Mon dieu est mon maître

Vous avez déjà essayé de faire un titre « pute à clics » avec l’anarchisme, vous ? Non ? Alors vous nous passerez le manque total d’inspiration d’aujourd’hui.
Blague à part.



Mardi 11 avril 2017, Arte diffusait un documentaire en deux parties sur l’anarchisme : Ni dieu ni maître — Une histoire de l’anarchisme. Nous vous en conseillons le visionnage, malgré quelques faiblesses inhérentes au format (couvrir un tel sujet en à peine plus de deux heures ? La bonne blague !).


DEⒶD-MEN (are bastards)


Bien que personne au sein de Dead-Men ne se revendique d’un mouvement anarchiste, force est de constater que :
  1. tout le monde nourrit une sympathie certaine pour les maudits et les libertaires ;
  2. personne ne fait confiance à un parti ou à un État ;
  3. Dead-Men est une structure horizontale où les décisions sont prises collectivement et les moyens de production sont collectifs ;
  4. Dead-Men ne reconnaît pas le bien-fondé du capitalisme et du libéralisme, même s’il en subit les conséquences ;
  5. nous sommes tous convaincus de l’égalité et du respect fraternel entre les individus, sans considération de couleur de peau, d’origine, de religion et de croyance, de sexe, de sexualité, de capacités physiques et mentales, et de tout autre critère discriminent que l’Homme peut inventer ;
  6. Dead Woman Sonia remarquait que personne n’avait confiance dans la nature bonne de l’homme, ce à quoi DMJM lui répondit de potasser Errico Malatesta sur le chemin de la cuisine, terminant sa phrase par « femme ! » (et s’en suivirent d’interminables chamailleries qui polluèrent notre canal de communication).
Cela fait-il donc de nous des anarchistes ? Non. « Malheureusement », avons-nous presque envie de dire. La faute, sans doute, à un certain confort bourgeois.
Cela n’a pas empêché Dead Woman Camille de pleurer plusieurs fois durant le documentaire Ni dieu ni maître — Une histoire de l’anarchisme. Ni DW Sonia de ressortir ses vieux disques de Joan Baez, Woodie Guthrie, Lead Belly et Pete Seeger (et d’écouter en bouche Here’s to you d’Ennio Morricone en pleurant comme une madeleine).


Du choix de son anarchisme et de sa mise en pratique


L’anarchisme est un concept important dans la plupart des écrits de Dead-Men. Bon, plus dans la saga Dead Men que dans Violette Anthémis.
Quelle que soit l’époque abordée dans Dead Men, quel que soit l’archétype de nos héros de jeunesse, l’anarchisme est au centre du récit. Ce n’est pas une démarche, simplement une constatation.

Dead Men’s Tales


À la fin du 17e siècle, un groupe de pirates prennent leur destin en main et tente d’instaurer une société égalitaire, loin des couronnes européennes. Comme dans Black Sails, ils déclarent en quelque sorte la guerre au monde. Oui, comme dans Black Sails, parce que, après tout, Long John Silver est à la base de tout.

D’accord, c’est extrêmement inspiré d’une vision romantique de la piraterie caribéenne, mais il faut reconnaître que leur gestion sociale avait une approche libertaire avant l’heure. Et puis bon, le drapeau noir, nom de dieu !

  • Principale source d’inspiration : L’île au trésor, mais surtout la légende de Long John Silver.


Dead Man’s Hand


Deux cents ans après les événements relatés dans Dead Men’s Tales, la descendante de la principale protagoniste entend profiter des opportunités dont regorge l’Ouest sauvage pour se débarrasser du carcan social et donner un véritable sens à l’expression « Nouveau Monde ».

  • Principales sources d’inspiration : les westerns d’Howard Hawks, El Dorado en tête.

Dead Man’s Waltz


Chicago, l’âge d’or de la mafia américaine. Sacco et Vanzetti sont morts. L’État s’appuie sur les organisations criminelles pour briser la contestation sociale.
Comme quoi, les influences inconscientes…
Toujours dans la même famille, une femme utilise l’action directe et les méthodes mafieuses pour tenter de déstabiliser le pouvoir.
  • Principales sources d’inspiration : Some like it hot de Billy Wilder et Scarface d’Howard Hawks.


Dead Men’s Deeds


Le mouvement hippie décline, Sharon Tate vient d’être assassinée et la lutte pour les droits civiques bat son plein. La descendante de notre famille favorite se retrouve confrontée à la violence étatique et sociale. Certains prônent la non-violence, elle penche plus pour la lutte armée et la révolution.
  • Principales sources d’inspiration : Dirty Harry de Don Siegel et Easy Rider de Dennis Hopper.


Dead Men Walking


Au 21e siècle, les derniers représentants des différentes branches familiales issues de notre chère capitaine pirate rejettent en masse le néolibéralisme triomphant et son lot de misère. Cette fois, les armes et les moyens de lutte sont modernes.
  • Principale source d’inspiration : l’actualité.


Schattenjägers


Nos héros, dans les très grandes lignes, luttent pour un monde sans discrimination. Difficile quand certains membres de la société se nourrissent de sang, que d’autres hurlent à la lune et que le diable marche parmi nous.
  • Principale source d’inspiration : 40 ans de lectures et de cinéma, mais l’origine revient à Jane Jensen et sa série de jeux vidéo Gabriel Knight (la plupart des noms de personnages sont inspirés de The Beast Within, qui fut le point de départ après tout).


Et tout ça, quand c’est pour ?


Eh, oh !
Nous devons aussi pourvoir à nos besoins, puisque rien n’est donné en fonction des besoins de chacun. Donc nous évoluons lentement, nous vous l’accordons. Rajoutez à cela les réécritures successives pour ne pas être emmerdés par des ayants droit qui n’ont jamais rien foutu de leurs vies.
Toutefois, la première partie de Dead Men’s Tales est en pleine correction (les allers et retours ne cessent pas, je crois que nous en somme à la centième révision). Nous avons aussi repris Schattenjägers après avoir totalement remanié l’univers. Pour le moment, trois chapitres ont été couchés.
Et puis merde, nous ne sommes pas pressés, si ? FTW.





Dead Men Paul et JM

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *