l’Académie est loin d’être fiable !

L’auteuse auteure/autrice précise aussi que l’usage du féminin de « docteur » s’en tenait à la forme masculine (une docteur ou une femme docteur), désormais c’est la forme docteure qui semble s’imposer, supplantant doctoresse.

Justement, à propos de Sandrine Campese, qui a écrit l’article sur le Projet Volaire : en est-elle l’« auteure » ou l’« autrice » ?

La première variation est la plus courante. Mais la seconde tournure s’employait historiquement et jouit de la faveur des universitaires.

Une fois de plus, nous pouvons compter sur l’Académie française pour clarifier la situation : Les raisons qui, en certains cas, s’opposent à la féminisation ne peuvent être a priori considérées comme irrecevables. Les écueils sont souvent d’ordre pratique — des solutions peuvent alors être envisagées pour parvenir à une féminisation respectueuse des règles fondamentales de la langue —, mais parfois aussi d’ordre psychologique, et il convient de prendre toute la mesure des résistances à l’emploi de certaines formes particulières. Sic.

La féminisation des noms de grades dans l’armée

Féminisation martiale

Ce n’est pas une blague, mais la féminisation des grades militaires est fixée par un décret. Une fois de plus, l’article en cite pléthore : adjudante, caporale, colonelle, générale, lieutenante, préfète, sergente, etc.

Le « chef » rend chèvre

Je vais commencer par m’excuser pour ce jeu de mots pourri.

Ensuite, je vais tout de suite balancer que le féminin le plus courant de « chef » est « cheffe ». Notons que la remarque d’Alain Rey concernant la prononciation identique reste ici valable. Constatons également que d’autres formes existent et sont admises. Comme l’invariabilité (« la chef »), « chèfe », « chève » (d’où le jeu de mots foireux, pour ceux qui peinent à suivre), « cheffesse » (la forme ancienne, mais là, je vote contre) ou encore « cheftaine » si vous êtes scout(e) ou guide.

Toutefois, au sein de l’armée, « chef » est invariable puisque son utilisation est adverbiale : « en chef ». Donc, nous aurons une « sergente-chef » et non pas une « sergente-cheffesse ».

La féminisation, c’est simple, n’est-ce pas ?

Oui et non.

Dans l’absolu, ces règles ne sont pas très compliquées pour un francophone. Pour les non-francophones, cela représente cinq cas spécifiques avec leurs lots d’exceptions.

Reste également la volonté très marquée de ne pas froisser les sensibilités des uns et des autres plutôt que de s’attaquer à la question sociale de la considération des femmes.

En résumé, ce rapport est une démarche bienvenue très dans l’air du temps. Toutefois, il constate plus qu’il érige ou sacralise. Nous demeurons bien loin de la souplesse que connaissait le français il y a encore quelques siècles.

Ce que nous nous proposons d’aborder dans l’article suivant :La règle de proximité : quand ni le féminin ni le masculin ne l’emportent dans la grammaire.

Pour ceux que le rapport intéresse, il est disponible sur le site de l’Académie française (connexion non sécurisée). Nous en conservons également une copie sur nos serveurs et une copie sur Google Drive.

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« Citons nos sources, nom d’un chien ! »

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« Citons nos sources, nom d’un chien ! » C’est par ce titre que, dans un courrier interne daté du dimanche 17 février 2019, DM JM a incité les membres de Dead-Men à systématiquement inclure leurs sources. Une demande parfois complexe, mais tout à fait justifiée, que je soutiens.

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Citons nos sources, nom d’un chien ! C’est par ce titre que, dans un courrier interne daté du dimanche 17 février 2019, DM JM a incité les membres de Dead-Men à systématiquement inclure leurs sources. Une demande parfois complexe, mais tout à fait justifiée, que je soutiens.

Citer une source

Sources Wikipedia
Pour Wikipedia, citer ses sources est essentiel.

Ni la dimension de notre portée ni le degré de sérieux de nos publications n’ont d’importance. Il est essentiel de citer une source lorsqu’on s’appuie dessus. Et s’il faut mettre une échelle pour statuer à partir de quand ce geste est capital, alors statuons dès le premier échelon.

Ce n’est pas un réflexe chez nous. DM JM s’inclut comme « fautif » régulier. C’est, en effet, sa démarche personnelle qu’il propose d’étendre à tout le groupe.

Et je suis parfaitement d’accord.

Je dois reconnaître que, malgré nos erreurs, nous penchons vers ce réflexe sain. Oh, pas uniquement par déontologie, croyez-moi ! Mais simplement parce que c’est le fonctionnement, la base même d’Internet avec le lien hypertexte.

Cependant, il est capital que cet aspect pratique se mue en vertu

Pourquoi citer ses sources ?

Citer ses sources n’est pas une démarche anodine. Elle est motivée à travers tous les médias.

Donald Trump
Pour Donald Trump, la vérité n’a aucune importance. Vérifier les sources du président américain permet de réaliser à quel point cet homme est limité et dangereux. Ce qui en l’a pas empêché d’être élu.
  • Rendre à César ce que nous lui empruntons. Citer l’auteur d’un document, c’est bien. Lui rendre hommage pour son travail, c’est mieux. Sinon, c’est du plagiat.
  • Croiser les informations. Affirmer quelque chose ne le rend pas véridique pour autant. Pour qu’une information soit vérifiable, elle doit être sourcée. Sinon, c’est une rumeur.
  • Permettre les corrections. Nul n’est parfait. Errare humanum est, perseverare diabolicum (pour citer Sénèque, qui n’a jamais dit où il l’avait pompé). Toutes ces choses. Une erreur ou une mauvaise interprétation peuvent se glisser dans un texte. Il est important de pouvoir la rectifier.
  • Le lectorat n’est pas omnipotent. Tout n’est pas de notoriété publique. Et la notion de notoriété publique diffère d’un individu à l’autre. Surtout à une époque où un nombre grandissant de personnes ignore par exemple ce qu’est la Shoah.
  • La vertu compte. Des gens comme Donald Trump occupent des postes importants. Hors débat philosophique, les faits ne sont pas malléables ou relatifs, seule leur interprétation l’est. Il est essentiel de pouvoir vérifier quelque chose, sans quoi on se retrouve à promouvoir l’industrie de l’escalier au Mexique, ou devoir manifester contre l’antisémitisme en France (surtout pour défendre quelqu’un comme Alain Finkielkraut, ça fait mal).

Comment citer nos sources ?

Il est évident que nous allons continuer à inclure nos sources sous forme de liens hypertextes dans les publications de type « blog ». C’est, après tout, le fonctionnement logique. Je ne vois pas la nécessité de changer cela.

Lorsque le document n’est pas accessible en ligne, une référence directe entre parenthèses me paraît amplement suffisante. Et bien plus pratique qu’une collection de références que personne ne consulte en bas de page.

Sinon, optons pour un index bibliographique comme celui instauré par DM-JM pour le Codex de la piraterie : cela évite d’alourdir un texte parfois déjà complexe.

Lire l'article « Citons nos sources, nom d’un chien ! » sur le blog

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Cinq œuvres pour apprécier la saga Dead Men

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La saga Dead Men est une série de livres d’aventures sur une trame historique. Son postulat est de revisiter les archétypes qui nous faisaient rêver quand nous étions enfants. Bien entendu, la Saga Dead Men s’inspire fortement d’œuvres que nous avons lues ou vues. C’est même toute l’idée.

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La saga Dead Men est une série de livres d’aventures sur une trame historique. Son postulat est de revisiter les archétypes qui nous faisaient rêver quand nous étions enfants.

Bien entendu, la Saga Dead Men s’inspire fortement d’œuvres que nous avons lues ou vues. C’est même toute l’idée.

Dead Men’s Tales : Treasure Island, de Robert Louis Stevenson

Couverture de Treasure Island
Treasure Island de Robert Louis Stevenson

Entre le film Disney avec le fantastique Robert Newton, l’excellente série Black Sails, la superbe bande dessinée de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray et le livre source, l’œuvre magistrale de Robert Louis Stevenson nous a transportés de notre plus tendre enfance jusqu’à présent.

Long John Silver

Personnage de fiction, Long John Silver a pourtant forgé notre perception du pirate : cache-œil, jambe de bois, perroquet, témérité, fourberie, ruse et courage.

Long John Silver n’est pas « un » pirate, il est « le » pirate. Son nom provoque des frissons. Il est porteur d’une telle richesse que sa simple lecture suffit pour créer un cliffhanger épique concluant la saison trois de Black Sails, alors que l’heure est à la surenchère !

Le final de sa saison 3 de Black Sails (S03e10) : Until then I remain Long John Silver.

Le livre Treasure Island

Quant au roman Treasure Island, il a introduit dans l’imaginaire populaire la notion parfaitement ridicule que les pirates enterraient leurs trésors et dessinaient une carte avec un « X » pour signaler l’endroit.

En réalité, Treasure Island a été la principale source d’inspiration de toute la saga Dead Men, pas uniquement de Dead Men’s Tales.

Dead Man’s Hand : Unforgiven, de Clint Eastwood

Affiche de Unforgiven
Unforgiven de Clint Eastwood

Corneille, tu es un risible

Bien entendu, il y a eu des westerns avant Unforgiven. J’entends des westerns qui nous ont marqués :

  • The Life and Times of Judge Roy Bean de John Huston ;
  • El Dorado de Howard Hawks ;
  • How the West Was Won et Cheyenne Autumn de John Ford ;
  • The Outlaw Josey Wales et High Plains Drifter de Clint Eastwood ;
  • The Magnificent Seven de John Sturges ;
  • La Trilogie du dollar de Sergio Leone ;
  • Il Grande Silenzio de Sergio Corbucci ;
  • le très sous estimé The Quick and the Dead de Sam Raimi ;
  • et une liste en fait interminable.

Durant les années soixante-dix et quatre-vingt, nous étions baignés dans les western. La Dernière Séance, quelqu’un ?

Souviens-toi l’été 1992

Cependant, en 1992, Unforgiven a été une claque autant qu’une révélation. Sans doute du fait qu’il s’agissait d’une production actuelle, alors que l’âge d’or des westerns hollywoodiens et des westerns italiens était révolu. Aussi, peut-être, à cause de la noirceur du film. Et certainement parce que, lorsqu’il a fallu en choisir un ayant influencé Dead Man’s Hand, c’est le premier à m’être venu à l’esprit.

