Présidentielles 2017 : quand la réalité dépasse notre (pire) fiction

élections 2017 : image empruntée au site de la commune de Ruy-Montceau


Le Conseil des ministres du 4 mai 2016 a fixé le premier tour des élections présidentielles 2017 au dimanche 23 avril 2017 et le second tour au dimanche 7 mai 2017. Et quelque part durant le deuxième semestre 2016, j’incitai à DM Paul de changer un passage de Dead Men’s Tales que je trouvais ubuesque.

Aujourd’hui, je me demande si j’ai bien fait tellement la réalité de la campagne dépasse la fiction.


Des retournements improbables


La fiction…


Mettons le décor en place, si vous voulez bien.
Dans Dead Men’s Tales, en 1679, les pirates de l’île de la Tortue désignent des capitaines pour les représenter dans un conseil. Ce conseil doit décider de l’avenir de la colonie. On distingue trois principaux mouvements :

  1. les indépendantistes, dont font partie la plupart de nos héros, qui refusent de se ranger sous une quelconque bannière ;
  2. les partisans du ralliement à la couronne d’Angleterre ;
  3. les partisans du ralliement à la couronne de France.
Durant un (très) long chapitre, Dead Man Paul décrivait les turpitudes d’une telle démarche. Quand je l’ai lu, je me suis dit que c’était trop. Vraiment. Du vaudeville. Des alliances se forgeaient pour mieux être trahies. Des intérêts personnels faussaient les décisions. Les conflits nationaux refaisaient surface. Bref, c’était le chaos, c’était invraisemblable et je ne parvenais pas à y trouver du sens.
Bien entendu, ça se terminait dans un bain de sang et tout le monde y perdait.

Attention rigolade : les représentants des partisans du ralliement à la couronne de France, finissaient par voter pour rejoindre le giron anglais. Certains considérant qu’une telle alliance ne servirait pas leurs intérêts, d’autres voulant simplement faire barrage aux indépendantistes.

… dépassée par la réalité


Et la campagne pour la présidence (déjà officieusement en branle depuis quelque mois) débuta, bien sordide comme il faut. Sans rentrer dans les détails, elle tacle la logique de Dead Man Paul et de son conseil des capitaines dans Dead Men’s Tales, sans toutefois le souci de cohérence.

Les militants de Les Républicains décidèrent d’opter pour le pire choix, François Fillon, qui s’avéra rapidement être un dangereux réactionnaire bien malhonnête comme il faut, un poil paranoïaque. Sans surprise, au demeurant, sauf peut-être pour quelques personnes vivant dans une réalité alternative. Réalité où la droite n’aurait pas dominé l’essentiel de la vie politique de la Ve République avec le succès qu’on lui connait (emphase sur l’ironie, toujours pour les mêmes gens).
Ils auraient pu choisir Alain Juppé, mais ils ont préféré une prise de position plus dure. Parce que quand une politique de droite (comme celle pratiquée par François Hollande dans la droite lignée de celle d’un autre modèle d’honnêteté, Nicolas Sarkozy) ne va pas, la seule solution est de virer encore plus à droite, bien entendu.
Du coup, quand le candidat de Les Républicains, François Fillon, s’est avéré être un canasson cagneux, le parti a tenté de trouver un remplaçant. Manque de bol, François Fillon détient tout l’argent de la campagne. Et Alain Juppé (pas con le mec) a déclaré que c’était trop tard, qu’ils pouvaient se démerder et qu’il retournait à Bordeaux. Sans ironie, nous saluons.

