Les Ingoruptibles critiquent les films d’horreur entre amis

Êtes-vous amatrice/teur de cinéma d’horreur et fantastique ?
Non ?
Cassez-vous.

Les autres, je ne peux que vous recommander un petit site/blog/« le terme à la mode ces derniers temps » ma foi bien sympathique : Les Ingoruptibles (les maniaques qui y sévissent pratiquent les « petites critiques entre amis » du film d’horreur sur le ton de la discussion à l’apéro).

Avec un penchant certain pour les mêmes maîtres du genre que votre… Serviteuse ? Servantrice ?
Bref, moi, vénère.

Logo des Ingoruptibles

 

 Les Ingoruptibles ont des avis tranchants sur le cinéma de genre

 

Les Frissons de l’angoisse

 
Bien entendu, victime de ma condition de femme et donc comme il se doit d’un rang social inférieur, je dois cette charmante découverte à mon nettement moins charmant collègue DM JM.
En effet, lorsque notre relation ne s’épanouit pas sous des draps, elle se prolonge dans un canapé. Le plus souvent devant un (pas forcément si) bon (pas forcément si) vieux film d’épouvante.
Ainsi, au détour d’une fellation sauvage (ou d’un coït à la papa, à mon âge, la mémoire flanche et le refoulement sévit), il m’a demandé si je connaissais Les Ingoruptibles.
Je me souviens lui avoir répondu : « Euh feux pfas pfarer vais ha bouf peinh. »
C’était donc une fellation.
Bref, Dead Woman Sonia et moi-même en sommes devenues des lectrices régulières
 
En résumé, c’est entièrement la faute de DM JM.
 

L’Oiseau au plumage de cristal

 
Au détour d’une plaisante badinerie sur l’année de mes 13 ans (année faste s’il en fut) et l’excellent Dellamorte Dellamore, j’ai, par exemple, découvert que j’avais un frère jumeau qui découpe de mignons filets chez Les Ingoruptibles ; si nous ne venons pas du même père, nous avons bien une mère différente.
 
Tout ça n’est pas un hasard. Le visiteur éclairé notera que certains noms reviennent régulièrement : Alexandre Aja (Haute TensionLa colline a des yeux), George Romero (La Nuit des morts-vivantsLa Nuit des fous vivants), Joe Dante (HurlementsGremlins), Darion Argento (Suspiria, Les Frissons de l’angoisse), John Carpenter (Prince des ténèbresHalloween), Sam Raimi (Evil DeadJusqu’en enfer), Wes Craven (Les Griffes de la Nuit, Scream), etc.
Les Ingoruptibles, en véritables amateurs, connaissent leurs maîtres. Ils ne vont pas se plaindre que les trucages de Brainddead de Peter Jackson sont datés. Non. Ils se laissent porter (à part Miss Strode, dont les jours sont dorénavant comptés).
 
Pour autant, ils ne crachent pas sur les modernités. Après tout, pourquoi se priver quand c’est bon ? On retrouve des pépites comme Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon, autant que des bouses infectes telles que World War Z de Marc Forster (avec Capaldi docteur à la Wolrd Health Organiszation, le seul point favorable du métrage).
 
Parce que tous les avis ne sont pas positifs. Quand un film est mauvais, c’est généralement unanime. Et comme Les Ingoruptibles pratiquent la critique croisée (l’avis de deux ou trois rédacteurs sur une même œuvre), il est intéressant de voir les divergences.
Et comme dans tout bon magasine, on repère vite les rédacteurs avec qui on a le plus d’affinités. C’est un signe.
 

Les Ingoruptibles font de la dentelle avec les tripes

 

Le Syndrome de Stendhal

 
Des blogs qui parlent d’effets spéciaux, il y en a au taquet.
Je ne sais pas si c’est dû au succès de The Walking Dead ou si ça date des bonus sur les DVD, mais ça pullule.
Ne vous méprenez pas. Je suis fascinée par les effets spéciaux depuis que j’ai vu Chantons sous la pluie (mais si, la scène en studio où Kelly drague Reynolds comme un malade en recréant toutes sortes d’atmosphères ; ça me rend toujours toute chose).
Malheureusement, les effets spéciaux sont un outil sur lequel beaucoup ont tendance à trop se focaliser. Quitte à se gâcher le film en oubliant de se laisser porter. Ainsi, je me souviens d’une bande d’environ trente adolescents qui occupaient les premiers rangs de la salle lorsqu’ils ont ressorti Evil Dead de Sam Raimi, il y a quelques années. Tous faisaient des gorges chaudes sur les effets spéciaux maison. Car bien entendu, tous l’avaient déjà vu en DVD ou l’avaient déjà téléchargé. Bon, étrangement, durant le film, il n’y avait plus un bruit et certains n’en menaient pas large.
 
Les Ingoruptibles vont parler d’un film qu’ils ont regardé, pas disséqué techniquement. Comme feraient des amis à l’apéritif le soir l’été au bord de la piscine en attendant que le fils du voisin finisse de cuire au barbecue. Ce sont des « petites critiques entre amis ».
Ils ne vont pas non plus intellectualiser un métrage pour justifier qu’ils l’ont vu, comme peut le faire Telerama.
Croyez-moi, c’est quelque chose qui se perd.
Je veux qu’on me donne envie de regarder le film, en me disant pourquoi on l’a aimé. Ou qu’on me fasse sourire avec des remarques acerbes quand on a détesté. Bref, j’ai envie qu’on me parle du film, et pas de son budget ou des prouesses de du KNB EFX Group.
 

Le Chat à neuf queues

 
Donc voilà.
C’était mon petit coup de cœur du moment.
Si vous êtes intéressés par autre chose que les seins de Miss Edith, je vous conseille de venir faire un saut sur Les Ingoruptibles et, pourquoi pas, tailler un bout de bavette par commentaires interposés.
 
Et si vous êtes friands d’horreur et de fantastique, j’en profite pour vous glisser à l’oreille que DM JM a commencé à reconstruire la documentation pour Schattenjägers, ce qui veut dire que, quoi qu’ils en disent, Dead Man Paul et lui envisagent d’en reprendre l’écriture.
En attendant, vous pouvez toujours vous faire les dents sur les ebooks teintés d’horreur et de fantastique de Violette Anthémis :

 

 
 
 
Dead Woman Juliette
 
 
PS : Oui, j’ai dû rechercher les titres en français pour la plupart des films, parce que je suis snob et que je ne jure que par les versions originales. Et les versions « uncut ».

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