Quoi qu’il en soit, si Unforgiven est un film indispensable, ne vous privez surtout pas de voir ou revoir ceux cités précédemment. Sans oublier une foultitude d’autres œuvres que je n’ai pas mentionnées.

Dead Man’s Waltz : Some Like It Hot, de Billy Wilder

Affiche de Some Like It Hot
Some Like It Hot de Billy Wilder

Well, nobody’s perfect

Oui, c’est surprenant, car Some Like It Hot est une comédie déjantée sans grand rapport avec le ton de la saga Dead Men.

J’imagine que vous vous attendiez à quelque chose comme la trilogie The Godfather, Once Upon a Time in America ou encore Prizzi’s Honor.

Évidemment. Mais au cours d’une discussion avec DM JM, il s’est avéré que le mot « gangster » évoquait immédiatement chez nous deux le personnage de « Spats » Colombo. La raison nous échappe, mais j’ai deux éléments de réponse :

  1. George Raft, qui a popularisé l’image du gangster faisant tournoyer une pièce de monnaie (d’où le gros clin d’œil de Billy Wilder durant el film) ;
  2. Marilyn Monroe, bien entendu ! Sexy en diable du début jusqu’à la fin.

I guess some like it hot. I personally prefer classical music.

Bref.

Alors que des films s’acharnent à dépeindre le Chicago de la prohibition sur toute leur durée, Some Like It Hot y parvient en dix minutes.

Et il semblerait que ce soit cette image qui nous ait marqués tous les deux.

Dead Men’s Deeds : Easy Rider, de Dennis Hopper

Affiche de Easy Rider
Easy Rider de Dennis Hopper

Contre-culture et mouvement des droits civiques

Le choix a été complexe entre Shadows de John Cassavetes, Pink Flamingos de John Waters et Easy Rider de Dennis Hopper. Le thème et la période m’ont fait sélectionner Easy Rider.

Malgré cela, il serait criminel de négliger des films comme Mississippi Burning d’Alan Parker, Ghosts of Mississippi de Rob Reiner, ou encore Betrayed de Costa-Gavras.

Sans oublier John Shaft, créé par Ernest Tidyman, et la pléthore d’œuvres gravitant autour du mouvement des droits civiques et de la contre-culture.

Lookin’ for adventure and whatever comes our way

En fait, j’ai choisi Easy Rider pour Dead Men’s Deeds à cause de son aura emblématique. Car il est impossible de résumer les influences de Dead Men’s Deeds à une seule œuvre. Il faudrait également aborder la musique avec des groupes comme Creedence Clearwater Revival ou Lynyrd Skynyrd.

Dead Men Walking : Mad Max Fury Road, de George Miller

Affiche de Mad Max Fury Road
Mad Max Fury Road de George Miller

Rien ?

Pour Dead Men Walking, le choix est impossible puisqu’il s’agit de compiler tous les sujets des tomes précédents à l’époque actuelle.

Honnêtement, rien ne me venait à l’esprit et je me suis creusé la tête des heures durant pour trouver une œuvre emblématique, à défaut d’inspiratrice. Alors, j’ai envoyé un mail à DM JM pour lui expliquer mon désarroi avec profusion. Courrier auquel il a presque immédiatement répondu un laconique « Mad Max Fury Road ».

L’œuvre du temps

Et oui, c’est parfait !

D’accord, l’univers du film de George Miller n’a rien à voir avec celui de Dead Men Walking, mais les profils de la poignée de personnages principaux correspondent à merveille.

Lire l'article Cinq œuvres pour apprécier la saga Dead Men sur le blog

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Télécharger des livres gratuitement

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De nombreuses plateformes proposent de télécharger des livres gratuitement. Dead-Men vous propose quelques pistes pour nourrir votre liseuse favorite.

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Je veux télécharger des livres gratuitement parce que je suis pauvre/radin(e)/millennial(e)/les trois à la fois/célibataire/libertaire (barrez les mentions inutiles)

Vous voulez télécharger des livres gratuitement comme un gros chacal ? Mais vous avez peur de voir le RAID débarquer chez vous à deux heures du matin parce que vous avez enfreint la loi en vous adonnant au téléchargement illégal comme un(e) malhonnête de pauvre ?

Dans un article précédent, nous vous suggérions diverses méthodes non exhaustives pour lire des ebooks. Vous avez fait votre choix, c’est bien beau, maintenant, ça serait bien d’avoir de quoi lire.

S’il existe tout un tas de moyens à l’illégalité irréprochable, sachez que de nombreuses plateformes proposent également le téléchargement gratuit et légal de livres.

Si.

Apple

Alors évidemment, si vous êtes prisonniers de l’écosystème Apple, il se peut que vous soyez déjà adeptes d’Apple Book et de sa boutique. Et vous n’êtes ni pauvre ni libertaire.

Les livres que vous récupérez sont protégés par des DRM. Vous ne pourrez les lire que sur un Mac, un iPhone ou un iPad. De préférence connecté à votre compte, me souffle-t-on dans la nuque sans que je puisse le vérifier.

Liberté, je télécharge ton nom

Si vous préférez la liberté — ou même Windows — à la hype, voici quelques propositions choisies, testées et approuvées pour télécharger des livres gratuitement. Croyez-nous, votre curiosité sera récompensée.

Sauf si vous ne lisez que Naruto. Auquel cas, vous serez probablement malheureux toute votre vie.

Télécharger comme un GNU (ou presque)

Un adage idiot prétend : Si c’est gratuit, c’est que vous êtes le produit.

Faudrait en parler aux utilisatrices et utilisateurs d’Apple, pour voir. Personnellement, j’ai acheté un Windows et je me sens plus un produit que sur ma Debian. Je ne me sens pas non plus un produit avec LibreOffice. Non, c’est un raisonnement capitaliste idiot. Si c’est gratuit, c’est sans contrepartie est plus juste.

Pour télécharger gratuitement des livres, vous n’avez pas besoin de sacrifier l’intégralité de votre vie privée. C’est pourquoi nous ne vous conseillons pas ici des plateformes comme LivresLib ou Feedbooks.

Commençons par nos ebooks à télécharger sur Dead-Men.fr

Pas fous.

Bien entendu, nous ne sommes pas une bibliothèque et encore moins une librairie. Notre sélection se résume aux imbécilités publiées sous les titres Violette Anthémis et très bientôt à Dead Men’s Tales (qui avance à pas de géant, merci pour lui).

Mais ça serait idiot de ne pas profiter de l’occasion pour se faire de la publicité.

Télécharger des livres gratuitement sur Dead-Men.fr

Certes, vous pouvez passer par Google Play Livres pour trouver les livres de Dead-Men. Mais le plus simple reste encore de récupérer les ebooks depuis Dead-Men.fr.

Télécharger des livres gratuits sur Google Play Books

Malgré tous ses défauts, il faut bien reconnaître que Google propose des services avancés et parfois pointus dont il serait dommage de s’abstenir. Nous n’allons pas vous faire la leçon sur les mesures élémentaires pour protéger votre vie privée.

Google est ennemi de la simplicité. Trouver les ebooks gratuits sur sa plateforme relève du défi pour le pauvre hère qui débarque. Au préalable, il est nécessaire de posséder un compte chez Google. Si vous n’en avez pas, inutile de sauter le pas. Si vous êtes déjà dans sa galaxie, franchement, c’est foutu de toute manière, donc pourquoi passer à côté ? Ensuite, il faut utiliser le filtre du moteur de recherche : tapez tout bonnement « gratuit ».

Télécharger des livres gratuitement sur Google Play Livres

Voilà.

Dans les options du livre que vous venez d’acquérir, vous devriez également trouver la possibilité de le télécharger pour l’exporter vers la liseuse de votre choix.

Télécharger des livres gratuitement sur Google Play Livres

Commencez à piller les livres gratuits sur Google Play Books.

Télécharger des livres sur Gallica

Gallica est un service de la Bibliothèque Nationale de France. Elle y propose des millions de documents consultables gratuitement (plus de cinq millions d’après Wikipédia, qui les a comptés sur ses petits doigts). Dont 700 000 livres. Et tout ça, sans inscription.

Beaucoup d’ouvrages ont fait l’objet d’une reconnaissance optique de caractères. Si c’est le cas, le texte peut être recherché sur Gallica.

Gallica est une meilleure utilisation de l’argent public que les 1 200 lanceurs de balles de défense achetés par l’Intérieur pour se protéger de la population et de la presse. Certes, l’aspect est vieillot et fouillis, mais la puissante recherche compense largement.

Télécharger des livres gratuitement sur Gallica

En revanche, de par la nature de certaines œuvres, le format de lecture n’est pas toujours idéal.

Filez télécharger les livres gratuits de Gallica.

Télécharger des livres avec le projet Gutenberg

Le Projet Gutenberg est une bibliothèque libre de plus de 50 000 documents tombés dans le domaine public. Ils ont été numérisés avec amour et sont accessibles gratuitement. Il n’est même pas nécessaire de créer un compte pour les télécharger.

La présentation est étouffante et parfois confuse. Mais la recherche rend la navigation beaucoup plus aisée. En revanche, une fois sur la page d’un ouvrage, c’est déconcertant de simplicité.

Télécharger des livres gratuitement sur Projet Gutenberg

Allez donc faire le plein de livres gratuits avec le Projet Gutenberg.

Trouver des livres sur Wikisource

Comment passer à côté de la bibliothèque libre Wikisource ?

Facilement, apparemment, car le site semble réservé à une élite docte ou estudiantine. Ce qui est une immense idiotie. Wikisource, ce sont pas loin de 260 000 textes libres et gratuits disponibles sans formalités. Wikisource offre parfois plusieurs traductions d’un même livre.

La présentation au format wiki est particulièrement adaptée (sauf si on se perd dans les interminables sous-catégories), avec une recherche très puissante.

Télécharger des livres gratuitement sur Wikisource

En réalité, le principal défaut de Wikisource, c’est la lecture, paradoxalement. Elle est étudiée pour une lecture au sein d’un navigateur, avec la possibilité de télécharger un PDF. Ce qui n’est pas forcément l’idéal en voyage.

Cherchez gratuitement votre bonheur sur Wikisource.

Télécharger gratuitement sur Livres Pour Tous

Livres Pour Tous ne demande aucune inscription pour accéder à ses 6 000 ouvrages en français.