Les militants du Parti Socialiste ont choisi Benoît Hamon, de l’aile gauche du parti. Le type semble correct ; il ne fait pas de promesses, il propose des lignes de réflexion et des stratégies. Il a aussi quelques idées sympathiques.
En grands démocrates, les cadors du parti font fi de cette décision électorale et filent les uns après les autres rejoindre le guignol de service, notre futur président Emmanuel Macron. Oui, parce qu’il faut savoir que, entre-temps, le Parti Socialiste est devenu un parti de droite. Déjà qu’il n’a jamais été tellement à gauche, mais là, ça frise le ridicule. Macron, c’est l’homme sans programme, extatique devant la finance et méfiant devant le social. Quand je cous disais que c’était encore un candidat de droite. Mais c’est aussi et surtout le favori de nations voisines et de quelques grands groupes de presse. Dont le BNP (Bergé, Niel et Pigasse). Résultat, Emmanuel Macron le désastreux ancien ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique bénéficie d’une couverture médiatique impressionnante et démesurée en comparaison de ce qu’il a à dire. Au point que je suis surpris de ne pas lire d’articles quotidiens relatant comment il va à la selle (note de Dead Woman Sonia : pourtant sa merde est amplement décortiquée dans la presse).

Il y a aussi le Front National, éprouvette depuis la fin de la guerre d’Algérie de tout un tas d’immondices qui, au fil des ans, deviennent acceptées par le plus grand nombre, puis assimilées par les hommes politiques. Au point que la différence entre le grand parti de droite et celui d’extrême droit s’estompe. The Nation va même jusqu’à créditer le Front National de berceau des calamités populistes dont le paroxysme a (temporairement) été atteint avec l’élection de Donald Trump.
Notons au passage que, en plus d’un positionnement nauséeux, le Front National trimbale aussi son lot de casseroles judiciaires.
Au temps pour « la jeunesse emmerde le Front National » des Béruriers Noirs, qui nous faisaient « confiance plus jamais de 20 %, plus jamais ».

N’oublions pas Jean-Luc Mélenchon. Fidèle à lui-même, un poil plus calme que dans le passé, c’est la seule gouaille de la campagne. Et avec Benoît Hamon, les seuls à tenter de proposer quelque chose.


Des pirates pour 2017


Dans une discussion (aux alentours de trois heures du matin) avec Dead Man Paul, nous sommes arrivés à la conclusion que ces élections sont aux mains de pirates.
Oui, ne nous leurrons pas, les pirates sont des bandits. Si si. Fi du romantisme ! Nous aimons tous Long John Silver, mais soyons honnêtes : de John Hawkins à Edward Teach en passant par Henry Avery, Henry Morgan, Bartholomew Roberts, « Calico » Jack Rackham, Charles Vane, Jean Bart, Anne Dieu-le-veut, Charlotte de Berry, Laurens de Graaf, François l’Olonnais, Stede Bonnet, William Kidd ou encore Benjamin Hornigold, tous étaient des voyous qui nous auraient fait changer de trottoir maritime.
Et quand on regarde les élections 2017, entre les pourris, les vendus et les enflures (certains allant jusqu’à cumuler), je me dis que, rétrospectivement, ce chapitre sur le conseil des pirates n’était pas si improbable

Quoi qu’il en soit, nous vous invitons chaudement (et à la limite de la menace) à aller voter les 4 mai et 26 avril 2017. Nous vous demandons simplement de réfléchir avant de le faire. On ne vote pas par dépit, mais par conviction. Votez blanc si vous le voulez, mais votez.
Et je peux respecter le discours abstentionniste, même si pour la plupart des abstentionnistes que j’ai croisés, ce n’est qu’une excuse pour justifier leur flemme (et par extension, à titre personnel, je les emmerde).
Manifestez-vous politiquement. Parce que nous n’avons pas envie de nous retrouver avec le portrait d’un François Fillon, d’un Emmanuel Macron ou d’une Marine Le Pen accroché dans les mairies.

Pour le moment, nous vous aimons.
Mais nous en reparlerons après les élections.


Dead Man JM



N. B. L’image d’illustration a été empruntée au site de la commune de Ruy-Montceau.

Violette Anthémis – post update

Diantre !
Tout a changé ! Rien n’est plus pareil !
« Où est passée Violette ? » entends-je dans la rue, dans la bouche de citoyens paniqués.

Qu’est-il advenu de Violette Anthémis ?

En deux mots, Violette Anthémis a regagné le giron de dead-men.fr. Très officiellement. Et de façon très permanente.
Et sa formule a totalement changé.

