Quelle politique ? (2/3) Les réseaux sociaux

Après avoir abordé la question relativement simple de la publicité, nous allons maintenant nous intéresser aux réseaux sociaux et (comme dirait Dead Man JM) à pourquoi c’est de la merde vendue au prix de l’or.
Notre présence sur les réseaux sociaux est faible : nous nous contentons généralement d’annoncer ce que nous faisons et c’est tout. Il ne s’agit pas d’une incompréhension du fonctionnement du web ou d’une prise de partie idéologique (quoi que…). Nous avons nos raisons, et je pense qu’elle sont valables.

Les réseaux sociaux sont la mort sociale

Ce n’est pas une phrase en l’air. Au sein de Dead-Men, personne n’est amateur de réseaux sociaux. Essentiellement, nous avons tous mieux à faire. Je ne crois pas qu’un seul d’entre nous possède un compte Facebook ou Twitter. Deux de nos membres utilisent Google Plus pour partager des articles avec un groupe très restreint d’individus que, de toute manière, ils voient plusieurs fois par semaine.
Non, les réseaux sociaux, ce n’est pas notre truc.

Mes deux interlocuteurs entre Toulouse et Paris m’ont demandé pourquoi nous n’intensifions pas notre présence sur les réseaux sociaux, justement. C’est vrai que nous lisons partout que pour lancer son projet, que pour toute démarche sur le web, il faut avoir une forte présence sur les réseaux sociaux.
D’accord.

Encore une fois, nous objectons deux raisons, toujours pragmatique et pratique.

L’intérêt tout relatif des réseaux sociaux


Je ne parlerai même pas de l’idée saugrenue de faire de la publicité pour une entreprise sans contrepartie. Non, après tout, ils offrent un service en échange. Mais quand-même…
Non, je vais simplement constater une utilisation paradoxale des réseaux sociaux.

Une distraction mal venue


Un visiteur vient sur une page pour une raison précise. Donc, à quoi bon le distraire avec quelque chose qui pourrait l’en éloigner ? C’est à la fois rude et contre-productif.
L’idée d’un site est que le visiteur découvre ce que vous avez à proposer, non ? Pas de le renvoyer vers autre chose.

Le partage sur les réseaux sociaux


D’accord.
Supposons qu’il veuille partager une page. Il va cliquer sur un bouton qui va ouvrir une nouvelle fenêtre et suivre une procédure quelconque. Ou alors il peut ouvrir un nouvel onglet ou lancer son application dédiée et copier le lien directement sur son réseau favori. C’est aussi long et plus pratique en fin de compte, nous verrons pourquoi plus tard.
Donc l’intérêt d’un bouton est nul.

La présence sur les réseaux sociaux : un investissement rentable ?


C’est une question que nous nous sommes posée. La réponse s’est imposée d’elle-même : le temps nécessaire et le retour sur l’investissement de ce temps ne s’équilibrent pas.
Certes, nous avons deux pages Facebook (l’une pour Dead-Men, l’autre pour Violette), deux comptes Google Plus (une pour Dead-Men, l’autre pour Violetteet une compte Twitter. Nous maintenons aussi un compte DeviantArt pour certains de ses services et un autre Pinterest. Dead Woman Sonia se charge de tout ceci du bout des doigts.
Maintenir ne serait-ce que les pages Facebook, et les faire vivre pour qu’elles aient une chance de ne pas se noyer dans les millions d’autres pages, représente presque un travail à plein temps. Et pour quel résultat ? Combien d’utilisateurs quittent Facebook lorsqu’un lien est partagé ? Souvent l’essentiel de l’information est contenue dans le résumé.

Il ne faut pas se leurrer : comme tous les acteurs du web, l’intérêt des réseaux sociaux est que vous restiez sur leurs pages, pas que vous vous en alliez. La présence sur les réseaux sociaux est, à mon humble avis, une vaste arnaque.
Donc, pour nous, l’intérêt est nul. Nous voulons que vous veniez sur dead-men.fr pour y rester, pas pour vous renvoyer chez FacebookTwitter ou Google.