Joie, donc.

La présentation et l’organisation sont claires, ce qui est très bien. En revanche, le site utilise Google Custom Search pour la recherche, ce qui n’est pas la meilleure idée. Une fois votre bonheur trouvé, rien de plus simple : il suffit de télécharger.

Télécharger des livres gratuitement sur Livres Pour Tous

L’énorme défaut, c’est que la connexion à Livres Pour Tous n’est pas sécurisée. Et ça, c’est pas bien.

6 000 livres gratuits vous attendent sur Livres Pour Tous (connexion non sécurisée).

Télécharger des livres grâce à ebooksgratuits.com

Chez Dead-Men, nous aimons les Québécois. Ce n’est pas du chauvinisme francophone, c’est simplement que chaque pays francophone approche la langue à sa manière, ce qui est une richesse incommensurable. En plus, nous partageons la même latitude. Cela n’a également rien à voir avec le sujet présent, si ce n’est que ebooksgratuits.com est un site canadien.

Je crois.

Bref.

Sur ebooksgratuits.com, vous trouverez pas loin de 3 000 livres, en plus des catalogues de sites partenaires. Les téléchargements des ebooks sont gratuits et sans inscription. En revanche, le droit d’auteur canadien stipule qu’une œuvre devient libre cinquante ans après la mort de l’auteur, contre soixante-dix (septante) années en Belgique ou en France.

Une fois de plus, c’est la recherche qui vous permettra de dénicher votre bonheur. Elle n’est pas la plus puissante au monde, mais elle remplit parfaitement sa fonction. Les liens de téléchargement apparaissent directement dans les résultats de la recherche.

Télécharger des livres gratuitement sur ebooksgratuits.com

Notez la très intéressante Bibliothèque électronique du Québec, sous-domaine réjouissant.

Ambitionnez sur le pain béni offert par ebooksgratuits.com.

Télécharger des livres gratuitement sur Bibebook

Sur Bibebook, ce sont 1 725 livres d’excellente qualité que vous pouvez télécharger gratuitement et sans inscription. Des livres libres « sous la licence Creative Commons CC-BY-SA pour vous permettre de les réutiliser et de les rediffuser ».

Tout sur Bibebook est extrêmement lisible et simple d’accès. La recherche a tendance à retourner tout et n’importe quoi, mais les premiers résultats sont toujours les bons.

Télécharger des livres gratuitement sur Bibebook

Bref, chapeaux bas.

Commencez votre jolie collection d’ebooks gratuits sur Bibebooks.

Avez-vous pensé à votre médiathèque ?

De nombreuses médiathèques proposent de charger à la demande un livre sur une de leurs liseuses, généralement disponibles sur abonnement. Pour une dizaine d’euros par an, l’inscription dans une médiathèque n’est pas très millennial, mais ça reste un réflexe intéressant.

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Un extrait mis en ligne pour Dead Men’s Tales

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Comme nous vous l’annoncions dans un article précédent, la rédaction de Dead Men’s Tales suit son bonhomme de chemin. Après des années de retard pour à peu près toutes les raisons imaginables, nous avons enfin tout réglé. Mon gosse viendrait me trouver avec des excuses comme ça, je ne le croirais pas. Mais je n’ai pas d’enfant.

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Et sinon, ça vous dirait le retour de l’extrait ? Comme nous vous l’annoncions dans un article précédent, la rédaction de Dead Men’s Tales suit son bonhomme de chemin (voir Quelques informations sur Dead Men’s Tales). Après des années de retard pour à peu près toutes les raisons imaginables, nous avons enfin tout réglé.

Mon gosse viendrait me trouver avec des excuses comme ça, je ne le croirais pas. Mais je n’ai pas d’enfant.

Couverture de Dead Men's Tales
La couverture de Dead Men’s Tales

Premières corrections

Très exactement, j’ai envoyé à DM JM le premier lot de pages à corriger. Ce qui correspond à plusieurs chapitres. Je serais magnanime avec lui, car ça fait je ne sais combien de fois qu’il lit et relit la même histoire. Il doit saturer, le malheureux.

Son travail est d’autant plus pénible qu’une bonne partie du texte repris n’a été que très peu altéré. Mais suffisamment pour nécessiter une attention soutenue tout du long.

Que voulez-vous, j’aime le faire souffrir. J’attends avec impatience qu’il me bénisse des dieux dans sa réponse.

On s’appelle et on se fait un feuilleton

Nos discussions ont parallèlement abouti à une idée qui a toutes ses chances de se réaliser.

Mus par les retards accumulés, mais également par la vive conscience du temps nécessaire à la rédaction, nous envisageons de sortir Dead Men’s Tales sous forme d’épisodes. C’est une manière élégante de dire « au fur et à mesure ».

Pour cela, nous devons réfléchir à la cohérence des blocs, puisque le livre n’a jamais été étudié pour l’aventure feuilletonesque.

L’extrait de Dead Men’s Tales

D’ici là, nous avons travaillé sur un extrait à présenter et mettre en ligne.

Pourquoi ? Parce que.

Il ne s’agit réellement que du prologue, soit une dizaine de pages. Il introduit très vaguement le capitaine Read dans un énorme clin d’œil au fantastique film Pirates de Roman Polanski.

Cela devrait vous donner l’une des raisons pour lesquelles le capitaine s’appelle « Read ». Tant que vous y êtes, revisionnez le métrage. Plus tard, vous comprendrez de même pourquoi tant d’intervenants taquinent le pirate Walter Jones sur Maracaibo.

Le lectorat y découvrira également Lucinda Dougherty, protagoniste pivot du récit et antithèse « morale » de nos héros.

Bref, assez tergiversé, voici l’extrait.

Téléchargez l’extrait en cliquant ici.

https://drive.google.com/file/d/1D2yQjOBAY3lcsZMAdiGPRm1dWa_ECYq2/view?usp=sharing

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Quelques informations sur Dead Men’s Tales

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Le front Dead Men’s Tales avance. Lentement, mais surement. La rédaction du livre suit son pépère de chemin, extrêmement dépendante de nos emplois du temps surchargés et bien souvent incompatibles. Mais Dead Man Paul et moi commençons à avoir des discussions qui vont au-delà de l’écriture, ce qui est toujours un bon signe.

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Ah ! Le front Dead Men’s Tales avance. Lentement, mais surement. La rédaction du livre suit son pépère de chemin, extrêmement dépendante de nos emplois du temps surchargés et bien souvent incompatibles :

  • Dead Man Paul accompagne son épouse dans je ne sais quel pays chaud et humide ;
  • quant à moi, je dois gagner ma vie comme un chien et consacrer un peu de temps aux personnes que j’aime, tout de même.

Mais Dead Man Paul et moi commençons à avoir des discussions qui vont au-delà de l’écriture, ce qui est toujours un bon signe.

Ainsi, nous ne sommes pas d’accord. Ce n’est pas une nouveauté, nous avançons généralement de la sorte. C’est même pour ça que nous dictons aux autres ce qu’ils doivent faire et qu’ils s’exécutent servilement.

Couverture de Dead Men's Tales
La couverture de Dead Men’s Tales

Comment publier Dead Men’s Tales ?

Le principal point de désaccord concerne le format de distribution de Dead Men’s Tales.

Dead Man Paul est partisan d’une version unique et payante. C’est aisé à maintenir et ça possède l’élégance de la simplicité.

Pour ma part, je suis attaché à notre idée première (en grande partie parce que c’était la mienne), consistant à publier deux variantes :

  1. la première, gratuite, qui contient l’essentiel de l’histoire ;
  2. la seconde, payante, copieusement augmentée, et qui correspond peu ou prou à la version de travail de Dead Man Paul, celle qu’il souhaite publier.

Toutefois, mon approche pose quelques problèmes. Le texte étant écrit « en dur » dans des fichiers EPUB ou PDF, chaque modification nécessite deux rééditions par format. C’est extrêmement chronophage, Violette Anthémis nous a au moins appris cela.

Dead Men’s Tales, avec ou sans Codex ?

Un autre point de discussion concerne le Codex de la piraterie dans les Caraïbes. Puisqu’il est en ligne, je suis enclin à ne plus l’intégrer dans le livre. Paul pense que le garder est une bonne idée.

J’imagine que l’imbécile mon estimé collègue verra la lueur de la raison au bout du tunnel : maintenant que le Codex est en ligne, il est devenu « vivant ». C’est bien. Sauf si nous devons mettre à jour les livres chaque fois qu’une question est posée ! Là, c’est le mal.

Et comment qu’on cause ?

Reste le sujet crucial du vocabulaire. Dead Men’s Tales se déroulant durant la deuxième moitié du 17siècle, la considération à l’égard de certains individus est très arriérée.

De la montée du populisme qui nous emmerde

Nous nous souvenons que durant les tests de lecture, beaucoup de participants avaient grincé des dents sur l’emploi des mots « nègre » ou « bois d’ébène ». Eh oui ! À l’époque, l’esclavage battait son plein. Aujourd’hui, c’est nettement mieux, puisqu’on abat les personnes « par erreur » de 20 balles alors qu’ils téléphonent dans le jardin de leurs grands-parents (page en anglais).

L'étoile de Donald Trump au Walk of Fame
L’étoile de Donald Trump au Walk of Fame (source : Wikimedia Commons)

Le truc, c’est que nous avons procédé aux tests il y a déjà quelques années. Entre temps, l’imbécilité a pris (encore plus) le pouvoir : des gens comme Donald Trump, Emmanuel Macron, Jair Bolsonaro, Rodrigo Duterte, les pro-Brexit ou les types du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue, etc.

Action-réaction, l’opposition s’est durcie. Et qui dit durcissement dit perte de recul.

De facto

Mon avis est de ne pas céder à la connerie, quelle que soit son origine ; qu’elle soit haineuse ou compréhensible. L’Histoire n’est pas tendre. Et je pense qu’il est dangereux de l’oublier ou de se voiler la face.

Dead Man Paul est plus pragmatique. S’il se fiche des remarques désobligeantes, il détesterait blesser quelqu’un.

Vous n’avez rien de mieux à faire ? Moi, si !

Voilà. Je voulais simplement partager avec vous un petit instantané de ce qui se trame au sein de Dead-Men. Nos discussions sont fantastiques et je ne les souhaite à personne.