Les changements du site web

Violette Anthémis est désormais intégrée à Dead-Men à part entière. Techniquement, elle est devenue un sous-dossier plutôt qu’un sous-domaine.
Nous avons aussi éliminé le système des galeries, qui ne fonctionnait pas très bien, pour les intégrer dans des versions « Cheesecake » illustrées des nouvelles. Les nouvelles de base restent gratuites, mais les versions Cheesecake sont payantes, à moins d’un euro pièce.
Du moins, elles le seront aussitôt un système de boutique mis en place.
Les goodies sexy ont été intégrées dans la boutique. Pas de panique, même si nous avons un peu épuré la liste, les produits sont toujours présents.
Accessoirement, nous cherchons aussi un moyen de nous passer de DeviantArt, mais c’est loin d’être une priorité.

La fin des réseaux sociaux

Les comptes Facebook et Google Plus propres à Violette Anthémis ont été purement et simplement supprimés. Sans autre forme de jugement.

Mais pourquoi avoir tout changé ?

Il y a plusieurs raisons.
  1. Violette Anthémis a été imaginée pour combler une période difficile et rentrer de quoi éviter de perdre de l’argent. C’est chose faite, maintenant, les choses reprennent leur cours. Comme nous ne voulions pas effacer tout ce qui a été fait, nous l’avons simplement rapatrié.
  2. Violette Anthémis demandait beaucoup de travail pour un projet secondaire, ce qui ralentissait tout le monde. En intégrant Violette à www.dead-men.fr, nous réalisons un gain de temps substantiel. Ainsi que des économies. Et vu notre budget, ce n’est pas négligeable.
  3. La dernière raison est beaucoup plus personnelle. Miss Edith Oswald souffrait de l’indélicatesse de nombreux internautes et autres personnes. Nous avons donc décidé de restreindre l’accès aux visuels où elle apparaît nue.
Maintenant que la pédale a été levée sur Violette Anthémis, Dead-Men va se consacrer pleinement à tout ce qui a été laissé en chantier depuis trop longtemps, comme Dead Men’s Tales.
Bien entendu, le travail n’est pas terminé sur le site web, et Dead Man JM va poursuivre son œuvre maléfique pour vous apporter l’ensemble de ce que nous avons à vous offrir dans des conditions optimales, tout en respectant votre vie privée. Et dès qu’il s’agit de mettre en ligne une boutique, c’est un challenge !
Dead Woman Sonia

La charmante Lada Lyumos incarne Shani et Keira Metz des jeux The Witcher

Lada Lyumos est une jeune femme russe d’une vingtaine d’années, avec un visage d’ange et passionnée de cosplay. Vous savez, ce loisir créatif proche du déguisement, qui consiste à incarner des personnages fictifs. Ça fait un moment que la belle sévit dans le domaine, et elle en est déjà à trois sets sur les héroïnes secondaires de The Witcher, plus particulièrement Shani et Keira Metz.
 
 
Ceux qui sont familiers avec la série de livres d’Andrzej Sapkowski ou les (excellents) jeux vidéos qui s’en inspirent connaissent l’orientation très sexuelle de cet univers. Il n’est donc pas surprenant que Lyumos apparaisse régulièrement dans son plus simple appareil (c’est à dire nue, pour les moteurs de recherche et les illettrés).

Shani et Keira par Luymos : un coup de cœur


D’habitude, nous ne sommes guère friands de cosplays, et nous parlons rarement de ce qui est extérieur à Dead-Men. Toutefois, la série de photographies de Lada Lyumos a fait l’unanimité au sein de l’équipe ! Au point que nous avons décidé de vous faire partager cette découverte.
Pourquoi ? Tout simplement parce que le travail de Lyumos va au-delà du simple cosplay érotique : elle s’approprie un univers, avec ses codes, et nous offre un travail remarquable. Photographie, post-traitement, etc. Tout est aux petits oignons.
Et nous, on aime les oignons.
 
