Codex de la conquête de l’Ouest

Giddyup!

Questions et réponses

Couverture de l'ebook Dead Man's Hand par Dead-Men - Whisky, cowboys et revolvers : bienvenue au Far West !

Combien coûtait une Winchester ? Quelle est la différence entre un revolver double action et single/simple action ? Êtes-vous réellement le descendant de Wild Bill Hickok ?

Autant de questions sur les cowboys qui vous maintiennent éveillé jusqu’à l’aube auxquelles nous répondons volontiers.

La conquête de l’Ouest est une période cruciale, peuplée d’individus plus grands que nature, mais percluse d’idées reçues. L’Ouest américain ne ressemblait pas à la vision qu’en donnent la plupart des westerns. Pourtant, l’Histoire autant que la légende ont façonné les États-Unis d’Amérique d’aujourd’hui.

Mais alors, qu’en était-il réellement ?

Pour rédiger Dead Man’s Hand, nous avons accumulé une masse considérable de documentation. Voilà ce que nous vous proposons de partager.
Et si vous ne trouvez pas la réponse, utilisez notre formulaire pour nous poser la question.

Git!

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À propos de la vie dans durant la conquête de l’Ouest : consommait-on beaucoup d’alcool ?

La scène est typique dans les westerns. Un cowboy rentre dans un bar. Les patrons y boivent du whiskey. Il commande un whiskey. De temps en temps, on voit une bière. Et sur le porche, un vieux barbu pieds nus écluse de l’alcool de maïs au goulot d’une cruche estampillée « XXX ».

À croire que tout le monde ne buvait que de l’alcool !
Quel cliché, n’est-ce pas ?
Et ce n’est pourtant pas loin de la vérité.

Les États-Unis d’Amérique sont de gros buveurs. Ce ne sont ni les seuls ni les plus gros consommateurs. Mais ce sont de gros buveurs. Toutefois, ce n’est rien face à la quantité d’alcool qu’ingéraient ses habitants au 19e siècle.

La bonne créature de Dieu

C’est ainsi que les Puritains appelaient l’alcool, une substance sacrée à boire fièrement, mais avec prudence.

Au 18e siècle, les colons buvaient principalement du cidre, du jus de pêche fermenté et du rhum.

Dans l’article Alcohol in America paru en dans OAH Magazine of History, William Joseph Rorabaugh parle d’Américains qui, dès , consommaient systématiquement de l’alcool à chaque repas. Environ 3 gallons et demi d’alcool pur par habitant et par an (un gallon américain correspond environ à 3,78 litres). La journée commençait et finissait avec un verre. Les gens de tous les âges buvaient, y compris les tout-petits.

Pour vous donner un ordre d’idée, c’est 45 % de plus que la consommation actuelle de 2,42 gallons d’alcool pur par habitant et par an en Amérique. Mais surtout, ce n’est que le début !

Les années 1800, et autant de bouteilles sur le mur

Tandis que le gouvernement taxait le rhum et que son commerce s’écroulait, les producteurs de maïs du Midwest réalisèrent qu’il était moins cher et plus profitable de distiller leurs immenses quantités de grain en whiskey que de le transporter. C’est ainsi que, dans les années 1820, le gallon de whiskey ne coûtait que 25 cents. Moins cher que la bière, le vin, le lait, le thé ou le café.

De fait, la consommation explosa. Au point que la gueule de bois devint un facteur économique et social. Dans son livre Last Call : The Rise and Fall of Prohibition, Daniel Okrent explique qu’en ville, il était largement admis que les travailleurs ne se présenteraient pas au travail le lundi matin à cause des excès dominicaux.

Si cela vous paraît exagéré, sachez qu’en , la consommation d’alcool pur était de 7 gallons par habitant et par an. Soit plus d’une bouteille et demie de Jack Daniel’s par jour. Trois fois la consommation actuelle.

De nos jours, le record mondial de consommation revient à la Biélorussie, avec 4,62 gallons d’alcool pur par habitant et par an.

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À propos de la vie dans durant la conquête de l’Ouest : quels étaient les prix des biens les plus courants ?

Voilà une horrible question !

Les prix variaient énormément en fonction d’un grand nombre de facteurs : géographie, disponibilité, qualité, année, situation économique du pays, etc. Il en allait de même pour les revenus.

Attention, les données suivantes sont informatives et soumises à d’importantes fluctuations. Elles sont données à titre indicatif.

Revenus typiques en 1870

Impossible de parler des prix sans évoquer les revenus. Aux alentours de , une semaine de travail comptait environ 60 heures à raison de à par jour.

  • Charpentier : de 6,15 $ à 24,60 $ par semaine.
  • Fermier : 5,75 $ par semaine.
  • Forgeron : de 4,5 $ à 18,25 $ par semaine.
  • Machiniste : de 3,9 $ à 15,60 $ par semaine.
  • Ouvrier : de 2,3 $ à 9,35 $ par semaine.
  • Simple soldat : de 2 $ à 3,75 $ par semaine.
  • Vacher (cowboy) : de 2 $ à 3,75 $ par semaine.

Jack London rapporte qu’en , alors qu’il avait 14 ans, il gagnait 50 $ par mois à l’usine. En , il gagnait 30 $ par mois pour pelleter du charbon.

Mais il y eut en et de terribles dépressions ; le taux chômage était élevé, les prix grimpèrent et les salaires furent souvent divisés par deux.

