Bonne année 2016 !

Après une année 2015 totalement merdique de bout en bout, il nous faut espérer que le pire de l’année passée ne sera pas le meilleur de l’année à venir.
Ce sera sans l’aide d’une bonne partie de nos hommes politiques qui travaille dur à transformer le pays en IIIe Reich saupoudré de rêve stalinien.
Ce sera sans l’aide d’une bonne partie de la population; trop occupée à jouer à qui votera le plus à droite.
Ce sera sans l’aide de nos amis plus ou moins proches disparus (une pensée particulièrement émue pour notre frangin Coyote) et d’un tas d’autres personnes plus ou moins célèbres mais néanmoins importantes.

Mais au moins, ce sera avec nos amis, nos proches et nos familles.
Avec un peu de chance, se sera aussi en compagnie de notre bon Capitaine Read. En effet, Dead-Men Paul et JM ont repris le boulot sur Dead Men’s Tales après un baroud d’honneur de l’année 2015 consistant à écraser le boulot effectué (oui, Dead Men’s Tales semble définitivement maudit mais nos deux cochons sont têtus).
Cela se fera aussi avec Violette Anthémis à travers une interminable partie de poker (attention, lien réservé à un public averti). En plus d’une ou deux surprises, dont l’édition intégrale sur laquelle Dead Woman Sonia travaille actuellement.

Toutefois 2016 ne sera pas la fin du monde puisque nous avons repoussé Deadline. Nous avons aussi repoussé Schattenjägers même si Dead Men Paul et JM passent un peu de temps dessus.

Bref, pour 2016, nous allons continuer de mettre en pratique le bon vieux précepte anarchiste de penser global et d’agir local.

Et pour conclure : crève la gueule ouverte, 2015 !


Dead-Men

Ni bien courageux, ni bien brave

Depuis les massacres du 13 novembre 2015 à Paris, la France est dans une crise d’hystérie à la fois sourde et muette. C’est incroyable.

En fait, ça a commencé bien avant. Bien avant Charlie Hebdo, même.
C’est un politique de destruction par l’intérieur, et ça ne se met pas en place en deux dates, aussi marquantes soient-elles.


Pourquoi parle-t-on de ça ici ?


Déjà, parce que ça nous concerne tous. Ensuite parce qu’avec les livres de la série Dead Men centrés autours de la liberté, c’est un peu logique, non ?
Au sein de Dead-Men, nous essayons de développer un espace tolérant et ouvert. Nous ne sommes que de misérables humains et je ne prétends pas que nous y arrivons systématiquement, ni de manière pertinente. Mais nous essayons. Avec un principe, réfléchir et prendre du recul. Correction : essayer de réfléchir et de prendre du recul. Encore une fois, nous ne sommes que de misérables humains.
Et au sein du collectif, les discussions vont bon train. Les points de vue diffèrent (heureusement), mais la base est la même, humaniste et républicaine.

En fait, il y eut deux éléments déclencheurs :
  1. Dead Man Paul qui, lundi 16 novembre, rentre comme une fleur de week-end pour tout découvrir avec trois jours de retard.
  2. Moi, qui me suis fait insulter pour avoir oser dire que les attentats de Paris sont aussi atroces que ceux qui pullulent quotidiennement à travers le monde mais dont tout le monde se fout. Pensez donc, j’ai osé remettre en question la suprématie occidentale, mettre en rapport notre importance avec celle de sous-civilisations bougnoules, niakouées, enturbannées et que sais-je encore comme insultes racistes pour définir ces « autres », par définition inférieurs. Oui, l’Inde, la Turquie, le monde arabe, tout le monde s’en fout. Pire, c’est normal quand ça arrive chez eux.

Etat des lieux : Benjamin Franklin, où es-tu ?

13 novembre 2015. État d’urgence.
Une seconde, pourquoi l’état d’urgence et pas l’état de siège, par exemple ?
Selon l’historienne de la guerre d’Algérie Sylvie Thénault, « L’état d’urgence est introduit dans le droit français en tant que nouvel état juridique à mi chemin entre le droit commun (qui caractérise la paix) et l’état de siège qui caractérise la guerre.« 
Simple, on opte pour l’état d’urgence plutôt que pour l’état de siège lorsqu’on veut taire l’existence de l’ennemi et lui nier le statut de combattant. C’est déjà durant la guerre d’Algérie. Tout ça pour quoi, nier à ISIS ( l’État Islamique) le statut d’état ? Au nom de la politique de l’autruche, en somme ? C’est vrai que c’est le moment d’appliquer les spécialités culinaires sud-africaines ou kenyanes.

Encore plus simple : on choisit la propagande et la loi qui nous arrange, de préférence pour mieux la distordre.
Pour preuve, le projet de loi sur l’état d’urgence déposé le jeudi 19 novembre à l’Assemblée nationale sans aucune occasion de discussion ou de débat stipule : « Le régime des assignations à résidence est modernisé et élargi à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public.« 
Il ne s’agit pas de faits avérés, de preuves, mais de raisons sérieuses de penser. Plus flou, tu meurs.

Autre avantage, tout ce qui est habituellement régi par la loi… et bien on s’en contre-tape, on peu le faire. Perquisitions, interdictions, fichage, restrictions des libertés, toutes ces joyeusetés sont permises. Et pratiquées.
Et si on en profiter pour faire passer quelques lois iniques qui fleurent bon la bonne vieille droite réactionnaire ? Pourquoi pas ! C’est le moment, après tout.
Quelqu’un ouvre sa grande gueule pour, disons au hasard, critiquer la gestion des attentats ? On le vire.
Tout un tas de mesures liberticides et inutiles dont la liste est interminable. Vous vous sentez réellement plus en sécurité ? Et surtout, l’êtes-vous ? Une seule chose est certaine, vous êtes moins libres. Et moins tolérants, moins humains. 