D’une certaine façon, avec ses cosplays nus de Shani et de Keira MetzLyumos fait tout l’inverse de ce que nous avons réalisé avec Violette Anthémis :
  • Lyumos propose un travail léché, travaillé à l’extrême, poétique, fidèle au matériau source, très sérieux et professionnel.
  • Violette Anthémis est une farce, une parodie de ce que se pratique régulièrement sur Internet, avec un côté DIY et voyeur volontairement exagéré.
Lada Luymos a publié à ce jour trois sets : un sur Shani (visible à cette adresse, contient de la nudité), et deux autres sur Keira Metz (le premier est disponible via ce lien — attention, elle y est nue —, le second en passant par ici). Franchement, même si l’univers de The Witcher vous laisse indifférent, ça vaut le détour.

Nouveau projet et appel aux dons

 
Et gâteau sous la cerise, Luymos a annoncé un nouveau projet, toujours basé sur The Witcher. Elle y sera nue, avec beaucoup d’effets visuels : elle parle de 3ds Max. C’est pourquoi elle y lance un appel aux dons.
Et si plein de gens donnaient un petit quelque chose, et bien ça ferait l’affaire en un rien de temps. La belle a déclaré qu’elle commencerait à travailler sur le contenu dès les $500 atteints. Vous pouvez simplement faire un virement sur le compte PayPal shani-red-heart@rambler.ru, ou lire son annonce (en anglais) ET faire un virement sur le compte PayPal shani-red-heart@rambler.ru.
 
L’internaute est généralement radin, habitué au tout gratuit qu’il est. Mais nous espérons sincèrement qu’elle y arrivera et que, parmi vous, se concentre la crème de l’élite capable de comprendre que quelques euros, ça ne coûte rien et ça peut faire beaucoup.
 
En attendant, vous pouvez vous régaler avec la série sur Shani et celles sur Keira Metz.
 

Lada Lyumos, les cosplays sexy sur l’univers de The Witcher

 

Shani

 
Andrzej Sapkowski décrit Shani comme une jeune étudiante en médecine, aux cheveux d’un roux sombre coupés juste au-dessous des oreilles. C’est une personne passionnée et généreuse.
 

Keira Metz

 
Keira Metz est une magicienne. Petite, menue, blonde, courageuse, fière et redoutable. Comme toutes les magiciennes de l’univers de The Witcher, elle n’hésite pas à manipuler son entourage.
 

Premier set : Keira Metz

 

Deuxième set : Keira Metz — Velen

 

#BlackLivesMatter… or not

Non, ce n’est pas une revendication, simplement une constatation aigrie.
Quel trou de balle pourrait penser l’inverse ?
Question idiote, car une liste mentale se forme et elle s’allonge de minute en minute…
Mais bon.
Avec le décès d’Alton Sterling mardi 5 juillet à Baton Rouge, en Louisiane, comme je le disais, Black Lives Matter, mais pas tant que ça.

#BlackLivesMatter, petit Blanc de France ? Qu’est-ce que tu en as à foutre ?


Premièrement, interlocuteur imaginaire, je t’emmerde. Deuxièmement, quel trou de balle…
Oui, bon.
Retour de la liste.

Déjà, il serait dramatique qu’un être humain ne se sente pas concerné par le sort d’autres êtres humains pour une simple question de distance, de nationalité, de couleur de peau, de religion, de sexualité ou que sais-je encore.

Voir la fin du ramadan endeuillée par des attentats me peine. Pourtant je ne suis pas musulman (et on peut même affirmer sans risque que les religions, je m’en fous) et ça ne se passe pas à côté de chez moi. Mais je ne suis pas sociopathe.
Voir qu’un club gay se fait dézinguer, pour quelque raison que ce soit, me peine. Pourtant je ne suis pas gay (et on peut même affirmer sans risque que la sexualité des autres, je m’en fous) et ça ne se passe pas à côté de chez moi ; même si je suis déjà allé plusieurs fois à Orlando. Mais je ne suis pas sociopathe.

Si je m’octroie le droit de me moquer de tout ce qui me passe par la tête, alors n’importe qui a le droit d’être différent et de ne pas penser comme moi. Déjà, pour la simple et bonne raison que sinon, je ne pourrais pas me moquer.

