Cinq œuvres pour apprécier la saga Dead Men

La saga Dead Men est une série de livres d’aventures sur une trame historique. Son postulat est de revisiter les archétypes qui nous faisaient rêver quand nous étions enfants.

Bien entendu, la Saga Dead Men s’inspire fortement d’œuvres que nous avons lues ou vues. C’est même toute l’idée.

Dead Men’s Tales : Treasure Island, de Robert Louis Stevenson

Couverture de Treasure Island
Treasure Island de Robert Louis Stevenson

Entre le film Disney avec le fantastique Robert Newton, l’excellente série Black Sails, la superbe bande dessinée de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray et le livre source, l’œuvre magistrale de Robert Louis Stevenson nous a transportés de notre plus tendre enfance jusqu’à présent.

Long John Silver

Personnage de fiction, Long John Silver a pourtant forgé notre perception du pirate : cache-œil, jambe de bois, perroquet, témérité, fourberie, ruse et courage.

Long John Silver n’est pas « un » pirate, il est « le » pirate. Son nom provoque des frissons. Il est porteur d’une telle richesse que sa simple lecture suffit pour créer un cliffhanger épique concluant la saison trois de Black Sails, alors que l’heure est à la surenchère !

Le final de sa saison 3 de Black Sails (S03e10) : Until then I remain Long John Silver.

Le livre Treasure Island

Quant au roman Treasure Island, il a introduit dans l’imaginaire populaire la notion parfaitement ridicule que les pirates enterraient leurs trésors et dessinaient une carte avec un « X » pour signaler l’endroit.

En réalité, Treasure Island a été la principale source d’inspiration de toute la saga Dead Men, pas uniquement de Dead Men’s Tales.

Dead Man’s Hand : Unforgiven, de Clint Eastwood

Affiche de Unforgiven
Unforgiven de Clint Eastwood

Corneille, tu es un risible

Bien entendu, il y a eu des westerns avant Unforgiven. J’entends des westerns qui nous ont marqués :

  • The Life and Times of Judge Roy Bean de John Huston ;
  • El Dorado de Howard Hawks ;
  • How the West Was Won et Cheyenne Autumn de John Ford ;
  • The Outlaw Josey Wales et High Plains Drifter de Clint Eastwood ;
  • The Magnificent Seven de John Sturges ;
  • La Trilogie du dollar de Sergio Leone ;
  • Il Grande Silenzio de Sergio Corbucci ;
  • le très sous estimé The Quick and the Dead de Sam Raimi ;
  • et une liste en fait interminable.

Durant les années soixante-dix et quatre-vingt, nous étions baignés dans les western. La Dernière Séance, quelqu’un ?

Souviens-toi l’été 1992

Cependant, en 1992, Unforgiven a été une claque autant qu’une révélation. Sans doute du fait qu’il s’agissait d’une production actuelle, alors que l’âge d’or des westerns hollywoodiens et des westerns italiens était révolu. Aussi, peut-être, à cause de la noirceur du film. Et certainement parce que, lorsqu’il a fallu en choisir un ayant influencé Dead Man’s Hand, c’est le premier à m’être venu à l’esprit.

Quoi qu’il en soit, si Unforgiven est un film indispensable, ne vous privez surtout pas de voir ou revoir ceux cités précédemment. Sans oublier une foultitude d’autres œuvres que je n’ai pas mentionnées.

Dead Man’s Waltz : Some Like It Hot, de Billy Wilder

Affiche de Some Like It Hot
Some Like It Hot de Billy Wilder

Well, nobody’s perfect

Oui, c’est surprenant, car Some Like It Hot est une comédie déjantée sans grand rapport avec le ton de la saga Dead Men.

J’imagine que vous vous attendiez à quelque chose comme la trilogie The Godfather, Once Upon a Time in America ou encore Prizzi’s Honor.

Évidemment. Mais au cours d’une discussion avec DM JM, il s’est avéré que le mot « gangster » évoquait immédiatement chez nous deux le personnage de « Spats » Colombo. La raison nous échappe, mais j’ai deux éléments de réponse :

  1. George Raft, qui a popularisé l’image du gangster faisant tournoyer une pièce de monnaie (d’où le gros clin d’œil de Billy Wilder durant el film) ;
  2. Marilyn Monroe, bien entendu ! Sexy en diable du début jusqu’à la fin.

I guess some like it hot. I personally prefer classical music.

Bref.

Alors que des films s’acharnent à dépeindre le Chicago de la prohibition sur toute leur durée, Some Like It Hot y parvient en dix minutes.

Et il semblerait que ce soit cette image qui nous ait marqués tous les deux.

Dead Men’s Deeds : Easy Rider, de Dennis Hopper

Affiche de Easy Rider
Easy Rider de Dennis Hopper

Contre-culture et mouvement des droits civiques

Le choix a été complexe entre Shadows de John Cassavetes, Pink Flamingos de John Waters et Easy Rider de Dennis Hopper. Le thème et la période m’ont fait sélectionner Easy Rider.

Malgré cela, il serait criminel de négliger des films comme Mississippi Burning d’Alan Parker, Ghosts of Mississippi de Rob Reiner, ou encore Betrayed de Costa-Gavras.

Sans oublier John Shaft, créé par Ernest Tidyman, et la pléthore d’œuvres gravitant autour du mouvement des droits civiques et de la contre-culture.

Lookin’ for adventure and whatever comes our way

En fait, j’ai choisi Easy Rider pour Dead Men’s Deeds à cause de son aura emblématique. Car il est impossible de résumer les influences de Dead Men’s Deeds à une seule œuvre. Il faudrait également aborder la musique avec des groupes comme Creedence Clearwater Revival ou Lynyrd Skynyrd.

Dead Men Walking : Mad Max Fury Road, de George Miller

Affiche de Mad Max Fury Road
Mad Max Fury Road de George Miller

Rien ?

Pour Dead Men Walking, le choix est impossible puisqu’il s’agit de compiler tous les sujets des tomes précédents à l’époque actuelle.

Honnêtement, rien ne me venait à l’esprit et je me suis creusé la tête des heures durant pour trouver une œuvre emblématique, à défaut d’inspiratrice. Alors, j’ai envoyé un mail à DM JM pour lui expliquer mon désarroi avec profusion. Courrier auquel il a presque immédiatement répondu un laconique « Mad Max Fury Road ».

L’œuvre du temps

Et oui, c’est parfait !

D’accord, l’univers du film de George Miller n’a rien à voir avec celui de Dead Men Walking, mais les profils de la poignée de personnages principaux correspondent à merveille.

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