Ce qui vraiment, vraiment, est le top de la crème, ce qui me rend l’être humain détestable, c’est que tout cela se passe sans que (presque) personne ne s’en offusque, sans que personne réagisse, en bons vieux moutons peureux que nous sommes. Et avec cette insulte, je présente aussi toutes mes excuses à ceux pour qui ce n’est pas le cas

Inutile de se lancer dans un débat d’opinions. De toute façon, nous partons perdants dans l’opinion publique, qui va rétorquer ce bon vieil adage si cher à l’extrême-droite : « On n’a qu’à tout laisser faire, alors, tout permettre ! » Fin de la discussion, l’argument est clos par la sottise humaine.

De plus en plus souvent, je regarde ce qui se passe et la phrase de Franklin me revient en tête. Sporadiquement, au début. Puis plus régulièrement jusqu’à ce que ce soit plusieurs fois par jour. « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.« 
Ce qui me fait penser, n’est-ce pas là le but du terrorisme ?
Oui. L’Histoire ne se répète pas, mais elle radote.

Alors je suis désolé, mais la seule conclusion que je tire des massacres du 13 novembre 2015 à Paris et de la manière dont la France a réagi, c’est que nous ne sommes ni bien courageux, ni bien braves. Et que de fait, pour le coup, l’opération terroriste est un succès : on nous a demandé de nous saborder, alors nous le faisons.

Un dernier conseil ? Lisez V pour Vendetta d’Alan Moore et David Lloyd. Et si vous ne savez pas lire, regardez au moins le film…




Dead Man JM

Calibre : mode d’emploi de la création d’un ePub

Par trois fois, j’ai répondu à des courriers nous demandant comment fabriquer un ePub exploitable.
La réponse tient en cinq mots : nous n’en savons rien.
Ce que nous savons, c’est comment utiliser Calibre pour modeler un ePub en fonction de nos besoins. Comme ce n’est pas un secret d’état, pourquoi ne pas en parler ? Si jamais cela peut un jour aider quelqu’un, ça ne sera pas du temps perdu.


Avant Calibre, il y a le texte


Le traitement de texte


Nous utilisons Calibre pour transformer des fichiers issus du traitement de texte libre et gratuit LibreOffice. Pourquoi celui-ci ? Nous le trouvons plus propre que Microsoft Word, et même s’il est moins convivial, il est aussi moins contraignant. Il y a quelques années, nous utilisions OpenOffice.org, mais ses évolutions récentes nous ont déplu. LibreOffice nous a donc semblé une continuité logique.
Nous travaillons avec le format .odt, mais c’est une habitude plus qu’un choix. Calibre gère aussi bien les formats .odt que .doc.

L’information importante

Chaque publication est au préalable un document texte.


Le document de travail


C’est à la fois une habitude et un indicateur fort pour la suite, mais nous prenons l’habitude de mettre notre texte en page de manière rudimentaire. Sauts de page, paragraphes, justification, liens, chapitres, etc. Tout est défini de façon à ce que lors de l’importation, Calibre dispose déjà d’un maximum d’informations utiles.

L’information importante

Ces marqueurs de mise en page sont beaucoup plus faciles à manipuler avec un traitement de texte qu’avec Calibre.

Installation de Calibre


Votre texte est prêt ? Vous êtes paré pour l’importer sous Calibre et le transformer en ePub ? Parfait, il ne vous reste plus qu’à installer Calibre, disponible sur le site officiel. C’est un conseil qui peut paraître stupide, mais préférez toujours les sources officielles aux sites tiers tels que 01net, par exemple.
Nous n’allons pas vous expliquer comment installer Calibre, simplement vous donner un conseil pratique qui plus d’une fois nous a été bien utile.
Comme Dead-Men est un collectif et que nous ne vivons pas tous sous le même toit, nous utilisons des services cloud et de synchronisation à distance. Mega pour la sauvegarde, Google Drive pour la collaboration en ligne et la possibilité de travailler à plusieurs sur le même fichier simultanément.
Dead Man JM a insisté pour que nous placions tous notre bibliothèque Calibre dans le dossier synchronisé de Google Drive. Ce fut un combat de longue haleine, mais nous lui en sommes aujourd’hui reconnaissant. On ne sait jamais ce qui peut arriver, aussi garder une sauvegarde de son travail, être à jour et pouvoir récupérer une version antérieure en cas de problèmes ne sont pas un luxe mais une nécessité.

Il est possible de déplacer sa bibliothèque ou d’en changer via le gros bouton Bibliothèque Calibre.


L’information importante

Placer sa bibliothèque Calibre dans le dossier de synchronisation de votre service cloud de prédilection à l’aide du bouton « Bibliothèque Calibre« .

Utilisation de Calibre


Et vous voilà impatient d’utiliser Calibre pour créer votre premier ePub. C’est normal. Mais si vous n’avez jamais mis les mains dans le cambouis, le procédé peut s’avérer un peu déroutant. D’autant plus que si Calibre est un outil puissant, il est tout sauf glamour.

À l’ouverture, Calibre ressemble à ça.

Nous vous laisserons le plaisir tout relatif de découvrir par vous-mêmes ses différentes fonctionnalités (Internet grouille de tutoriels plus ou moins complets) pour nous concentrer sur l’essentiel : vous permettre de produire rapidement un ePub.

Importer son texte sous Calibre


Vous voyez le gros bouton « Ajouter des livres » en haut à gauche ?

Sans surprise, le bouton « Ajouter des livres » sert à importer son fichier.