Les coûts des biens courants

Encore une fois, il est bon de rappeler que ces chiffres sont donnés à titre indicatif. Ils proviennent de catalogues de .

Cherchez, et vous trouverez d’innombrables variations allant du simple au triple. Ainsi, le baril de farine coûtait trois fois plus cher dans le Nevada qu’en Californie, et deux fois plus cher en Nouvelle Angleterre. À l’inverse, la morue séchée coûtait deux fois moins cher en Nouvelle-Angleterre que dans l’Oregon.

Les prix variaient également beaucoup d’une année sur l’autre : louer quatre pièces en coûtait 4,45 $ par mois, contre 14,75 $ en et 5,55 $ en  !

  • Boisseau de blé : 1,02 $.
  • Baril de farine : de 3 $ à 12,75 $.
  • Livre de farine : 0,4 $.
  • Boisseau de maïs : 0,40 $.
  • Boisseau de patates : de 0,59 $ à 1,02 $.
  • Gallon de mélasse : de 0,15 $ à 0,7 $.
  • Baril de viande de porc : 9 $.
  • Livre de porc salé : 0,11 $.
  • Livre de porc frais : 0,12 $.
  • Baril de viande de bœuf : 8 $.
  • Livre de bœuf salé : 0,1 $.
  • Livre de rumsteck : 0,29 $.
  • Douzaine d’œufs : 0,3 $.
  • Livre de lard : de 0,06 $ à 0,13 $.
  • Livre de beurre : de 0,15 $ à 0,39 $.
  • Livre de sucre brun : de 0,07 $ à 0,1 $.
  • Livre de café : de 0,12 $ à 0,42 $.
  • Livre de riz : de 0,05 $ à 0,11 $.
  • Douzaine d’oranges : 0,5 $.
  • Douzaine de pommes : 0,3 $.
  • Shot de whiskey : de 0,2 $ à 0,25 $$.
  • Cheval de trait : 150 $.
  • Cheval de selle : 200 $.
  • Selle : 30 $.
  • Selle de vacher : 60 $.
  • Harnais : 50 $.
  • Joug de deux bœufs : 150 $.
  • Génisse : 19 $.
  • Vache : 26 $.
  • Bouvillon de trois ans : 62 $.
  • Bouvillon de deux ans : 22,5 $.
  • Veau : 2,5 $.
  • Buggy (une place, avec toit) : 47 $.
  • Buggy (une place, sans toit) : 28,5 $.
  • Chariot : 65 $.
  • Chaise : 1,25 $.
  • Cuisinière : 25 $.
  • Lanterne : 1 $.
  • Livre de savon : 0,08 $.
  • Couverture en laine : 3 $.
  • Paire de bottes pour homme : de 2,75 $ à 3,95 $.
  • Yard de flanelle de coton : de 0,15 $ à 0,27 $.
  • Tonne de charbon : de 6,4 $ à 9,25 $.
  • Chambre avec pension : 5,69 $ par mois pour les hommes,3,75 $ par mois pour les femmes.
  • Colt .45 Peacemaker () : 17 $.
  • Cartouches : de 0,02 $ la cartouche à 0,5 $ la boîte.
  • Carabine à chargement par la culasse : 60 $.
  • Fusil à répétition Sharps à sept coups : 50 $.

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À propos des armes : quelle est la différence entre un revolver simple action et double action ?

Qui, dans un western, n’a jamais vu le cowboy relever le chien de la main gauche avant de presser la détente ? Pourquoi ne pas gagner du temps et simplement appuyer sur la détente ?

En fait, c’est lié au mécanisme de l’arme.

Quelques définitions

Avant de commencer, pour que les choses soient bien claires.

  • Le canon : un tube très résistant capable de supporter de fortes températures (qui, au moment de la propulsion, peut avoisiner les 2 000 °C).
  • Le châssis : le corps de l’arme.
  • La chambre : la partie du canon qui contient la munition.
  • Le chien : c’est la partie qui frappe le percuteur, l’amorce de la cartouche.
  • La (queue de) détente : élément mobile qui transmet par pression un mouvement mécanique de percussion.
  • La gâchette : la partie qui tient et relâche le percuteur.
  • La platine : la mécanique qui assure la percussion.

Platine simple action (single action)

C’est le mécanisme le plus simple.
Le tireur arme manuellement le revolver. Le chien est mécaniquement maintenu en position arrière. Pour l’abattre, il faut presser la détente.

Platine double action

C’est un mécanisme plus complexe.
Le tireur appuie sur la détente pour armer. Il appuie une seconde fois (ou il continue la course de la détente) pour tirer.

C’est plus long et cela demande davantage de force.

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À propos des armes : quelle est la différence entre un revolver et un pistolet ?

Dans un revolver, les munitions sont placées dans un barillet, une pièce cylindrique tournante parallèle au canon. Le chargeur tourne après un tir afin de présenter une nouvelle munition dans l’axe du canon.
« Volvo » signifie « tourner » en latin.

Dans un pistolet, les munitions sont généralement placées dans un magasin, un chargeur amovible. Certains pistolets dits « à un coup » n’ont pas de chargeur. Lors du tir, l’étui est éjecté de l’arme et une nouvelle munition est placée dans la chambre de percussion, qui est intégrée au canon.

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