Personnellement, j’attends avec impatience que Dead Women Sonia et Juliette viennent repasser un week-end studieux à la maison. Pourquoi pas, cette fois, accompagnées de Dead Woman Camille ?
Mhmm.

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Les maudits de l’orthographe sont-ils ceux qu’on pense ?

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Oui, nous avons un malade mental de l’orthographe en notre sein. Sa conception de l’acceptation de la faute est à géométrie variable. Même Dead Man Paul avait abandonné tout espoir d’y entendre quoi que ce soit. En fin de compte, c’est la petite nouvelle qui a percé le mystère. Et ce n’est pas si compliqué que ça, surtout si on connaît un peu l’animal.

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Oui, nous avons un malade mental de l’orthographe en notre sein. Sa conception de l’acceptation de la faute est à géométrie variable. Même Dead Man Paul avait abandonné tout espoir d’y entendre quoi que ce soit. En fin de compte, c’est la petite nouvelle qui a percé le mystère. Et ce n’est pas si compliqué que ça, surtout si on connaît un peu l’animal.

Je parle de cela, car en épurant les commentaires (que je n’ai finalement pas rapatriés, pour l’anecdote) sur l’ancien blog de Dead-Men, je suis tombée sur la remarque extrêmement agressive d’un visiteur concernant des fautes orthographiques dans un texte de Dead Woman Juliette. Et accessoirement, sur la réponse empreinte d’absence de diplomatie de DM JM.

J’en ai discuté avec Dead Woman Juliette, et j’ai beaucoup appris en fait.

Une tolérance allotropique aux fautes d’orthographe

DM JM est parfaitement conscient que l’orthographe est un marqueur social. Son niveau de tolérance face aux fautes est donc allotropique. Qu’un technocrate publie un texte, et aucune erreur ne lui sera permis. Qu’une métallurgiste publie un texte, c’est autre chose.

Si sa tolérance vis-à-vis des manquements est variable et doit s’étudier au cas par cas, elle est avant tout motivée par l’effort fourni. Ainsi, l’énarque qui ne fait aucune faute aura moins de mérite que le maçon de campagne qui essaye d’en faire le moins possible (mais qui en fait tout de même beaucoup).

Par exemple, l’orthographe je-m’en-foutiste repérée sur les forums de jeuxvideo.com ne trouvera aucune grâce à ses yeux. Alors que celle d’un communiqué des Gilets Jaunes (souvent approximative, il faut l’admettre) ne lui posera aucun souci.

Plus amusant, le torrent de haine des commentaires moqueurs et moralistes a le don de provoquer son ire ! Lui qui passe son temps à nous reprendre !

L ’orthographe : un marqueur social

Il Quarto Stato (Volpedo)
Il Quarto Stato, peinture de Giuseppe Pellizza da Volpedo en 1901

En fait, DM JM apprécie la bonne orthographe. Parce que c’est élégant, plaisant, clair, que ça se conçoit bien, que ça s’énonce clairement, que les mots pour le dire arrivent aisément et qu’une idée devient précise. Tout ça.

En revanche, notre emmerdeur méprise l’utilisation de l’orthographe comme marqueur social clivant.

Discrimination

Le linguiste Alain Rey souligne que la maîtrise de l’orthographe montre qu’on respecte les règles, qu’on connaît sa langue. Simplement, il la décrit comme discriminante. Et la discrimination, ce n’est pas quelque chose dont notre cadavre est friand.

Dans un sens, celui qui a les moyens mérite moins que celui qui fait l’effort. Mais gare à ceux qui n’en font aucun, qu’ils aient les moyens ou pas.

Collez-lui devant les yeux un forum comme celui de jeuxvideo.com, attendez qu’il lise une phrase de l’acabit de Quelqu’un sais ou le trouvé ? et écoutez-le pleurer toutes les larmes de son corps.

Je parle là d’un type que je connais. Qui, un matin, alors qu’il espérait l’arrivée de sa dulcinée du moment en sirotant un café sur le Vieux-Port de Marseille, a pris une bonne heure pour aider un éboueur dont le français n’était pas la langue natale à corriger un CV et une lettre de motivation. Le malheureux peinait à la table voisine.

Un manque d’intelligence

Ça nous avait beaucoup fait rire à l’époque, Dead Man Paul et moi-même. Car nous n’avions pas encore réalisé une chose.

Maintenant, quand j’y repense, cette anecdote raconte tout ce qu’il y a à savoir sur l’énergumène.

Pour citer Christelle Martin-Lacroux, enseignante-chercheuse en sciences de gestion à l’université de Toulon :

Les recruteurs ont très peu de tolérance face aux fautes d’orthographe dans les dossiers de candidature. Notamment à cause des coûts cachés que cela génère. Mais surtout pour l’image que cela renvoie du candidat. Lors de mes entretiens, les recruteurs utilisaient des mots très durs pour qualifier les candidats faisant des erreurs. Ils parlaient d’eux comme des individus ayant des lacunes en termes de savoir-être, de professionnalisme, de compétence. Selon eux, faire des fautes d’orthographe pouvait même montrer un manque d’intelligence.

L’orthographe aux Français (ma bonne dame)

Correcteur Antidote
Le correcteur Antidote : pour le prix que ça coûte, tout le monde devrait l’acheter

L’orthographe malléable

C’est vrai que les Français entretiennent un rapport particulier avec l’orthographe. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont Alain Rey et Christelle Martin-Lacroux.

Pourtant, l’orthographe a longtemps été malléable en France. Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que sa maîtrise est mise à l’honneur dans l’enseignement. Au point de devenir un critère déterminant d’évaluation pour l’obtention des diplômes.

Malgré tout, aujourd’hui encore, comme la langue, l’orthographe évolue.

Tout casser tous les samedis c’est normal en somme

Et puis il est cocasse d’observer les gardiens du temple monter au créneau (très souvent en criblant leurs textes d’erreurs) en citant les grands de la littérature.

Alors que, par exemple, Daniel Pennac lui-même avoue être fâché avec l’orthographe.

Ou lorsque Victor Hugo écrit dans Le Mendiant :
Et, pendant qu’il séchait ce haillon désolé
D’où ruisselait la pluie et l’eau des fondrières
.

Sans oublier Stendhal, qui ose coucher dans Le Rouge et le Noir : C’est ce que je demande, s’écria-t-elle, en se levant debout.

La prochaine fois prenez un correcteur d’orthographe

Des cancres, sans aucun doute. Tout comme Honoré de Balzac, qui dans Le Père Goriot se permet d’écrire : Il regarda tristement son ouvrage d’un air triste, des larmes sortirent de ses yeux. Après quoi il en remet une couche dans Une ténébreuse affaire, avec : Le bruit du galop de son cheval, qui retentit sur le pavé de la pelouse, diminua rapidement.

Le rigoureux Émile Zola n’y échappe pas. Justement l’un des écrivains fétiche de DM JM, qui au lycée à dû être le seul à prendre son pied en lisant L’Assommoir. Au point de tomber les 20 Rougon-Macquart entre la 4e et la 1re. Dans La débâcle, il délire purement et simplement : Puis, c’était un capitaine, le bras gauche arraché, le flanc droit percé jusqu’à la cuisse, étale sur le ventre, qui se traînait sur les coudes.

Guy de Maupassant y va de son petit Je sortis et j’entrai dans une brasserie où j’absorbai deux tasses de café et quatre ou cinq petits vers pour me donner du courage dans la Patronne dans la revue La Lanterne en 1889.

Et le classique Pont Mirabeau d’Apollinaire, qui sans vergogne scribouille : Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

Il est urgent d’alourdir les impôts, afin de financer les cours de rattrapage

Que penser d’Alexandre Dumas qui fait s’écrier Ah ! en portugais à Don Manoël dans Le Collier de la Reine ?

Ou de Camus qui, dans La Peste, se rit des conventions : « Il est distrait au volant de son auto et laisse souvent ses flèches de direction levées, même après qu’il ait effectué son tournant ? »

Dans Isabelle, André Gide couvre probablement la langue française du manteau de son ignorance crasse : « “ Tout ce que l’homme a inventé pour essayer de pallier aux conséquences de ses fautes. ”

Si l’on croit nos fameux gardiens intransigeants de la langue française, la solution consiste en une balle dans la tête. Et probablement cesser d’enseigner ces incapables à nos enfants.

Il existe d’ailleurs un petit livre amusant d’où sont tirés ces extraits : Les plus jolies fautes de français de nos grands écrivains, par Anne Boquel et Étienne Kern (Payot, 2015. 176 pages. ISBN 978-2-2-289-1403-1).

Ma main écrit ce que lui dicte mon œil

Alors vous pouvez tout à fait signaler à DM JM une faute si vous en trouvez. Il vous en saura gré. Sincèrement. Mais évitez de tacler les contrevenants comme ce fut le cas avec Dead Woman Juliette, vous rencontreriez un mur.

Car s’il nous emmerde à longueur de journée, c’est en passant avec Dead Woman Juliette un week-end chez lui que j’ai découvert que son livre de chevet était un recueil de lettres de Poilus. Et l’orthographe piquait les yeux.

Comme écrivait Jean Cocteau à son éditeur : Ma main écrit ce que lui dicte mon œil, et non ce qu’elle devrait, si bien qu’il m’arrive souvent de faire des fautes, auxquelles il faut veiller.

Et pour lui faire plaisir (à DM JM, pas à Cocteau), je vais conclure avec un épigramme de 1538 de Clément Marot, un des seuls poètes qu’il tolère :

A ſes Diſciples

Enfans, oyez vne Lecon :
Noſtre Langue à ceſte facon,
Que le terme qui va deuant,
Voulontiers regiſt le ſuiuant.
Les vieilz Exemples ie suiuray
Pour le mieulx : car a dire vray,
La Chancon fut bien ordonnée,
Qui dit, m’Amour vous ay donnée :
Et du Basteau eſt eſtonné,
Qui dit, m’Amour vous ay’ donné.
Voyla la force, que poſſede
Le Femenin, quand il precede.
Or prouueray par bons Teſmoings,
Que tous Pluriers n’en font pas moins :
Il fault dire en termes parfaictz,
Dieu en ce Monde nous a faicts :
Fault dire en parolles parfaictes,
Dieu en ce Monde les a faictes.
Et ne faut point dire (en effect)
Dieu en ce Monde, les a faict :
Ne nous a faict, pareillement :
Mais nous a faictz, tout rondement.
L’italien (dont la faconde
Paſſe les vulgaires du Monde)
Son langage a ainſi baſty
En diſant, Dio noi a fatti.
Parquoy (quand me ſuys aduiſé)
Ou mes Juges ont mal viſé,
Ou en cela n’ont grand ſcience,
Ou ilz ont dure conſcience.