# BlackLivesMatter… or not


Les vies noires comptent… ou pas.
Encore une fois, constatation aigrie.

Alton Sterling abattu mardi 5 juillet à Baton Rouge, en Louisiane


Non, je ne le connaissais pas.

Du tout.
Selon The Advocate feuille de chou basée à Baton Rouge est distribué quotidiennement à La Nouvelle-Orléans —, un appel d’un anonyme indiquait à la police avoir été menacé avec une arme à feu par un homme vêtu d’un tee-shirt rouge et qui vendait des CDs. 
Une vidéo montre deux policiers bien énervés interpeller sans ménagement un type qui n’a pas l’air de bien comprendre ce qui se passe. En deux temps, trois mouvements, il est plaqué au sol et maîtrisé. Un flic hurle qu’il est armé. Coups de feu, l’interpellé est mort.
Bien entendu, les deux policiers ont malencontreusement perdu leurs caméras. Tous les deux, au même moment. C’est ballot.



Alton Sterling a été décrit par ses proches comme un homme « gentil », « respectable » et « généreux ». Peut-être était-ce vrai, peut-être était-ce faux. On s’en fout, là n’est pas la question.

129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016


Autant c’est tragique pour Alton Sterling, ses proches et l’humanité en général, autant c’est d’une banalité affligeante.
D’après The Counted, une base de données de The Guardian — respectable quotidien anglais que je refuse de lire tant que je n’aurais pas vu son visa — recensant les gens tués par la police aux USA, 129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016. Sur un total de 135.


Je lis le commentaire désopilant d’un certain Maurice92 sur Le Figaro (le 06/07/2016 à 15 h 42) :


Il y a aussi des bavures envers des Américains d’origine européenne, statistiquement en nombre similaire compte tenu des taux de criminalités répertoriés. Alors un enregistrement vidéo, dont les conditions de réalisation sont invérifiables, ne pèse pas bien lourd face à ces faits. Il conviendrait de s’interroger sur les raisons qui peuvent pousser une personne — et plus généralement les médias américains — à encourager les tensions entre communautés.

Ce qui me donne envie de lui répondre : « Imbécile ! » Mais à la place, je vais lui dire 558 personnes le 6 juillet depuis le début de l’année 2016 :

  • 12 asiatiques (5,3 % de la population en 2013)
  • 13 natifs (0,9 % de la population en 2010)
  • 54 hispaniques (17,1 % de la population en 2013)
  • 135 noirs (13,2 % de la population en 2013)
  • 267 blancs (62,6 % de la population en 2013)


D’où mon observation que les vies noires ne comptent pas tant que ça.

Le rapport entre Black Lives Matter et Dead-Men ?


Directement ? Aucun.

À part le bon sens.

Toutefois, laissez-moi vous narrer une petite anecdote que je trouve amusante. Et qui vous amusera probablement si vous avez l’humour noir bien ancré.

Les « Nègres » dans Dead Men’s Tales


Dead Men’s Tales se déroule aux alentours de 1680.
Il s’agit d’une histoire de pirates alors que la société des flibustiers menée par Henry Morgan est sur le déclin. C’est aussi l’époque où le commerce des esclaves venus d’Afrique explose. Avant, ils passaient par le Sahara. Désormais, ils sont convoyés par la mer depuis des comptoirs.
À cette époque, la vie d’un esclave noir valait quinze livres.

Nous disposons d’une petite dizaine de bêta lecteurs. Et tous — à une exception près — ont été choqués par l’emploi quasi systématique des termes « Nègre » et « bois d’ébène ».
C’est à la fois rassurant (pour des raisons évidentes) et inquiétant (parce que le politiquement correct, c’est un peu comme les religions). Ces expressions étaient consacrées et communes en 1680. Elles ne sont pas employées à la légère, elles servent au contraire à souligner certains états d’esprit. Donc, au passage, elles resteront couchées telles quelles.