Ben voilà.
Utilisez-le, choisissez votre fichier et après un court laps d’analyse de la part de Calibre, il apparaîtra dans votre bibliothèque.
Ce n’est pas un ePub, c’est simplement votre document de base.

Comme nous travaillons en collaboration, nous prenons l’habitude dès cet instant de renseigner les informations (métadonnées) de notre fichier.
Le gros bouton bleu « Éditer les métadonnées » juste à côté du précédent, et une nouvelle fenêtre s’affiche.

Les fonctions de base de Calibre sont assez simplistes et le nom des boutons, comme « Éditer les métadonnées » sont explicites.


Il ne vous reste plus qu’à renseigner les informations de votre futur ePub, qui sont pour le moment les informations (métadonnées) de votre document texte. Mais vous l’aurez compris, ce sont essentiellement les mêmes.
Calibre utilisera ces données pour classer et organiser votre bibliothèques. Et si vous travaillez dans la durée, cela vous évitera des boulettes dans un futur plus ou moins proche.
Le cas très particulier de la couverture est une étude à part entière, ses spécificités ne cessant d’évoluer avec la résolution des liseuses. En novembre 2015, nous utilisons chez Dead-Men des images JPEG de 1500×2400 avec une résolution de 96 ppp. Dans le futur, cela ira certainement en augmentant, aussi, une fois de plus, une simple recherche dans un moteur devrait vous apporter une réponse adéquate.

Les métadonnées sont la carte d’identité de votre ePub.


Vous voilà désormais paré pour affronter sereinement la création de votre ePub. Parce qu’à partir de là, tout devient moins simple et moins intuitif.

L’information importante

Éditer de suite les métadonnées permet de garder une base de travail saine et claire. Cela devient capital si plusieurs personnes travaillent sur un même projet.

Création d’un ePub avec Calibre


Votre magnifique fichier texte est intégré à la bibliothèque de Calibre, les informations essentielles ont été renseignées. Il est temps de convertir tout ça en un ePub, un vrai, exploitable par une liseuse.

Avant toute chose, nous supposons que vous savez de quoi est constitué un ePub. Si vous ne le savez pas, Google est à votre disposition. Mais pour faire court, il s’agit bêtement d’une compilation de fichiers html encapsulés.
Techniquement, n’importe qui avec un peu de connaissances en HTML et en CSS peut créer son ePub à la main à partir de rien. C’est faisable, mais incroyablement pénible. Voilà pourquoi nous utilisons des logiciels pour éditer ces données en masse.
Calibre permet de définir certains paramètres lors de la création d’un ePub à sa création. Pratique.
Mais pourquoi répéter les mêmes actions alors que l’on peut les automatiser ?

Les options de création d’un ePub


Avant de créer notre premier ePub, nous allons donc définir certains paramètres génériques communs à toutes nos publications.
Tout cela se passe en actionnant le bouton « Préférences » en haut à droite, puis en navigant dans la partie « Interface / Conversion / Options communes« .

Préférences / Interface / Conversion / Options communes


Par défaut, Calibre est prêt à l’emploi. Ce qui signifie que, sauf besoins ou attentes particulières, vous n’avez que peu d’options à modifier. Nous vous conseillons de vous attarder sur ces options, d’y réfléchir et de bien définir vos besoins.
Dans notre cas, nous n’allons modifier que très peu de choses :

  • Dans l’onglet « Apparence » :
    • Nous intégrons systématiquement les polices références et nous ajoutons manuellement nos propres police. Dead-Men n’en utilise qu’une seule déclinée sous toutes ses formes, et c’est la police Georgia
    • Nous supprimons l’interligne entre les paragraphes, parce qu’en littérature, c’est dégueulasse.
  • Nous ne touchons pas au « Traitement heuristique » car il a tendance à ficher un bazar noir incommensurable.
  • Dans l’onglet « Mise en page » : ce fut un véritable casse-tête, cet onglet, alors qu’en réalité, rien n’est plus simple. Pourquoi ? Parce que nous voulons être le plus général possible, donc éviter d’être trop spécifiques. Pourquoi ? Tout simplement pour assurer une compatibilité optimale avec un maximum de plateformes. De fait, nous choisissons « Defautl output profile » et « Default input profile » avec des marges à 5,0 pt.
  • « Détection de la structure » : nous nous contentons de « supprimer les fausses marges« .
  • « Table des Matières » : cette options vous permet de générer automatiquement une table des matières. Très efficace si votre document texte est convenablement structuré comme nous vous l’avons conseillé précédemment. Sinon, c’est infernal. « Forcer l’utilisation d’une Table des matières auto-générée » est, en revanche, la seule option que nous cochons.
  • « Rechercher et remplacer » : cette option fonctionne comme dans un traitement de texte. Mais si votre document texte est bien préparé, vous n’en avez pas besoin.
Encore une fois, ce sont nos choix. Ils sont relativement standards, mais rien ne vous oblige à les respecter, et nous vous encourageons à tester différentes configurations.

Dans le même ordre d’idées, ces options vous seront proposées à l’édition de chaque ePub ; vous y retrouverez vos options générales préenregistrées et vous aurez la possibilité d’éditer certaines spécificités propres à votre publication en cours.

La conversion d’un fichier vers le format ePub


Voilà. Le moment de vérité.
Si vous avez correctement travaillé, il est temps de demander à Calibre de convertir votre document texte en fichier ePub, et le plus gros du travail sera fait par le logiciel.
La magie de l’automatisation.
Sélectionnez votre fichier dans votre bibliothèque et cliquez un grand coup sur le bouton « Convertir des livres« .

« Convertir des livres« , la dernière étape avant d’enfin voir votre ePub.