Encore une fois, nous avons mieux à faire que de passer du temps à ça. Sinon nous aurions concentré notre production sur ces quelques outils et non sur un site.

Il y a plus de quarante ans que je fais du « dark social » sans que j’en susse rien


Ne vous inquiétez pas, j’ignorais aussi de quoi il s’agissait lorsque Dead Man JM m’a parlé de « dark social » la semaine passée, tandis que nous castions l’éventuelle nouvelle Violette Anthémis à Toulouse.

Par pure bonté, je vous balance un article de référence : Oubliez Facebook, pensez Dark social (par Julien Provost).

Le « dark social » […] désigne […] l’ensemble des interactions sociales réalisées en dehors des médias sociaux traditionnels. Concrètement, il s’agit d’articles copiés-collés qui sont envoyés par e-mails, de liens ou d’images qui sont diffusés par messagerie instantanée…Ce qu’il y a d’incroyable avec le Dark social c’est qu’il représente  69% de l’activité de partage à l’échelle mondiale […].

Vous vous souvenez quand je vous exposais l’utilisation que certains d’entre nous faisaient de Google Plus ? C’est essentiellement ça, qu’ils font.
C’est aussi notre principal mode de communication. Pourquoi ? Parce que nous nous inspirons d’un fonctionnement social humain.
Imaginez qu’en vous promenant, vous découvriez un petit bar étonnant. Qu’allez-vous faire ? Poster une affichette dans la rue et haranguer les foules debout sur un bidon, ou en discuter avec des amis ?
Voilà.

Le poids des widgets des réseaux sociaux achève le site que vous avez déjà tué avec la publicité


Dead Man JM et ses deux secondes de chargement. Et bien il ne peut pas y parvenir avec la présence de boutons sociaux qui alourdissent les pages et ralentissent l’affichage.
Si le webmaster se contente de copier et de coller le code fourni par les réseaux sociaux, il alourdit en moyenne sa page de 150 Ko par bouton avec le téléchargement des scripts qui va avec. Sans parler de la multiplication du nombre des requêtes qui ralentissent considérablement l’affichage.
Si le webmaster trafique les boutons et intègre les scripts externes, il alourdit sa page mais peut limiter les requêtes. Toutefois, malins, la plupart des acteurs sociaux modifient régulièrement le fonctionnement de leurs boutons, ce qui oblige notre cher webmaster à passer un temps fou à mettre ses ajouts à jour.
Tout ça pour quoi ?

Selon Moovweb, 0,6% des internautes utilisent les boutons de partage sur ordinateur, et 0,39% sur téléphone portable.
Quelque soit la valeur de l’étude de Moovweb, la tendance est bien là. Sur quatre autre site nettement plus fréquentés dans lesquels Dead Man JM est investi, l’utilisation des boutons des réseaux sociaux est ridicule : moins de 3% des visiteurs dans le meilleur des cas. Et pourtant, sur ces sites, malgré toutes les améliorations apportées, les boutons Facebook (le moins bien optimisé), Twitter (le plus riche en fonctionnalités), Google Plus (le mieux optimisé) et Pinterest (le plus lourd) représentent près de 40% du poids des pages (hors images) et plus de la moitié du temps de chargement et d’affichage.
Imaginez maintenant ce que représentent les différents widgets de ces acteurs ? En gros, votre page devient la leur.

Donc lorsque nous nous sommes posé la question de savoir si nous allions intégré les boutons des partage des différents réseaux sociaux, la réponse a été unanime.


En conclusion


Notre présence sur les réseaux sociaux est faible, et c’est un choix assumé. Celui de la flemme tout autant que de l’efficacité.
Maintenant, si un passionné veut se charger de faire vivre nos pages à la place de Dead Woman Sonia, nous n’avons rien contre et nous l’invitons à nous contacter, mais ce n’est clairement pas une priorité, tout simplement parce que l’intérêt d’une telle démarche nous apparaît comme absurde.


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