C’était il y a quatre siècles


Dead Men’s Tales se déroule à la fin du dix-septième siècle. Au début du vingt-et-unième, en définitive, ça n’a pas tellement changé.
Dans la forme, si.
Dans le fond ?
Et bien, 129 Noirs ont été tués par armes à feu par des policiers aux États-Unis depuis le début de l’année 2016, je le répète.

D’accord. La vie d’un Noir ne vaut plus 15 livres. Mais ça, ma bonne dame, les cours évoluent !

J’abuse


Oui, mais pas tant que ça.

Discussion anodine tandis que je faisais la queue dans un magasin au lieu d’être peinard assis à la terrasse d’un café. Un couple, juste derrière moi, penché sur un smartphone, commente un article sur le décès d’Alton Sterling.


« Ouais, d’accord ! Quand même, il avait une arme », stipule la jeune femme.
Certes. Ce qui n’est malheureusement absolument pas illégal en Louisiane. Et Alton Sterling ne l’a pas brandie : le pistolet a été retrouvé un peu plus tard dans l’une de ses poches.

« En plus, il avait aussi un casier judiciaire », remarque le jeune homme.
Je n’en sais rien : tout ce que j’ai pu lire précise qu’il avait déjà eu plusieurs fois affaire à la justice. J’imagine donc qu’il devait en effet avoir un casier. Il a été accusé et condamné pour vandalisme, effraction, possession de marijuana et violence domestique.

Ce n’était pas un saint.
Et alors ? Certains font pire, nuisent au monde et il y en a parmi vous qui votent pour eux.
Quels que soient ses antécédents, ils ne justifient pas d’être flingués au sol.

D’ailleurs, pour la petite histoire, le couple derrière moi, avec sa moralité supérieure et écrasante, a discrètement dérobé un paquet de piles. C’est du vol à l’étalage, condamné par la loi.
Comme quoi…

Précisons que si Alton Starling avait été blanc, on en aurait sans doute moins parlé et cela aurait été tout aussi tragique.
En même temps, s’il avait été blanc, statistiquement, il n’aurait sans doute pas été flingué ou même interpellé.

Et si vous voulez palper directement la médiocrité humaine, je vous invite à parcourir les commentaires de cet article sélectionné dans un grand quotidien français ; c’est à vomir :


« Je m’en fous, ce sont des crétins d’Américains ! » (interlocuteur imaginaire)


Félicitations, ton nom vient grossir la liste des trous de balle mentionnée en début d’article.



Dead Man JM

À la recherche de la nouvelle Violette Anthémis

À la recherche de la nouvelle Violette Anthémis

Notre association avec Miss Edith Oswald ayant pris fin, nous sommes à la recherche d’un modèle de charme pour incarner Violette Anthémis.
Si l’idée de poser nue, dans l’urgence et dans des conditions atroces pour une rémunération misérable vous caresse dans le sens du poil, alors c’est le moment de vous manifester. Vous pouvez nous contacter :

  • à l’adresse suivante : contact[at]dead-men.fr ;
  • via un message privé sur Facebook ;
  • via un message privé sur Google Plus ;
  • via un message privé sur Twitter.
  • via Tumblr.


Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.
Aussi, n’hésitez pas à nous faire parvenir quelques photos (promis, elle resteront privées) via Dropittome (mot de passe « violette« ) ou via Tumblr.

Sachez toutefois que, si rien d’atroce ou de dégradant ne vous sera demandé, le programme a de grande chance d’attendre de votre part :

  • de la nudité intégrale ;
  • certainement un peu de bondage ou de BDSM soft (pas de quoi vous violacer les chairs, rassurez-vous) ;
  • de l’autodérision ;
  • de céder votre âme à Dead-Men et/ou au diable, mais ça on en reparlera une fois le contrat signé.


Sur ces bonnes paroles…

Dead Woman Sonia

Avec les loups, crions « mort aux syndicats ! »

Camarade, choisi ton camp !