Mon dieu ! Revoici les options !
Avec quelques onglets en plus.
Pas de panique. Si vos options génériques sont renseignées, vous n’avez rien à faire. Si vous voulez éditer certaines spécificités propre à votre projet, c’est le moment.

Le nouvel onglet « Sortie ePub » vous permet de définir certaines options très spécifiques, généralement à cause de la médiocrité de l’iPhone et des sottises imposées par Apple. Fort heureusement, si le matériel Apple n’accepte pas certaines conventions et impose ses propres spécificités, la plupart des autres plateformes sont compatibles avec tout.
À vous de voir si vous souhaitez vous compliquer la tâche pour que votre couverture s’affiche correctement chez une poignée de snobs.
À titre d’information, il peut être utile de connaître les habitudes de consommation de votre public. Pour Dead-Men, en 3 ans d’observation de notre clientèle, les utilisateurs d’Apple ne représentent même pas 1% de nos visiteurs et moins de 0,02% de nos lecteurs.
En ce qui nous concerne, nous considérons que si quelqu’un veut un outil efficace, il ne se dirige pas vers un jouet limité à la mode 150% plus cher que n’importe quoi d’équivalent et de plus performant. Oui, ces remarques sont agressives, mais les exigences d’Apple et leur mentalité aussi.
Quoi qu’il en soit, ne négligez pas l’importance de la couverture, bien que sa réalisation soit, nous ne le rappellerons jamais assez, un travail à part entière.

Enfin, nous n’utilisons pas l’onglet Débogage, et à moins de savoir ce que vous faites, il ne vous servira à rien.

Et voilà : cliquez sur le bouton « OK« . Quelques secondes plus tard, Calibre a ajouté un fichier ePub à votre bibliothèque. Désormais, votre publication compte deux formats différents : le document texte et le fichier ePub.
Joie, n’est-ce pas ?


L’édition d’un ePub


Il est grand temps de voir ce que votre bébé a dans le ventre.
Sélectionnez votre ouvrage dans votre bibliothèque et actionnez ce bouton qui vous fait de l’œil depuis un moment déjà : « Éditer le livre« .

« Éditer le livre » pour ENFIN découvrir ce que renferme votre ePub.

Oh ! La belle nouvelle fenêtre !
Si vous vous êtes déjà procuré un ePub commercial, vous avez certainement remarqué le travail de cochon des éditeurs. Quand on voit le bazar qu’a créé Calibre, cela n’a rien d’étonnant. Une entreprise commerciale ne va pas gaspiller de l’argent à nettoyer le code de ses publications l’une après l’autre. Capitalisme et qualité ne font pas bon ménage.
Toutefois, en tant que branleur sans envergure et sans intérêt aux yeux de ces éditeurs, vous voudrez sans doute y jeter un coup d’œil. Parce que Calibre travaille bien, mais il n’est pas propre et le code qu’il génère est presque aussi sale et brouillon que celui de Microsoft Word !

Pour ne pas vous décourager, je vous déconseille de tenter de suite un débogage de votre ePub.
Procédons plutôt dans l’ordre.
  • Nous allons vous confier un secret. Lorsque nous disions ne travailler qu’avec une seule police (Georgia), c’est en très grande partie la faute de Calibre. Nous n’avons pas trouvé le moyen de faire gérer proprement les polices au logiciel. Alors nous utilisons « Gérer les polices » pour les remplacer toutes par Georgia, à la fois élégante et simple à épeler :
    • sélectionnez les polices que vous souhaitez remplacer ;
    • sélectionnez « changer les polices sélectionnées » ;
    • dans la nouvelle fenêtre, tapez le nom de votre police de choix ;
    • cliquez sur « OK » ;
    • fermez la fenêtre, c’est fait.
Optez pour la simplicité, éditez vos polices.

  • Maintenant vous pouvez lancer un débogage sans risquer une dépression nerveuse. Vous devriez tomber sur quelque chose d’assez similaire à l’image ci-dessous. Et si ce n’est pas le cas, Calibre pourra théoriquement effectuer son débogage automatique qu’il vous propose sans problème.

Le débogage est désormais efficace.

En théorie, puisque vous avez bien travaillé, votre ePub est exploitable. Il n’est pas propre, mais exploitable et devrait passer les tests de qualité de toutes les plateformes les plus exigeantes (Google Play est la plus exigeante que nous connaissions). Le reste n’est plus qu’une question de conscience et d’honnêteté envers vos lecteurs.

Nous vous disions que Calibre génère un code sale. Ses développeurs le savent, aussi proposent-ils une option très intéressante qu’ils auraient franchement pu automatiser.
Ouvrez l’un de vos fichiers (si vous codez du HTML, préparez-vous à un choc), cliquez sur « Réparez l’HTML« , puis sur « Embellir le fichier courant« . Le code ne deviendra ni beau ni parfait, mais il sera plus présentable et purgé de ses aberrations.

Répétez l’opération pour tous les fichiers de votre ePub, et voilà !

Pensez à sauvegarder votre travail (CTRL+S), même si Calibre vous le rappellera avant de commettre l’irréparable.

Si vous voulez mieux, franchement, autant tout faire à la main.
Toutefois, rien ne vous empêche d’éditer les fichiers CSS et de créer vos propres balises.
Dans le même ordre d’idée, vous pouvez éditer la Table des matières pour la moduler à votre convenance. Ou alors parce que la génération automatique est parfois capricieuse.

« Éditer la table des matières« 

Libre à vous d’éditer la table des matières manuellement ou de confier l’opération à Calibre. Encore une fois, puisque vous avez travaillé correctement précédemment, vous pouvez demander au logiciel de générer la table des matières à partir de ce qui vous convient le mieux.

Laissez Calibre générer la table des matières.

Exportation d’un ePub avec Calibre


Voilà.
Sauvez, sortez, retrouvez votre ePub sur votre disque dur et faites-lui passer l’épreuve du feu.
C’est à dire que nous allons vérifier son intégrité. Pour cela, nous utilisons un vérificateur en ligne pas forcément convivial, mais sans pitié : http://validator.idpf.org.
Soumettez votre ePub et s’il y a le moindre problème, le validateur vous indiquera lequel, ainsi que où il se trouve. Ce sera alors à vous de corriger manuellement l’erreur.

La suite ?
Nous ne pouvons pas vous dire. C’est à vous de savoir ce que vous souhaitez faire avec votre nouvel ePub, comment vous désirez le distribuer.
Quoi que ce soit, vous disposez d’un fichier sain. Alors bonne chance : la suite est entre vos mains.

Dead Woman Sonia

Quelle politique ? (1/3) La publicité

Rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans une analyse comparative des systèmes politiques.
Non.
J’ai eu ce week-end, dans le train revenant de Toulouse, une discussion très intéressante avec deux lecteurs. Déjà, la probabilité de trouver deux personnes lisant du Violette Anthémis dans un train est suffisamment faible pour être soulignée. Maintenant que c’est chose faite, passons au vif du sujet.

Nous avons principalement parlé de deux choses, nos revenus et notre absence des réseaux sociaux. En m’étalant sur trois articles, je vais donc non seulement vous les briser avec ça, mais en plus je vais parler de l’avenir de Dead-Men.

  1. Quelle politique ? La publicité
  2. Quelle politique ? Les réseaux sociaux
  3. Quelle politique ? L’avenir de Dead-Men



Durant notre échange, nous avons parlé des revenus (ou de l’absence de revenus, soyons francs) générés par Dead-Men. Certains savent que nous avons eu des soucis avec Dead Men’s Tales et que Violette Anthémis a été un palliatif pour 2015 autant qu’un moyen de ne pas perdre trop d’argent en attendant le retour en force de nos pirates. Pour Violette, l’équation était assez simple : nous vendions des photos pour assurer un minimum de revenus.

D’accord. Mais pour Dead-Men dans son ensemble ?

C’est un sujet qui revient régulièrement et auquel je réponds toujours les mêmes choses.
De grands cons vont parler de modèle économique, de business plan, et de tout un tas d’autres formules traduisible par « comment gagner un maximum de thunes ». Ce n’est pas notre démarche.

Réellement, nous n’avons pas de démarche commerciale au sens propre. Certes, nous vendons quelque chose, mais sans recherche aucune, simplement avec l’espoir que ça va plaire et que des gens honnêtes font débourser quelques sous.
Nous sommes des idéalistes, des utopistes ou – comme dirait Dead-Man JM – des imbéciles.
En fait, notre démarche ne s’appuie que sur certains principes et le reste… on s’en fout.

La politique de l’absence de publicité


Dans le train, mes interlocuteurs m’ont demandé pourquoi nous n’avions pas recours à la publicité. Avec l’argument que tout le monde s’en fiche, donc que ça ne gêne pas.

Un choix de départ


C’est une vielle discussion qu’ont eu les anciens (à savoir, Dead-Man JM et moi-même) lors de la création de Dead-Men. Notre position se résume simplement à deux arguments, l’un pragmatique et l’autre pratique.

Un public cible trop faible et insensible à la publicité


La fréquentation de Dead-Men n’a jamais été monstrueuse. Notre cible est restreinte et le site s’adresse à un public de niche. Le profil que nous avons dressé via Google Analytics (qui, au passage, est la seule chose qui traque quoi que ce soit sur notre domaine) est celui d’un internaute cultivé et francophone, amateur de cinéma, de bande dessinée et de littérature. La répartition des sexes est assez bien respectée (je pense que le fait de présenter des personnages féminins forts qui échappent à la vaste fumisterie qu’est le test de Bechdel joue grandement), à savoir 56% d’hommes et 44% de femmes. Violette Anthémis est une fois de plus l’exception ; bien que géré par une femme, le site attire une immense majorité d’hommes (plus de 75%), sans surprise.

Pour ces raisons, la publicité sur Dead-Men serait une imbécillité sans nom. La fréquentation n’est pas assez forte pour que le nombre de clics soit rentable. D’autant moins que nous nous adressons à un public relativement insensible à cette pratique.

Or, au sein de Dead-Men, nous détestons la publicité. Personnellement, je la trouve souvent intellectuellement insultante. Nous avons donc refusé d’infliger à nos visiteurs quelque chose d’inutile et que par dessus le marché nous trouvions insupportable.

Voilà pour l’approche pragmatique.


Le poids de la publicité tue un site


Les sites de Dead-Men, Violette Anthémis en tête, sont relativement lourds. Rien de comparable à Amazon ou Flickr, mais leurs soucis d’optimisation ne nous concernent pas.
Dead Man JM tient à ce qu’une page se charge dans les deux secondes. Or l’ajout de bannières publicitaires alourdit considérablement le poids d’une page ainsi que son temps de téléchargement.
La Fondation Mozilla, citée par l’article de Green IT, donne des chiffres vertigineux. Ainsi, la suppression des publicités dans les pages web réduit en moyenne :

  • de 44 % le temps nécessaire à leur affichage,
  • de 39 % le poids des octets à télécharger,
  • de 67 % le nombre de cookies traçants, utilisés pour comprendre vos habitudes de consommation à votre insu.


Mozilla, étude sur le pistage et la publicité
Le poids d’une publicité


Intolérable de notre point de vue. D’autant plus que, encore une fois, cette démarche n’est pas rentable.


Et ça, c’était l’aspect pratique.