Dead Woman Sonia
Avec l’aide de Dead Woman Camille pour les citations

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Problème de lenteur sur certaines pages

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Peut-être avez-vous remarqué une désagréable lenteur sur certaines pages du site. Plus particulièrement sur celle dédiée à la série originale de Violette Anthémis. C’est normal. Enfin, normal, non. Mais nous savons pourquoi.

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(Mise à jour le )

Peut-être avez-vous remarqué une désagréable lenteur sur certaines pages du site. Plus particulièrement sur celle dédiée à la série originale de Violette Anthémis.

C’est normal. Enfin, normal, non. Mais nous savons pourquoi.

Mise à jour du

Le problème a été réglé par des moyens dont tout le monde se fiche.

Pour ceux que ça intéresse tout de même, j’ai soulagé l’API (et le serveur par la même occasion) en dupliquant, en compilant et en épurant le contenu de ses réponses grâce à une tâche Cron.

Tout est donc rentré dans l’ordre, vous pouvez retourner à vos vies.

Lenteur de l’API

Pour afficher certaines informations, Dead-Men.fr s’appuie sur une API (application programming interface, soit interface de programmation applicative en français). Grâce à cette API, des données sont centralisées, retrouvées et redistribuées à travers tout le site.

Ainsi, les modifications se répercutent sur l’ensemble des pages concernées. Ce qui évite d’avoir à éditer un nombre improbable de fichiers, au risque d’en oublier.

Et c’est bien là le problème : l’API est lente. Une lenteur constatée, rapportée, documentée, mais jamais adressée.

La difficulté est « facilement » contournée lorsque la requête est simple. C’est le cas, par exemple, sur la fiche d’une nouvelle.

En revanche, c’est nettement plus complexe pour une page nécessitant de multiples requêtes, comme la celle dédiée à la série originale de Violette Anthémis. De fait, la vitesse d’affichage en prend un coup ; et suivant le nombre de connexions, la lenteur pour récupérer les données laisse un goût assourdissant pour les yeux.

Comment parer à cette lenteur ?

Vous voulez une réponse sincère ? En l’état actuel des choses, je n’en ai pas la moindre idée. Sérieusement. J’ai réussi à réduire cette maudite lenteur par 20 % peut-être, mais ça reste largement insuffisant.

Tout n’est pas noir pour autant et c’est inutile de vous jeter sous les roues d’un train. Déjà, je trouverai une solution. Ensuite, en l’état, seul le premier affichage de la page est pénible. Dès le second, le Service Worker prend le relai et la page devrait apparaître presque instantanément.

Qu’est-ce qu’un Service Worker, nom d’une pipe ?

Vous avez parfaitement raison de vous ficher de notre cuisine interne. Mais si vous êtes curieux, sachez qu’un Service Worker est un fichier JavaScript qui s’interface entre une application web (ici Dead-Men.fr), le réseau et le navigateur. Ce petit travailleur de l’ombre va orchestrer la synchronisation des données entre Dead-Men.fr et votre navigateur.

Comment ? En simplifiant à l’extrême, il va stocker sur votre ordinateur les fichiers utilisés par Dead-Men.fr. Ainsi, lors d’un passage ultérieur, votre navigateur n’aura plus à télécharger les données qu’il possède déjà depuis le site web.

Comment ce Service Worker répond-il au problème de lenteur ?

Dans le cas de cette page incroyablement lente, une fois que le Service Worker l’aura interceptée, le navigateur affichera la version emmagasinée sur votre machine. Hop ! Le problème de lenteur de la page dédiée à la série originale de Violette Anthémis est (temporairement) résolu.

Nous sommes d’accord que c’est une rustine : cela ne m’empêche pas de chercher une solution plus définitive à ce problème de vitesse.

Des pistes, sinon ?

Vous vous en fichez, et à raison.

Mais dans un souci de transparence, sachez que cet énorme souci de lenteur sur la page dédiée à la série originale de Violette Anthémis est apparu avec le lancement des soldes de la Saint-Valentin.

Je suis presque prêt à parier que tout rentrera dans l’ordre le 15 février.

Dans tous les cas, j’espère avoir résolu le problème d’ici là.

DM JM

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Saint-Valentin : promotions sur les éditions Cheesecake

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Pour la Saint-Valentin, offrez des nouvelles grivoises et débiles à votre cerveau et des photos coquines à votre main ! Parce que comme le premier Macron venu, nous augmentons les prix des nouvelles de Violette Anthémis en édition Cheesecake. C’est la crise, et malheureusement, nos frais croissent. Cela dit, quand nous voyons les tarifs proches de l’extorsion pratiqués sur des plateformes comme Patreon, nous sommes encore loin de telles politiques d’exsanguination.

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Pour la Saint-Valentin, offrez des nouvelles grivoises et débiles à votre cerveau et des photos coquines à votre main !

Parce que comme le premier Macron venu, nous augmentons les prix des nouvelles de Violette Anthémis en édition Cheesecake. C’est la crise, et malheureusement, nos frais croissent. Cela dit, quand nous voyons les tarifs proches de l’extorsion pratiqués sur des plateformes comme Patreon, nous sommes encore loin de telles politiques d’exsanguination.

Promotions de la Saint-Valentin sur les éditions Cheesecake de Violette Anthémis

À l’occasion de la Saint-Valentin, les éditions Cheesecake de Violette Anthémis sont en promotion. C’est très simple, nous pratiquons (presque) 50 % de réduction sur les anciens prix. C’est-à-dire qu’une nouvelle et sa galerie qui coûtaient 1,99 € tombent à 1 € en promotion. Et celles qui valaient 2,99 € sont à 1,50 €. Une belle affaire pour la Saint-Valentin, somme toute. Cette promotion est effective du mardi 5 jusqu’au jeudi 14 février 2019 (compris).

Avec deux charmantes exceptions !

Puisque la Saint-Valentin est en février, la nouvelle Maladroite est en promo à 0,50 €.

Couverture de l'ebook Maladroite
Couverture de l’ebook Maladroite

Et puis parce que pourquoi pas, La leçon de gymnastique du professeur Violette connaît le même destin, elle aussi en promotion à 0,50 €.

Couverture La leçon de gymnastique du professeur Violette
Couverture de l’ebook La leçon de gymnastique du professeur Violette

L’occasion rêvée de compléter votre collection avant l’inflation dévastatrice qui, nous n’en doutons pas, mettra les foyers français à genoux.

Augmentation des prix pour les éditions Cheesecake de Violette Anthémis

Le coût de la vie augmente drastiquement et avec une régularité métronomique. Ce qui impacte également nos frais dits « incompressibles ». Malheureusement. Et comme nous ne sommes pas hyper fans de dépenser de l’argent pour rien, nous devons répercuter ces hausses sur nos prix.

Ainsi, les nouvelles avec leurs galeries qui coûtaient 1,99 € passent à 2,50 €, et celles qui valaient 2,99 € grimpent à 3,50 €.

Violette Anthémis lit
Violette Anthémis lit et se rit de la hausse des prix

Cependant, il faut savoir raison garder, et mettre les choses en perspective. Nous citions Patreon, une plateforme qui a le vent en poupe. Chaque mois, les « patrons » versent une somme à des créateurs. Suivant le montant, ces « patrons » jouissent de plus ou moins d’exclusivités.

Vous voulez des exemples ?

Amanda Palmer et Philip DeFranco sont deux gros succès sur Patreon avec respectivement plus de 14 000 et 9 000 souscripteurs. proposent des tarifs mensuels allant de 5 $ à 1 000 $ ou plus.

Dans le petit monde du cosplay, des personnes comme Kayla Erin ou Lada Lyumos (l’une avec 380 souscripteurs et l’autre avec plus de 100 ) vendent des poignées de photos à des tarifs mensuels compris entre 5 $ et 250 $.

Alors bon, nos 3,5 € ponctuels semblent bien prolétaires comparés à ces offres stellaires.

En conclusion, je dirais que la vie est belle, que vous êtes beaux et que nous vous aimons.

Maintenant, donnez-nous votre argent.

Dead Woman Sonia

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Les meilleures liseuses d’ebooks (ebook readers)

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Tout le monde n’a pas les moyens ou l’envie de se payer une tablette dédiée simplement pour lire des ebooks. Certes, elles apportent un confort de lecture indéniable. Mais elles représentent un investissement inutile pour celles et ceux qui aiment les livres en papier et qui n’utilisent des liseuses qu’en déplacement ou sur ordinateur. Et surtout, elles ne servent qu’à lire des ebooks, rien d’autre.

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Tout le monde n’a pas les moyens ou l’envie de se payer une tablette dédiée simplement pour lire des ebooks. Certes, elles apportent un confort de lecture indéniable. Mais elles représentent un investissement inutile pour celles et ceux qui aiment les livres en papier et qui n’utilisent des liseuses qu’en déplacement ou sur ordinateur. Et surtout, elles ne servent qu’à lire des ebooks, rien d’autre.

Alors, me direz-vous, dans ce cas, une liseuse est une liseuse.

Et bien non.

Pourquoi ? Parce que certaines sont nettement mieux fichues que d’autres, pardi !

Nous vous proposons donc une sélection non exhaustive de liseuses plus ou moins testées et plus ou moins approuvées. Nous les avons utilisées sans chercher à bouleverser nos habitudes, et par-dessus tout, nous n’avons pas atteint de consensus.

Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas ça qui va nous arrêter ! Voici notre nouvelle liste totalement subjective de liseuses pour stations et smartphones.

Les liseuses d’ebooks pour station de travail

Aussi étrange que cela puisse paraître aux Millennials, certains débris du siècle dernier apprécient de lire sur le web plutôt que de regarder des vidéos. Mais, comme pour certaines vidéos, ces débris apprécient également de lire tout en conservant les mains libres.

Oui, mesdames et messieurs, il y a des gens qui aiment lire sur une station de bureau. Pire, il y en a même qui y sont obligés.

Apple II
Bien choisir sa liseuse sur un ordinateur de bureau

Freda

Nous avons découvert Freda sur le Microsoft Store un peu par hasard, en effectuant des recherches pour cet article.

Freda supporte également une grande quantité de formats et jouit de quelques fonctions bien pratiques (dont un accès à des catalogues en ligne). Celle qui a retenu notre attention est un paramétrage particulier pour les dyslexiques.

Sympa, si ce n’est pour les achats in app qui permettent de se débarrasser de la publicité.

Plateformes : Freda est disponible sur Windows à partir de la version 8.1.

Prix : Freda est gratuit, mais affiche de la publicité et propose des achats in app (téléchargez Freda sur le store Microsoft : https://www.microsoft.com/fr-fr/p/freda/9wzdncrfj43b?ocid=badge&rtc=1&activetab=pivot:overviewtab)

Les plus :

  • la petite pensée pour les dyslexiques
  • simplicité d’utilisation
  • configuration assez poussée

Les moins :

  • publicité
  • achats in app

Calibre

La plus connue des liseuses : Calibre.

Nous l’utilisons tous au sein de l’équipe. Elle est puissante, elle supporte un nombre phénoménal de formats, elle permet de télécharger des ebooks, de gérer efficacement sa bibliothèque, elle est gratuite… et elle est intolérable.

Calibre, tout le monde s’en sert comme convertisseur d’ebooks, pas comme liseuse.

Pour faire simple, c’est un excellent outil de travail et un convertisseur de qualité, c’est open source, mais une liseuse banale.

La liseuse de Calibre dispose d’une version sans installation assez intéressante. Elle est bien entendu configurable dans ses moindres détails. En revanche, qu’est-ce qu’elle est moche ! Nous sommes navrés de dire ça avec le travail titanesque fourni par les équipes derrière Calibre, mais elle ne donne pas envie de lire des ebooks.

Plateformes : Calibre est disponible pour Windows à partir de Windows Vista (en 32 et 64 bits), sur Mac à partir de macOS 10.9 et sur Linux.

Prix : Calibre est gratuit (téléchargez Calibre : https://calibre-ebook.com/download)

Les plus :

  • totalement gratuit
  • complet
  • puissant
  • permets de convertir des ebooks
  • disponible sous Linux
  • open source

Les moins :

  • complexe
  • moche
  • assez lourd

Sumatra PDF

La liseuse qui n’en est pas une utilisée par Dead-Men et Paul et JM.

Léger, rapide, puissant, sans fioritures, Sumatra est absolument parfait. Certes, il ne fait pas tout un tas de choses : il ne gère pas les bibliothèques, il n’offre pas de gadgets qui font super chouettes, etc. Non. En réalité, Sumatra ne fait qu’une seule chose : lire des fichiers PDF, EPUB, Mobi, XPS, DjVu, CHM, CBZ et CBR. En revanche, il le fait très bien et avec un encombrement minimum, au point qu’il existe même une version sans installation. Et c’est là qu’on réalise qu’en fait, le reste, on s’en fiche !

Plateformes : Sumatra PDF est disponible sur Windows à partir de XP.

Prix : Sumatra PDF est gratuit (https://www.sumatrapdfreader.org/download-free-pdf-viewer.html)

Les plus :

  • léger
  • rapide
  • confortable
  • extrêmement simple
  • aucune pseudo-commodité

Les moins :

  • aucune pseudo-commodité
  • uniquement disponible sous Windows

FBReader

Voir dans la section mobile.

Google Play Livres

Voir dans la section mobile.

Les liseuses d’ebooks pour mobile

Comment éviter de trimballer sa bibliothèque pendant les vacances ? Même nous, fervents défenseurs du papier, nous apprécions d’avoir nos livres à disposition sans nous encombrer de trois sacs supplémentaires qui pèsent 25 à 30 kg chacun.

Si les liseuses gratuites et de qualité ne manquent pas sous Android, elles sont un peu plus rares sous iOS.

Bien choisir sa liseuse sur smartphone

Aldiko Book Reader

Aldiko Book Reader est un dinosaure : vieillot d’apparence et semble-t-il disponible depuis que les téléphones ont des boutiques. Qu’à cela ne tienne, la liseuse est très complète et plutôt agréable et simple à utiliser.

Malheureusement, la présence de publicité gâche l’expérience, et il faudra mettre la main au porte-monnaie pour s’en débarrasser. Pire, les conditions d’utilisation chez Apple ne sont pas très claires et beaucoup de liens vers la documentation sont cassés.

Plateformes : Aldiko Book Reader est disponible à partir d’Android 4.0. et iOS 8.0.

Prix : Aldiko Book Reader est gratuit, mais affiche de la publicité et propose des achats in app. (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.aldiko.android / https://itunes.apple.com/fr/app/aldiko-book-reader/id974117987?mt=8).

Les plus :

  • capable de lire à peu près tout
  • confortable

Les moins :

  • moche
  • relativement lourd
  • publicité
  • achats in app

EbookDroid

La liseuse EBookDroid possède sa petite base de fan, malgré une présentation d’une autre époque. À raison : EBookDroid est personnalisable à l’extrême, flexible et lit presque tous les formats existants. Et tout ça pour pas un rond, puisque la liseuse est gratuite et sans publicité !

Son principal défaut, puisqu’il en faut un, est de n’être disponible que sous Android. Une fois de plus, les utilisateurs d’iOS peuvent se rhabiller.

Plateformes : Android (la version nécessaire varie selon les appareils).

Prix : EbookDroid est gratuit (https://play.google.com/store/apps/details?id=org.ebookdroid).

Les plus :

  • totalement et véritablement gratuite
  • extrêmement personnalisable
  • capable de lire à peu près tout
  • reste léger

Les moins :

  • une présentation discutable

FBReader

FBReader, malgré sa popularité, semble rencontrer des difficultés : livres incomplets, problèmes réseau, perte de marque-page, etc.

Ce qui est dommage, car FBReader est une solution multiplateforme intéressante, avec une version gratuite contentant des annonces et une version « premium » à 4,99 € offrant quelques fonctionnalités supplémentaires.

À essayer avant d’acheter, donc.

Sinon, FBReader propose une présentation simple, claire et épurée. La liseuse supporte la plupart des formats, y compris compressés, à la notable exception du format ACSM (Adobe Content Server Management). Comme il s’agit d’un verrou numérique, ce n’est pas une hérésie.

Plateformes : toutes : iOS à partir de la version 9.3, Android à partir de la version 1.5, Windows Phone, BlackBerry 10.2.1, SailfishOS, Windows à partir de XP, MacOS à partir de la version 10.11, Linux, etc.

Prix : FBReader est gratuit avec des annonces, mais une version « premium » est disponible pour 4,99 € (https://fbreader.org).

Les plus :

  • puissant
  • simple et lisible
  • multiplateformes

Les moins :

  • publicité ou « premium »
  • semblerait-il, des problèmes (à vérifier)

FullReader

FullReader est une liseuse pour Android avec à peu près toutes les options que l’on attend d’une telle application. De ce côté-là, pas grand-chose à redire. Elle supporte également de nombreux formats (fb2, ePub, txt, PDF, doc, docx, cbr, cbz, rtf, DjVu, DjV, html, htm, mobi, xps, oxps, odt, rar, zip, 7z, MP3).

La présentation est simple, mais pas toujours heureuse. En revanche, l’affichage des pages est impeccable, ce qui est le principal.

Le gros bémol, ce sont les annonces et les achats in app.

De même, en épluchant les commentaires d’utilisateurs, il semblerait que l’application connaisse quelques soucis avec les terminaux Samsung ; nous n’avons pas été en mesure de le vérifier, mais vous voilà prévenus.

Plateformes : Android à partir de la version 4.1.

Prix : FullReader est gratuit avec des annonces et des achats in app (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.fullreader).

Les plus :

  • puissant
  • simple d’utilisation

Les moins :

  • uniquement sous Android
  • annonces et achats in app
  • semblerait-il, des problèmes avec les terminaux Samsung (à vérifier)

Apple Books

La liseuse maison d’Apple, fournie avec iOS 12.

Pas grand-chose à en dire. Il faut aimer le style Apple et le cloisonnement extrême. Il est amusant de constater que la pomme annonce ses nouveautés comme des révolutions alors qu’elles sont disponibles presque partout ailleurs depuis belle lurette. C’est la griffe de la boîte, après tout. Mais si vous êtes déjà enfermé dans cet écosystème, autant en profiter, non ?

Ça reste à voir.

Apple Books remplace la monstruosité qu’était iBooks. L’interface est claire et épurée, mais Apple oblige, l’application pousse à l’achat. Elle a tendance à brûler les yeux (le Retina n’a pas que des avantages). De plus, le transfert de livres relève purement et simplement du cauchemar éveillé.

Bref, Apple Books est un produit Apple, avec tout ce que cela sous-entend. À moins d’être un fanatique de la marque, il y a mieux partout ailleurs.

Plateformes : fourni d’office à partir d’iOS 12.

Prix : Apple Books est gratuit avec des incitations incessantes à l’achat.

Les plus :

  • gratuit
  • présentation « à la Apple »

Les moins :

  • présentation « à la Apple »
  • brutal pour les yeux, le confort de lecture est franchement à revoir
  • l’importation et l’exportation fantaisistes
  • uniquement pour iOS à partir de la version 12
  • sollicitations pour acheter des livres

Google Play Books

La liseuse maison Google, disponible partout, qui permet d’acheter des livres, de les lire (encore heureux), et d’importer quelque 50 000 volumes.

C’est du Google. C’est-à-dire que c’est gratuit et puissant à l’utilisation, mais quelque peu confus pour celles et ceux qui ne s’y penchent pas. Et il faut un compte Google.

Après, Google Play Books offre toutes les options que l’on attend d’une liseuse, et tout ça en restant multiplateforme. De ce point de vue, il n’y a rien à redire. La présentation est claire, épurée et — une fois qu’on a compris le fonctionnement — simple et efficace.

En revanche, Google incite constamment à l’achat (rassurez-vous, pas durant la lecture) sur sa plateforme.

Plateforme : Android (la version varie selon les appareils), iOS à partir de la version 10.3, partout ailleurs par le navigateur.

Prix : gratuit, avec un magasin intégré (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.google.android.apps.books / https://itunes.apple.com/us/app/google-play-books/id400989007 / https://books.google.com/books).