Ceux qui ont déjà eu accès à des versions précédentes ou au travail en cours de Dead Men’s Tales le savent déjà (d’accord, vous êtes nombreux, mais pas tant que ça), c’est l’histoire de gens en lutte. Des gens devenus plus ou moins volontairement des voyous qui terrorisent les bourgeois, car ils souhaitent un monde meilleur, et rejettent massivement la proposition d’empirer celui qu’ils connaissent déjà.
Paradoxalement — parce que c’est un hasard total — et malheureusement, ces histoires, ces fictions font parfois échos à l’actualité.


Pour la dissolution des syndicats


Lisons de jolies choses comme :

alors les gros connards d.anarchistes et autre gauchistes de merdeon se concentre , on écoute et on regarde biena 9 minutes 50 secondes et 17 minutes et 20 secondeset on comprend que ce n’est pas une grenade de la police bande de consmais une fusée tirée par un de ces dégénérés qui aboient à chaque manif,et qui vont finir par énerver suffisamment le peuple silencieux jusqu’à qu’il se réveille et qu’ils les massacre.attention la révolution ne viendra du côté que vous pensez.elle viendra de ceux qui en ont marre de vos sales gueules de feignasseset surtout mare de payer pour vous faire vivre t’as de parasites.


Ou encore des merveilles telles que :

Si Valls l’emporte en pliant ces rouges qui tuent notre pays depuis si longtemps alors je voterai pour lui.
La droite n y est jamais arrivé . 


Sans oublier l’un de nos préférés :

CGT et liberté sont antonymes.
Voir la pléthore de remarques qui égrennent la presse en général et le web en particulier

Ce syndicat jobicide nostalgique du Politburo est probablement responsable d’une grosse partie du chômage en France.



Alors d’accord. Très bien. Il est temps de dissoudre ces forces terroristes qui prennent le pays en otage, comme on ne cesse de le lire.
D’accord.
Pas de souci.
Aucun problème.

Une seule condition, qui en plus va dans le sens du libéralisme et qui devrait plaire au MEDEF (amené par extension, lui aussi, à disparaître) : si nous supprimons les syndicats, supprimons aussi tout ce qu’ils nous ont apporté :
  • le salaire minimum,
  • les congés payés,
  • les crèches,
  • le 13e mois,
  • les tickets restaurant,
  • l’interdiction du travail des enfants,
  • la liberté d’association,
  • le suffrage universel,
  • la limitation du temps de travail,
  • le droit au travail,
  • l’abolition de l’esclavage,
  • le droit de grève (et rétablissement de la loi Le Chapelier),
  • l’égalité des sexes,
  • la Bourse du Travail,
  • toute notion liée à la retraite,
  • toute notion de pénibilité du travail,
  • les assurances sociales,
  • la représentation salariale,
  • les conventions collectives,
  • et bien entendu désavouons le Conseil Natioanl de la Résistance (CNR) et rétablissons le service militaire.

Allons même plus loin !


Car c’est possible.
Si si. Demandez autour de vous. Contactez, par exemple, duffau eric, AlchimiePositive ou encore brat. Nous sommes certains qu’ils débordent de merveilleuses idées qui feront la joie de vos enfants et petits-enfants.

Nous proposons, par exemple, l’exécution sommaire des syndiqués, avec envoi de la facture de la balle aux familles. C’était très populaire en Chine, à une époque.
Des caméras, des microphones et des policiers dans chaque foyer. Après tout, si vous n’avez rien à cacher ou à vous reprocher, ça ne devrait pas vous déranger ! Si ça vous dérange, nous trouvons ça suspect. Autant vous prévenir tout de suite, nous relevons les noms et nous avons des enveloppes toutes prêtes adressées au 11 Rue des Ursins, dans le quatrième arrondissement !

Donc oui, démantelons les syndicats, ces terroristes qui prennent le pays en otage.



Toute l’équipe de Dead-Men

qui, constatant avec dépit qu’il y a de plus en plus d’étrangers dans le monde, va maintenant réfléchir à quoi faire de tous ces non-Français qui souillent notre sol et notre sang, en gardant à l’esprit cet adage : « j’aurais pas aimé être ton voisin juif pendant la guerre »