Une décision que nous maintenons


Imaginons maintenant que Dead-Men connaisse une forte croissance et que sa fréquentation se développe à tel point que l’insertion de publicité pourrait devenir rentable. Cela ne change rien au fait que nous refusons d’infliger cette nuisance à nos visiteurs. D’autant moins que, si ça se trouve, ils viennent chez nous justement parce qu’il n’y a pas de publicité et qu’ils apprécient le confort. Donc, parmi leurs centres d’intérêt, sans doute favorisent-ils celui qui leur offre le plus grand confort.
Je sais, on me reproche souvent d’avoir trop confiance en l’espèce humaine.

La seule forme de publicité que nous nous autorisons, c’est de parler de quelque chose que nous apprécions. De partager un lien, par exemple. S’il est sponsorisé, tant mieux, mais ce ne fut jamais le cas. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas une démarche lucrative ; simplement nous pensons que le web doit se développer à l’image des sociétés humaines, sur le dialogue et l’échange, et non pas sur un modèle économique, qu’il soit libéral ou pas.


En conclusion


Et à ceux qui objectent qu’il faut bien que quelqu’un paye, je dis simplement ceci : nous ne perdons pas d’argent à faire ce qui nous plaît.

D’accord, ça ne remplit pas quotidiennement le réservoir de ma Ferrari, mais il faut admettre que les jantes en or massif augmentent considérablement sa consommation.


Dead Man Paul


Quelle politique ? (3/3) L’avenir de Dead-Men

Maintenant que nous avons répondu à l’épineuse question des réseaux sociaux et clos le sujet de la publicité, il ne nous reste plus qu’à aborder l’avenir de Dead-Men. C’est à la fois très simple et très compliqué.
Aussi, je vais procéder dans l’ordre, parce que j’en ai décidé ainsi.

Dead-Men a connu pas mal de changements en 2015. De l’apparition de Violette Anthémis à la refonte de tous les titres du domaine, l’année passée ne fut ni de tout repos, ni propice à la création.


Violette Anthémis


Certains connaissent déjà l’histoire. Violette Anthémis est une création de Dead Woman Sonia, une parodie de la littérature érotique et pornographique qui circule aussi bien en librairie que sur la toile.
Et, accessoirement, Violette nous a permis de rencontrer durant mon séjour au Japon (et de recruter) inénarrable Dead Man Tôji.

La création de Violette


Patent trolling


Violette Anthémis est un projet de Dead-Men, originellement conçu dans l’urgence pour faire face à des problèmes rencontrés durant l’écriture de Dead Men’s Tales.

Pour la petite histoire, nous avons été victimes d’un patent troll ridicule d’une boîte qui enregistre des idées à la pelle et attaque ceux qui en pondent. L’attaque concernait Dead Men’s Tales et s’est résolue sans trop de soucis mais avec une notable perte de temps. Je tiens à souligner que la prudence de Dead Man JM qui tend vers la paranoïa nous a évité bien des problèmes : s’il ne multipliait pas les sauvegardes numériquement datées de ce que nous produisons (email, cloud, disques durs externes, clés USB et presque tous les supports utilisables). Or les signatures et l’horodatage numériques sont recevables devant un tribunal.
En fin de compte, la préséance de Dead Men’s Tales a été démontrée grâce à cela.

Violette à la rescousse


Comme 2015 s’annonçait morte – et elle fut pourrie à bien des points de vue -, nous avons décidé de lancer Violette pour ne pas perdre d’argent (hébergement, nom de domaine, tout ça).
L’idée était simple : écrire une nouvelle idiote gratuite chaque mois et vendre les photos érotiques qui vont avec.

Le futur de Violette


Violette en 2016


Le succès est mitigé : se lancer dans l’érotisme sur Internet, c’est se noyer dans la masse. Nous n’avons pas perdu d’argent, mais nous n’en avons pas gagné non plus. Et quand je vois la masse de travail derrière le titre, je me pose la question de son avenir.

Nous ne supprimerons pas Violette Anthémis, mais il est fort peu probable que l’expérience se poursuive en 2016.

Violette, c’est fini alors ?


Oui et non.
Dans un premier temps, les nouvelles de novembre (qui a du retard) et de décembre (la plus horrible de la série) vont être publiées, suivies par une intégrale avec des inédits dans le courant de l’année prochaine.

Notre collaboration avec Miss Edith Oswald étant terminée, Dead Woman Sonia et moi avons rencontré certaines de ses potentielles remplaçantes à Reims, Lille et Toulouse. Malheureusement, ces rencontres n’ont pas abouti. Or l’avenir de Violette dépend principalement de notre faculté à remplacer Miss Edith.

Soyons très clairs : Violette se poursuivra si nous trouvons un modèle, et ça ne sera pas sous une forme mensuelle comme en 2015. Nous avons trop de travail sur Dead Men’s Tales pour assurer une telle charge de travail.

Et moi, je peux être la prochaine Violette ?


Bien entendu, nous sommes ouverts aux candidatures spontanées. Nous avons un service DropItToMe (mot de passe : violette) où vous pouvez nous envoyer des photos et un moyen de vous contacter.
Attention toutefois. Dans le cadre du programme Violette, il vous sera demandé de poser nue pour un salaire de misère dans des conditions épouvantables ! Sérieusement, il s’agit de vous photographier nue contre une compensation assez faible car nous ne sommes pas riches. Vous devez aussi être majeure dans votre pays.
Mais si l’expérience vous tente, allez-y et nous vous contacterons !