Les plus :

  • fonctionnalités
  • disponibilité
  • présentation
  • multiplateforme

Les moins :

  • pas instantanément intuitif
  • nécessité de posséder un compte Google
  • sollicitations pour acheter des livres

Et maintenant ? Qu’est-ce que je lis ?

Alors ça, c’est à vous de voir. Bien entendu, nous vous conseillons de tenter les coquines inepties de Violette Anthémis. Ou, d’ici peu, le roman sur la piraterie Dead Men’s Tales.

Dead Woman Camille a également publié un petit guide expliquant où télécharger des livres gratuitement. Pourquoi ne pas commencer par là ?

Lire l'article Les meilleures liseuses d’ebooks (ebook readers) sur le blog

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Compendium sur les pirates dans les Caraïbes

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Nous sommes bien peu de choses, surtout face à des pirates armés de canons de 12 livres. Nous avons d’autres peurs, mais celle-ci domine au sein de la rédaction. Surtout lorsque nous sommes sur l’autoroute ou à Saint-Cast-le-Guildo. C’est en vivant dans cette terreur constante de la piraterie que nous avions établi un compendium en interne. Un Cadavre averti en vaut deux.

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Nous sommes bien peu de choses, surtout face à des pirates armés de canons de 12 livres.
Nous avons d’autres peurs, mais celle-ci domine au sein de la rédaction. Surtout lorsque nous sommes sur l’autoroute ou à Saint-Cast-le-Guildo.
C’est en vivant dans cette terreur constante de la piraterie que nous avions établi un compendium en interne. Un Cadavre averti en vaut deux.

Toutes ces informations sur la piraterie, ça manquait

Les plus anciens se souviennent peut-être que quelques extraits parsemaient les pages d’une version antérieure de Dead-Men.fr. Les nouveaux n’en savent sans doute rien. Donc nous les informons : quelques extraits parsemaient les pages d’une version antérieure de Dead-Men.fr. À l’époque, nous attendions Crossbones comme le messie et nous raillions d’avance Black Sails.

Si quelqu’un possède encore une copie de la toute première mouture de Dead Men’s Tales, alors il se souvient que la fin du roman n’était pas la fin du livre : quelques dizaines de feuillets documentaires sur les pirates clôturaient cet admirable PDF.

Et toutes ces informations sur la piraterie, ça manquait. Ça ne vous manquait pas, à vous ? Parce qu’à nous, ça nous manquait. Vous savez bien ; ce genre de détails insignifiants, mais dont la compréhension provoque une intense satisfaction.

Le codex de la piraterie dans les Caraïbes est en ligne

C’est pour cette raison que DM JM a retravaillé et mis en ligne une partie de ces données dans un Codex de la piraterie dans les Caraïbes. C’est plus un compendium, puisqu’il s’agit d’une compilation de connaissances. Et ce n’est pas vraiment un codex, étant donné qu’il ne s’agit pas d’un cahier de pages manuscrites reliées. Mais c’était l’occasion d’employer le pluriel « codices », et ça, ça vaut tout l’or du monde.

Et que trouvons-nous dans ce codex qui n’en est pas un ? Un compendium sur les pirates.

  • Par exemple, savez-vous combien pèse un canon de douze livres ?
  • Connaissez-vous la différence entre un pirate, un boucanier, un flibustier et un corsaire ?
  • Quel était l’âge moyen d’un pirate ?
  • Que signifiait le Jolly Roger ?
  • Pourquoi imbibait-on la poudre noire d’alcool ?

Nous n’avons pas tout mis dans cette page savante. Nous ajouterons de la matière petit à petit, bien entendu. Mais vous pouvez d’ores et déjà nous poser des questions auxquelles nous tâcherons de répondre. Si elles sont pertinentes, nous les inclurons. Ainsi, en même pas 48 heures, nous avons déjà eu une demande concernant le scorbut et le typhus.

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Droits d’auteur, fanfiction et plagiat

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De nombreux sites proposant des fanfictions. C’est rarement intéressant, mais parfois étonnant. À un surprenant détail près : c’est totalement illégal.

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Lorsqu’on surf sur la Toile, le nombre de sites proposant des fanfictions est simplement ahurissant. Les fanfictions sont ces récits écrits par des fans pour prolonger, amender ou même entièrement transformer un produit médiatique qu’ils affectionnent (nous enseigne Wikipédia).

C’est généralement érotico-pornographique, rarement intéressant, souvent écrit par des adolescents libidineux. Et parfois, parfois seulement, c’est étonnant.

À un surprenant détail près : c’est totalement illégal.

Dura lex, sed lex nonobstant

La fanfiction, presque un genre littéraire à part entière

René Magritte, Le Plagiat
René Magritte, Le Plagiat

Pour faire simple, ce sont des productions réalisées par des aficionados (ce sont les fans) qui s’inspirent d’une œuvre. Il peut s’agir d’un livre, d’une série télévisée ou d’un film. Parfois, l’inspiration découle d’une personne existante, mais cela soulève d’autres problématiques que nous ne traiterons pas ici.

La fanfiction imagine une suite, développe certains aspects ou modifie carrément l’œuvre originale (c’est la fiction). La latitude prise par rapport au matériau source dépend entièrement de l’auteur de la fanfiction.

Les premières fanfictions datent des années 1980, mais Internet a considérablement aidé à leur essor.

L’inaliénable droit d’auteur

Le droit à la propriété intellectuelle est un droit inaliénable. En France, la loi indique que l’auteur d’une œuvre dispose d’un monopole sur celle-ci. Il peut en interdire la reproduction et l’adaptation illégitimes. Ce qui n’est pas totalement incohérent, mais pas nécessairement approprié.

Un arrêté de la Cour de cassation du 30 janvier 2007 stipule que du vivant de l’auteur et 70 ans après sa mort, toute adaptation d’une œuvre doit faire l’objet d’une autorisation.

C’est le point de vue, par exemple, de George R. R. Martin, d’Ann Rice ou encore de Robin Hobb. Et c’est une démarche tout à fait justifiée et justifiable : la fanfiction constitue une atteinte à leurs droits d’auteur et à l’intégrité de leurs œuvres, point barre.

L’article L 122-5 du Code de la propriété intellectuelle stipule, en revanche, que la parodie dispense son auteur de demande d’autorisation.

La fanfiction et le droit d’auteur

Reportons-nous à l’arrêt de la Cour de cassation du 30 janvier 2007. Une fanction est une adaptation d’une œuvre. Par conséquent, elle devrait faire l’objet d’une demande d’autorisation. Sauf si :

  • la fanfiction est une parodie, comme le précise l’article L 122-5 du Code de la propriété intellectuelle ;
  • l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans et que la fanfiction ne porte pas atteinte à l’intégrité de l’œuvre.

Si une fanfiction ne répond pas à ces exigences, alors la loi dispose d’autres noms pour la caractériser : plagiat ou contrefaçon (article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle). Elle prévoit même des sanctions dans les articles L335-2 et L335-3 du Code de la propriété intellectuelle : trois ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende dans les gencives.

Donc, les sites proposant des fanfictions sont tout simplement illégaux, en tout cas en France.

Toutefois, à défaut de vide juridique, il existe une certaine tolérance parfois alimentée par l’ignorance de l’auteur vis-à-vis de ces sites de diffusion.

Des cas particuliers

Ces auteurs qui encouragent la fanfiction

Quid, donc, de J. K. Rowling et autres ?

J. K. Rowling
J. K. Rowling

J. K. Rowling (Harry Potter) encourage la fanfiction. Les créations originales sur l’univers de Harry Potter sont ainsi les bienvenues, à la condition qu’elles s’inscrivent dans la continuité de la saga et qu’elles s’adressent à un lectorat jeune. Difficile dans ces conditions de conter cette soirée bien arrosée où, après quelques pétards et pas mal de GHB, Hermione Granger s’est tapée en même temps Ron Weasley et Harry Potter.

Autres exemples, Stéphanie Meyer (Twilight) et Marion Zimmer Bradley (l’anthologie Sword and Sorceress) soutiennent également la fanfiction tant qu’elle n’a pas un but lucratif. Hors de question de vendre des photos de Bella Swan taillant un plumeau à Jacob Black durant une réunion cosplay Sword and Sorceress entre adultes.

Nous l’avons précisé, l’auteur d’une œuvre jouit d’un monopole de regard. Il lui est donc tout à fait possible d’encourager la fanfiction. Il y a plusieurs avantages à cela :

  • c’est de la publicité gratuite, après tout ;
  • cela permet d’étendre le lectorat ;
  • ça instaure un lien entre l’auteur et son public ;
  • cela incite le public, généralement jeune, à la créativité et à l’expression — c’est, somme toute, l’un des piliers de notre approche scolaire.

Bien entendu, des limites existent, même lorsque l’auteur encourage la fanfiction :

  • il ne doit pas y avoir de recherche de profit ;
  • l’intégrité de l’œuvre doit être respectée ;
  • la distinction avec l’œuvre originale doit être clairement établie.

Quid, également, d’E. L. James avec Fifty shades of Grey, à l’origine une fanfiction de Twilight ?

Déjà, la loi outre-Atlantique est beaucoup plus souple sur ce point. L’article 106 de la Loi sur le copyright aux États-Unis stipule que « le fait de copier, arranger, diffuser des arrangements d’une œuvre protégée, même à titre gratuit, constitue une atteinte aux droits d’auteur ». Toutefois, le titre 17 du Code des États-Unis d’Amérique limite l’exclusivité des droits d’auteur avec la notion de « fair use » (littéralement, « utilisation équitable »).

Ensuite, E. L. James a changé les noms et transformé son œuvre avant de la publier pour ramasser un gros pactole.

L’exemple d’Amazon avec son Kindle World

Nous pouvons reprocher beaucoup de choses à Amazon, mais certainement pas de ne pas savoir comment accumuler un maximum d’argent.

Entre mai 2013 et août 2018, Kindle World a mis à disposition des auteurs de fanfictions les licences détenues par Amazon. Le concept était ingénieux. Les amateurs y soumettaient leurs écrits. Amazon vérifiait et relisait le tout avant de publier ce qui lui convenait. Et en cas de succès, Amazon partageait une partie des royalties entre l’auteur amateur et celui de l’œuvre protégée.

Bien entendu, Amazon conservait un droit exclusif sur les œuvres de fanfiction proposée, les amateurs lui cédant absolument tout. Une démarche pas moralement top classe.

Qui peut se vanter d’avoir une fiction entièrement originale ?

Together We Created (« Ensemble, nous avons créé ») peint sur un mur de briques
Together We Created (« Ensemble, nous avons créé »)

L’inspiration est un processus normal de la création. Même s’il ne s’agit que d’un socle culturel. Prétendre l’inverse serait mentir. Lire peut autant donner envie d’écrire qu’écouter de la musique peut donner envie d’en faire. Le besoin de donner un sens artistique nouveau existe. En ce sens, la notion de droits d’auteur peut paraître contre-productive.

Ernest Hemingway s’est inspiré de Fiodor Dostoïevski qui s’est inspiré de Charles Dickens. La Barque de Dante d’Eugène Delacroix est une fanfiction de L’Enfer de Dante. Voltaire a copieusement pompé puisé chez François Maynard. Robinson de Paul Valery ne doit-il rien au Robinsin Crusoé de Daniel Defoe ? La série de jeux vidéo The Witcher et les écrits d’Andrzej Sapkowski, quelqu’un ? Merde ! Fifty Shades of Grey ?

Réécrire une œuvre demeure une écriture, c’est un fait. Dans ses Fictions, Jorge Luis Borges décrit l’écrivain (imaginaire) Pierre Ménard, qui a recopié des chapitres entiers de Don Quichotte de Miguel de Cervantes. Le message de Borges (et c’est de l’analyse de texte du niveau baccalauréat) ? En littérature et malgré le plagiat, l’auteur propose toujours une expression différente.

Moulinsart avec Les aventures de Tintin et Milou reste un exemple bien connu d’ayants droit qui refusent systématiquement l’exploitation de leur univers. Et pourtant, le reporter d’Hergé est entièrement inspiré de l’œuvre de Jules Verne, jusque dans ses détails les plus représentatifs, comme la moustache de Dupont et Dupond. Malgré cela, Hergé s’est toujours défendu de s’inspirer du romancier. Les curieux peuvent d’ailleurs se procurer le livre Tintin chez Jules Verne de Jean-Paul Tomasi et Michel Deligne.

Aussi, comment prendre en compte les notions d’hommage ou d’inspiration ? Certes, elles ne sont pas légalement reconnues, mais elles existent. Quoi de plus frustrant que de rendre hommage à un auteur ou à une œuvre que l’on chérit pour finir centralien à Fleury-Mérogis et fricoter pendant trois ans avec un barbu sous les douches ?

Lire l'article Droits d’auteur, fanfiction et plagiat sur le blog

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Nouvelle année 2019

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Vous souvenez-vous quand, fin 2017, nous nous réjouissions de voir une année bien pourrie se terminer ? Ben finalement, 2018 était pire.

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Vous souvenez-vous quand, fin 2017, nous nous réjouissions de voir une année bien pourrie se terminer ?
Ben finalement, 2018 était pire.

Heureusement, 2019 est là avec son lot de bonnes résolutions foireuses :

  1. manger moins gras ;
  2. manger moins sucré ;
  3. faire un peu plus attention à l’environnement ;
  4. être un meilleur humain ;
  5. arrêter de battre ma conjointe ;
  6. cesser de considérer les femmes comme de la merde.

Résolutions que personne ne tiendra :

  1. ouais, mais j’ai la flemme et j’ai pas le temps, et l’industrie est mon Veau d’or, je refuse de la pénaliser, les enjeux sont trop importants !
  2. voir premier point ;
  3. ah ouais, mais c’est chiant ! Et il faut protéger l’économie, surtout dans ce contexte de globalisation ultralibérale mondialisée !
  4. avec tous ces gens pas comme nous qui débarquent sur nos côtes ? Plus tard, il y a urgence là ! Notre civilisation est menacée par [insérer nom du voisin] ;
  5. ouais, mais elle m’agace et elle est conne…
  6. je veux bien, mais elles se comportent comme des hommes, c’est insupportable.

Bref. On admire Poutine, on fiche la paix à Erdoğan, on soutient Trump, Bolsonaro est élu et notre cher Macron reste un sketch à la chute pas drôle.

En fin de compte, tout ça on s’en fout, parce que notre résolution 2019, c’était de montrer un peu plus de compassion pour le genre humain. Mais on verra en 2020.
Heureusement, nous avions un plan de secours nettement plus accessible.

Archiver Violette Anthémis et fin des ventes

Oui. Nous clôturons Violette Anthémis. Et par la même occasion, nous allons fermer sa boutique. Les raisons sont nombreuses, mais il y en a trois qui dominent.

Essoufflée

La série s’est totalement essoufflée. Probablement à cause du manque de nouveauté.
Le web est devenu un endroit d’actualité où l’éphémère règne en maître.
OK.
Or Violette Anthémis a duré au-delà de son cycle de vie escompté. De cinquième roue du carrosse, elle est devenue un élément majeur. Elle a connu son petit succès, et nous fîmes l’erreur de trop nous concentrer sur elle aux dépens du reste.
Comprenez que notre force de travail n’est pas illimitée. Et sans réel nouveau récit, sans nouveau modèle, Violette Anthémis s’est essoufflée. Les lectures ont chuté, entraînant un écroulement des ventes.
Pourtant, Dead Woman Sonia avait des projets intéressants (bien plus que ce qui a été fait, en toute franchise). Mais pour amorcer tout cela, il nous aurait fallu un modèle. Une jeune femme à photographier. Ce que nous n’avons pas.
Pour résumer, Violette Anthémis a vécu sa vie, il est temps de la mettre à la retraite.

Pornifiée

Non, « pornifier » n’existe pas, vous pouvez fermer le dictionnaire.
Ces derniers temps, défendre Violette Anthémis était presque devenu un travail à part entière. « Pornographie ». « Sexisme ». « Censure ». « Morale ». Les classiques. Qui nous emmerdent et qui nous blessent.
Et lutter pour Violette Anthémis lorsqu’elle nous (r)apporte quelque chose, oui. Pas de souci. Mais défendre la série lorsqu’elle ne nous crée que des ennuis, ça provoque une certaine lassitude.

Harcelée

Le web devient de plus en plus, emmené qu’il est par de grosses corporations aux vues très strictes (Apple, Facebook et consorts). Ce qui est surprenant pour une entité dont le seul but est de faire du fric et dont les idéaux du début s’estompent un peu plus chaque année. Mais bon, nous ne sommes plus à un paradoxe près.
Entre YouTube qui décide du jour au lendemain et sans prévenir qu’une vidéo (pourtant sans nudité) ne lui convient plus et le monde hautement dégueulasse dit de « l’adulte », ça devient un poil nauséabond pour la paillardise bon enfant.
Nous tentons une approche différente avec les vidéos : se débarrasser de YouTube. Pour cela, nous étudions les possibilités offertes par le réseau de commerce équitable allemand EveHive (anciennement YuliApp). Et, pourquoi pas, si cela fonctionne, délocaliser le magasin sur cette plateforme. Toutefois, nous n’en sommes pas encore là.

Se concentrer sur la saga Dead Men

Comme susdit, Violette Anthémis a beaucoup (trop) empiété sur le reste des projets ces dernières années. Avec des membres qui manquent de temps pour se consacrer à Dead-Men, passer ces trop rares moments sur Violette Anthémis devenait ridicule.
Or, la saga Dead Men, malgré l’excuse de ses problèmes de jadis, traîne depuis beaucoup trop longtemps.
Nous nous souvenons d’une époque pas si lointaine (365 jours) où Dead Man Paul nous assurait que Dead Men’s Tales serait bouclé avant la fin de l’année. Autant être franc, ce n’est pas le cas. Loin de là. Le bonhomme a été très occupé, et quand il était disponible, nous le harcelions avec Violette Anthémis.
Jusqu’à ce que DM JM lâche un message fin décembre pour annoncer qu’il refusait de continuer de travailler sur Violette Anthémis et qu’il désirait reprendre en main la saga Dead Men avec Dead Man Paul.
De leur côté, Dead Women Juliette et Camille mijotent également quelque chose en rapport avec Dead Men Walking.
Il est grand temps de revenir aux essentiels, nom d’une pipe ! Nous nous appelons Dead-Men, après tout !

Pouah (progressive web app)

Pas de nouvelle version du site cette année, mais de constantes améliorations.
La grande mode du web — et elle est bien —, c’est la progressive web app (PWA, applications web progressives en français), « une application web qui consiste en des pages ou des sites web, et qui peuvent apparaître à l’utilisateur de la même manière que les applications natives ou les applications mobiles » (dixit Wikipedia ).

  • Progressive. Comme leur nom le laisse deviner, les applications web progressives fonctionnent sur n’importe quel périphérique en intégrant les fonctionnalités disponibles du navigateur et de l’appareil utilisé.
  • Sécurisée. Afin de répondre aux problématiques de sécurité des échanges entre les utilisateurs et les sites, les PWA doivent impérativement être fiables et sûres par la mise en place d’un protocole HTTPS.
  • Engageante. Elles proposent une expérience utilisateur immersive en plein écran et un réengagement facilité grâce à l’envoi de notifications push web1.
  • Installable. L’utilisation d’un fichier manifest permet aux PWA de proposer, à l’instar d’une application mobile native, l’installation d’un raccourci sur l’écran d’accueil du terminal mobile.
  • Rapidité. D’après Google, 53 % des internautes abandonnent un site si le chargement prend plus de 3 secondes. Une fois le site chargé, la navigation doit se faire de manière rapide et fluide.
  • Optimisation pour le référencement. Utilisant les technologies du web, les progressive web app peuvent être référencées sur les moteurs de recherche de la même manière que n’importe quel site web classique.
  • Indépendante de la connexion. Grâce à la gestion du cache via l’utilisation d’un Service Worker, une fois le contenu chargé une première fois, il est possible de le consulter même dans les zones de faible connexion réseau.

Progressive web app (Wikipedia)

Cela fait déjà un moment que Dead-Men.fr a été converti en PWA. Il ne s’agira donc que de petites mises au point. DM JM a également une refonte de la navigation en ligne de mire. Ce genre de choses.

Ah oui, aussi, nous avons presque oublié de vous souhaiter une excellente année 2019 !

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