Nous sommes des idiots


Tandis que je rédigeais ces quelques lignes, Dead Man JM m’a fait remarqué que notre système d’archivage fonctionnait de la sorte : année, moi, jour et heure. Par exemple 201509121649. Ainsi, la dernière version de sauvegarde est toujours au sommet.
La version de production se situe dans un dossier à part.
En général, la technique nous ennuie.
C’est pour cette raison que depuis janvier, nous avons toujours publié la dernière archive des nouvelles de Violette.
Et non la version de production.
Voilà.
Des idiots. C’est ce que nous sommes.

Bien entendu, toutes les versions des nouvelles de Violette Anthémis seront mises à jour progressivement. Et je vous présente mes plus plates excuses.

La refonte


Pas besoin d’être très observateur pour réaliser que depuis quelques mois, www.dead-men.fr et surtout violetteanthemis.dead-men.fr ont beaucoup évolué. Moins lourds, plus fluides, plus logiques.
Et surtout plus rationnels.

dead-men.fr


Au départ, dead-men.fr était un gros fourre tout. Le site était parti pour centraliser ce que nous produisons et c’est très rapidement parti en vrille. La faute à notre enthousiasme pour Black Sails notamment. Nous avons chroniqué tout ce qui avait un rapport avec notre sujet de prédilection et qui nous tombait sous la main.
Erreur de jeunesse. Et en grande partie ma faute.

Nous avons épuré tout ça pour revenir à l’essentiel, à ce qui compte vraiment : nous.
Parce que si les visiteurs viennent sur dead-men.fr, c’est pour ce que nous produisons. Pour le reste, il y a tout Internet.
D’accord, parler de plein de choses amène des visiteurs, mais ce ne sont pas des visiteurs intéressés parce que nous faisons.
Désormais, dead-men.fr agit en tant que hub minimaliste pointant vers divers sous-domaines dédiés et beaucoup plus diserts. Le premier est bien entendu violetteanthemis.dead-men.fr, mais il y en a d’autres comme deadline.dead-men.fr, et il y’en aura d’autres dans le futur.

Les blogs


Nous avions deux blogs, nous centralisons tout sur un seul : celui-ci.
Dead Man JM voulait sauvegarder le contenu de l’ancien, j’étais contre. J’ai gagné en faisant appel à sa flemme naturelle : moins de travail.
Voilà. Ce blog sera donc bien entendu retravaillé pour ne plus épouser la charte de Violette mais celle de Dead-Men.

L’avenir


Refondre, c’est bien beau, mais il faut que ça serve à quelque chose d’autre qu’être joli.
Dead-Men travaille actuellement sur deux projets parallèles.

Le retour de Dead Men’s Tales


Maintenant que les problèmes ont été résolus, Dead Men’s Tales sera bientôt de retour. L’écriture a déjà repris. Mais laissez trop de temps à quelqu’un comme moi, et il reprendra tout depuis le début. C’est ce que j’ai fait.

Deadline


Deadline est un projet particulier et je refuse d’en dire plus pour le moment. Certains détails sont encore flous, les discussions continuent, donc je vous conseille de surveiller ce blog ainsi que deadline.dead-men.fr.

En conclusion


2016 est presque l’année du renouveau. Mis à part Violette, nous reprenons tout depuis zéro pour repartir sur des bases saines.
En ce qui nous concerne, malgré la fatigue de 2016, nous repartons avec enthousiasme et, surtout, une meilleure organisation interne.
Et si nous avons perdu Miss Edith, nous avons gagné Dead Man Tôji. Il n’a pas la poitrine de Miss Edith, il ne parle pas français, mais il possède de nombreuses autres qualités !

Quelle politique ? (2/3) Les réseaux sociaux

Après avoir abordé la question relativement simple de la publicité, nous allons maintenant nous intéresser aux réseaux sociaux et (comme dirait Dead Man JM) à pourquoi c’est de la merde vendue au prix de l’or.
Notre présence sur les réseaux sociaux est faible : nous nous contentons généralement d’annoncer ce que nous faisons et c’est tout. Il ne s’agit pas d’une incompréhension du fonctionnement du web ou d’une prise de partie idéologique (quoi que…). Nous avons nos raisons, et je pense qu’elle sont valables.

Les réseaux sociaux sont la mort sociale

Ce n’est pas une phrase en l’air. Au sein de Dead-Men, personne n’est amateur de réseaux sociaux. Essentiellement, nous avons tous mieux à faire. Je ne crois pas qu’un seul d’entre nous possède un compte Facebook ou Twitter. Deux de nos membres utilisent Google Plus pour partager des articles avec un groupe très restreint d’individus que, de toute manière, ils voient plusieurs fois par semaine.
Non, les réseaux sociaux, ce n’est pas notre truc.

Mes deux interlocuteurs entre Toulouse et Paris m’ont demandé pourquoi nous n’intensifions pas notre présence sur les réseaux sociaux, justement. C’est vrai que nous lisons partout que pour lancer son projet, que pour toute démarche sur le web, il faut avoir une forte présence sur les réseaux sociaux.
D’accord.

Encore une fois, nous objectons deux raisons, toujours pragmatique et pratique.

L’intérêt tout relatif des réseaux sociaux


Je ne parlerai même pas de l’idée saugrenue de faire de la publicité pour une entreprise sans contrepartie. Non, après tout, ils offrent un service en échange. Mais quand-même…
Non, je vais simplement constater une utilisation paradoxale des réseaux sociaux.

Une distraction mal venue


Un visiteur vient sur une page pour une raison précise. Donc, à quoi bon le distraire avec quelque chose qui pourrait l’en éloigner ? C’est à la fois rude et contre-productif.
L’idée d’un site est que le visiteur découvre ce que vous avez à proposer, non ? Pas de le renvoyer vers autre chose.

Le partage sur les réseaux sociaux


D’accord.
Supposons qu’il veuille partager une page. Il va cliquer sur un bouton qui va ouvrir une nouvelle fenêtre et suivre une procédure quelconque. Ou alors il peut ouvrir un nouvel onglet ou lancer son application dédiée et copier le lien directement sur son réseau favori. C’est aussi long et plus pratique en fin de compte, nous verrons pourquoi plus tard.
Donc l’intérêt d’un bouton est nul.

La présence sur les réseaux sociaux : un investissement rentable ?


C’est une question que nous nous sommes posée. La réponse s’est imposée d’elle-même : le temps nécessaire et le retour sur l’investissement de ce temps ne s’équilibrent pas.
Certes, nous avons deux pages Facebook (l’une pour Dead-Men, l’autre pour Violette), deux comptes Google Plus (une pour Dead-Men, l’autre pour Violetteet une compte Twitter. Nous maintenons aussi un compte DeviantArt pour certains de ses services et un autre Pinterest. Dead Woman Sonia se charge de tout ceci du bout des doigts.
Maintenir ne serait-ce que les pages Facebook, et les faire vivre pour qu’elles aient une chance de ne pas se noyer dans les millions d’autres pages, représente presque un travail à plein temps. Et pour quel résultat ? Combien d’utilisateurs quittent Facebook lorsqu’un lien est partagé ? Souvent l’essentiel de l’information est contenue dans le résumé.

Il ne faut pas se leurrer : comme tous les acteurs du web, l’intérêt des réseaux sociaux est que vous restiez sur leurs pages, pas que vous vous en alliez. La présence sur les réseaux sociaux est, à mon humble avis, une vaste arnaque.
Donc, pour nous, l’intérêt est nul. Nous voulons que vous veniez sur dead-men.fr pour y rester, pas pour vous renvoyer chez FacebookTwitter ou Google.

Encore une fois, nous avons mieux à faire que de passer du temps à ça. Sinon nous aurions concentré notre production sur ces quelques outils et non sur un site.

Il y a plus de quarante ans que je fais du « dark social » sans que j’en susse rien


Ne vous inquiétez pas, j’ignorais aussi de quoi il s’agissait lorsque Dead Man JM m’a parlé de « dark social » la semaine passée, tandis que nous castions l’éventuelle nouvelle Violette Anthémis à Toulouse.

Par pure bonté, je vous balance un article de référence : Oubliez Facebook, pensez Dark social (par Julien Provost).

Le « dark social » […] désigne […] l’ensemble des interactions sociales réalisées en dehors des médias sociaux traditionnels. Concrètement, il s’agit d’articles copiés-collés qui sont envoyés par e-mails, de liens ou d’images qui sont diffusés par messagerie instantanée…Ce qu’il y a d’incroyable avec le Dark social c’est qu’il représente  69% de l’activité de partage à l’échelle mondiale […].

Vous vous souvenez quand je vous exposais l’utilisation que certains d’entre nous faisaient de Google Plus ? C’est essentiellement ça, qu’ils font.
C’est aussi notre principal mode de communication. Pourquoi ? Parce que nous nous inspirons d’un fonctionnement social humain.
Imaginez qu’en vous promenant, vous découvriez un petit bar étonnant. Qu’allez-vous faire ? Poster une affichette dans la rue et haranguer les foules debout sur un bidon, ou en discuter avec des amis ?
Voilà.

Le poids des widgets des réseaux sociaux achève le site que vous avez déjà tué avec la publicité


Dead Man JM et ses deux secondes de chargement. Et bien il ne peut pas y parvenir avec la présence de boutons sociaux qui alourdissent les pages et ralentissent l’affichage.
Si le webmaster se contente de copier et de coller le code fourni par les réseaux sociaux, il alourdit en moyenne sa page de 150 Ko par bouton avec le téléchargement des scripts qui va avec. Sans parler de la multiplication du nombre des requêtes qui ralentissent considérablement l’affichage.
Si le webmaster trafique les boutons et intègre les scripts externes, il alourdit sa page mais peut limiter les requêtes. Toutefois, malins, la plupart des acteurs sociaux modifient régulièrement le fonctionnement de leurs boutons, ce qui oblige notre cher webmaster à passer un temps fou à mettre ses ajouts à jour.
Tout ça pour quoi ?

Selon Moovweb, 0,6% des internautes utilisent les boutons de partage sur ordinateur, et 0,39% sur téléphone portable.
Quelque soit la valeur de l’étude de Moovweb, la tendance est bien là. Sur quatre autre site nettement plus fréquentés dans lesquels Dead Man JM est investi, l’utilisation des boutons des réseaux sociaux est ridicule : moins de 3% des visiteurs dans le meilleur des cas. Et pourtant, sur ces sites, malgré toutes les améliorations apportées, les boutons Facebook (le moins bien optimisé), Twitter (le plus riche en fonctionnalités), Google Plus (le mieux optimisé) et Pinterest (le plus lourd) représentent près de 40% du poids des pages (hors images) et plus de la moitié du temps de chargement et d’affichage.
Imaginez maintenant ce que représentent les différents widgets de ces acteurs ? En gros, votre page devient la leur.

Donc lorsque nous nous sommes posé la question de savoir si nous allions intégré les boutons des partage des différents réseaux sociaux, la réponse a été unanime.


En conclusion


Notre présence sur les réseaux sociaux est faible, et c’est un choix assumé. Celui de la flemme tout autant que de l’efficacité.
Maintenant, si un passionné veut se charger de faire vivre nos pages à la place de Dead Woman Sonia, nous n’avons rien contre et nous l’invitons à nous contacter, mais ce n’est clairement pas une priorité, tout simplement parce que l’intérêt d’une telle démarche nous apparaît comme absurde.